James Bond et ses bolides s’exp(l)osent à La Villette

Depuis le 16 avril dernier et jusqu’au 4 septembre prochain, James Bond 007 L’Exposition occupe la Grande Halle de La Villette, à Paris. L’occasion pour les passionnés d’automobile et les fans de l’espion britannique de retrouver quelques-uns des plus beaux modèles de véhicules utilisés par l’agent du MI6 au cours de sa carrière cinématographique. Ceux-ci sont exposés à taille réelle mais aussi en maquettes, aux côtés de nombreux gadgets appartenant à la légende du 7ème art.

Aston Martin DB5 James Bond 2

L’Aston Martin DB5 conduite par Sean Connery dans « Octopussy » en 1964 accueille fièrement les visiteurs dès l’entrée de la Grande Halle de La Villette.

Quelle marque de voitures de sport est autant associée au cinéma qu’Aston Martin ? Aucune. Ceci par la grâce du mythe James Bond, que la Grande Halle de La Villette vous propose de revisiter entre le 16 avril et le 4 septembre 2016. “James Bond 007 L’Exposition”, après avoir conquis Londres, fait escale à Paris pour presque cinq mois et a de quoi séduire les amateurs d’automobile. En effet, dès l’entrée dans le hall d’accueil, deux bolides mythiques de la saga et de l’histoire de l’auto accueillent, dans toute leur splendeur, les visiteurs.

Séparées d’à peine dix mètres, l’Aston Martin DB5, apparue pour la première fois dans “Goldfinger” en 1964 et réapparue pour le plus grand bonheur des cinéphiles en 1997 dans “GoldenEye”, ainsi que l’Aston Martin DB10 du tout récent “007 Spectre”, rutilantes malgré les lumières tamisées de l’exposition, se posent comme jalons de la véritable histoire d’amour qui lie la marque de voitures de sport anglaise à l’espion imaginé par Ian Fleming. Passé le hall où les deux supercars s’exposent, les premiers tableaux de l’exposition s’affichent.

La Lotus Esprit S1 sous-marine au rendez-vous

S’enchaînent alors onze salles thématisées qui font la part belle à divers éléments phares de la série de films. Onze petits univers où l’on retrouve les fameux gadgets, tantôt ingénieux, tantôt loufoques, qui ont accompagné l’agent secret du MI6 depuis ses débuts au cinéma en 1962. Parmi ces concentrés de technologie de fiction, un autre véhicule, la fameuse Lotus Esprit S1 convertible en sous-marin pilotée par Roger Moore dans “L’Espion qui m’aimait” s’expose elle-aussi, mais en maquette, cette fois. L’occasion de se rendre compte des trésors d’ingéniosité que dévoilaient les créateurs d’effets spéciaux dans les années 1970, lorsque le numérique n’était encore qu’une chimère et que l’artisanat dominait encore l’ingénierie pure dans la création cinématographique.

Plus loin dans l’exposition, les amateurs de deux roues peuvent également retrouver la BMW R 1200 C chevauchée par Pierce Brosnan et Michelle Yeoh dans “Demain ne meurt jamais”, en 1998. Un écran permet d’ailleurs de revoir la spectaculaire scène de poursuite et le saut qu’exécutent les cascadeurs, dont le français Jean-Pierre Goyn, au guidon de la moto dans les rues de Bangkok. Si la plupart des véhicules, réels ou totalement fictifs, conduits par James Bond en plus de 50 ans de cinéma ne sont visibles que sur les écrans qui parsèment l’exposition, certaines maquettes sont toutefois au rendez-vous pour permettre de toucher –même si c’est interdit– le mythe du doigt.

La fameuse Aston Martin DB5 fait d’ailleurs son retour dans la salle consacrée aux “Méchants” de la saga. Un retour en deux versions : l’une intacte et l’autre complètement brûlée, témoignant ainsi de ce qu’elle a dû subir pour donner l’illusion de sa destruction à l’écran. Au terme de trois bonnes heures de pérégrinations à travers les différentes salles, les fans d’automobile resteront peut-être sur leur faim s’ils ne viennent que pour ça. S’ils ont, en revanche, la passion du cinéma ou simplement du seul James Bond, l’abondance de détails sur les objets, les costumes, les lieux et les personnages des 26 films (série en cours), “James Bond 007 L’Exposition” devrait les ravir. A condition de franchir l’obstacle de l’entrée à 21,99 euros, tarif adulte, bien sûr. Mais quand on aime, on ne compte pas…

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