« 40 Millions d’Automobilistes » veut une prime au VO récent

300 euros de malus pour un véhicule émettant plus de 140 grammes de dioxyde de carbone par kilomètre, 1 000 euros dès 151 grammes et jusqu’à 6 000 euros au-delà de 200 g CO2/km… La pression fiscale à laquelle le gouvernement risque d’exposer les Français avec son projet de réforme des seuils des bonus-malus, qui doit être discuté à l’Assemblée Nationale, est un non-sens, selon 40 Millions d’Automobilistes.

La mesure, qui ne prend en compte que le taux d’émissions de CO2, prévoit d’accorder jusqu’à 7 000 euros de bonus (soit 20% du montant total) pour l’achat d’un véhicule électrique, certifié zéro émission. Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault souhaite ainsi voir se développer rapidement le parc de véhicules électriques, dans l’idéal, mais aussi hybrides. Les premiers ne disposent toujours que de 120 km d’autonomie moyenne et cette simple limite, qui les destine davantage à un usage citadin, ne semble pas convaincre les Français en tant que véhicule principal. Même si ceux-ci ne parcourent que 60 km par jour en moyenne. « Loin de mener une politique ambitieuse, le gouvernement se concentre donc sur une niche, sur des voitures dont la diffusion restera en tout état de cause marginale, déclare Daniel Quéro, président de 40 Millions d’Automobilistes. Cette mesure ne répond absolument pas aux attentes des automobilistes. »

Acquérir un VN ? Illusoire…

Pour couper court aux « mesurettes » envisagées jusqu’ici par les Pouvoirs publics pour réduire les émissions de CO2, l’association souhaite une régénération progressive du parc automobile français par l’encouragement à l’achat de véhicules d’occasion récents. « En raison du marasme économique actuel, il est illusoire d’imaginer que tous les Français ont les moyens d’acquérir un véhicule neuf, explique 40 Millions d’Automobilistes sur son site Internet. L’association propose donc la création d’une prime dont le champ d’application serait étendu aux véhicules d’occasion plus récents permettant ainsi l’accès pour tous à des véhicules plus sobres en matière de consommation d’énergie et d’émissions polluantes. »

Un bonus qui, tout comme la prime de 7 000 euros accordée aux acheteurs de véhicules électriques, viendrait soutenir l’achat d’un VO suffisamment récent pour être conforme aux normes environnementales actuelles. « Ce nouveau bonus doit prendre en considération l’évolution de la norme Euro sur les véhicules Diesel, l’âge de la voiture, tout en conservant le critère d’émission de CO2 pour tous les véhicules », affirme Pierre Chasseray, délégué général de 40 Millions d’Automobilistes.

L’association est la première à proposer une solution alternative crédible au projet du gouvernement. D’autres instances représentatives des automobilistes français ont également élevé la voix face à cette refonte des barèmes, et notamment l’Automobile Club Association, qui estime que la hausse soudaine du malus n’est rien d’autre qu’un moyen de préserver la rentabilité du système. « Si la mesure prise par le gouvernement vise à décourager l’acquisition de véhicules polluants et à plébisciter les achats de véhicules électriques, elle est surtout motivée par une préoccupation qui est de préserver l’équilibre budgétaire précaire du dispositif bonus/malus qui pour la première fois en 2012 est bénéficiaire après 4 années de déficit ininterrompu », explique le président de l’ACA.

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À propos de l'auteur

Journaliste par vocation, diplômé du Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris en 2010, il fait ses armes dans la presse quotidienne régionale et nationale avant de s'orienter vers la presse automobile, d'abord grand public puis professionnelle.

Intéressé depuis tout petit par l'auto, il est spécialisé dans l'actualité du secteur de la réparation-collision et dans les réseaux de garages sous enseignes multimarques.

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