Automechanika 2016 – Bosch mise gros sur l’atelier connecté

L’ambiance du stand Bosch sur Automechanika Francfort 2016 était à la connectivité. Du matériel de garage au véhicule, jusqu’à la réalité augmentée au service du mécanicien, l’équipementier allemand a présenté sa vision du futur plus ou moins proche de la réparation et dévoilé des solutions qui, d’ores et déjà, s’incarnent dans de nombreux appareils et outils.

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Bosch sur Automechanika Francfort, c’est d’abord un énorme stand de plus de 2 400 m², reflétant parfaitement la polyvalence et le poids du numéro 1 mondial de l’équipement automobile dans l’industrie et les services du secteur. Mais c’est aussi l’expression d’une vision de l’avenir de l’entretien et de la réparation auto et cet avenir s’avère résolument… connecté ! «Le traitement intelligent des données, l’Internet des objets et l’interconnexion croissante des produits avec leur environnement représente un immense potentiel pour l’atelier automobile, avance l’équipementier. Ils facilitent la planification des visites à l’atelier et améliorent les opérations au niveau du service.»

Car c’est bien là un, ou plutôt des enjeux d’avenir : prévoir les échéances d’entretien, anticiper les pannes, améliorer la qualité de service client et faire en sorte de le fidéliser pour garantir un volume constant d’entrées-atelier et assurer la rentabilité des garages. Si le véhicule connecté n’en est encore qu’à ses débuts, l’atelier, lui, commence à l’être sérieusement, connecté. «Les données du véhicule et l’historique des réparations sont [déjà] disponibles dès l’arrivée du véhicule, les transferts de données interviennent automatiquement entre les appareils de diagnostic et le mécanicien peut consulter des informations importantes du constructeur en temps réel.» Ce que Bosch décrit ici, c’est l’interconnexion des différents appareils et outils de diagnostic et d’entretien de l’atelier de demain.

Un logiciel baptisé “Connected Repair”

Des équipements pilotés grâce à un logiciel, présenté à Francfort entre le 13 et le 17 septembre derniers et nommé “Bosch Connected Repair”, alias “réparation connectée”. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Une fois lancé via un code d’activation, il permet à tous les équipements en question d’accéder immédiatement et simultanément aux données du véhicule qui ont été collectées. Une fois l’identification du véhicule effectuée, il suffit simplement de renseigner le numéro d’immatriculation ou le numéro VIN sur chacun des postes de travail pour qu’ils puissent accéder aux données qu’il renferme.

Ceci fait, chaque fois que ledit véhicule revient à l’atelier, les appareils seront capables de l’identifier et d’accéder à son historique d’entretien, de pannes, etc. Finies les pertes de temps et la répétition de tâches chronophages : ainsi, un véhicule peut être traité plus rapidement, plus efficacement, et faire de la place plus tôt à une autre entrée-atelier. Pour documenter encore davantage l’état du véhicule, le logiciel s’accompagne d’une fonctionnalité photo. «Pour une performance optimale, Bosch recommande la mise en place d’un serveur distinct, qui pourra servir également au stockage central des historiques des véhicules, avec une possibilité de consultation depuis les différents postes de travail de l’atelier», précise l’équipementier. Une interface standard permet de connecter le logiciel à la plupart des DMS du marché.

Le client informé est plus compréhensif

Si la connectivité dans l’atelier lui-même et avec le véhicule s’affirme, le client n’est pas en reste non plus. Le “Bosch Entrance Check” permet de remonter rapidement les résultats des contrôles effectués à l’aide des appareils de diagnostic Bosch et de les rendre immédiatement consultables par le technicien d’atelier, qui pourra ensuite les transmettre au client directement sur son smartphone. Il devient alors plus facile pour ce dernier de comprendre et d’accepter une prestation supplémentaire en cas de défaut ou d’anomalie détectée sur son véhicule.

Dans ce même esprit d’optimisation pour le client comme pour le mécanicien, le “Quick Service” (pour “service rapide”) permet d’optimiser l’usage du matériel dans le cadre d’opérations d’entretien courant prévues à l’avance. En effet, puisque l’atelier connecté aura permis de connaître l’historique du véhicule et de prévoir ses besoins, le technicien saura d’avance quelle prestation effectuer, quel matériel utiliser et recourir spontanément aux boîtes à outil spécialement prévues dans le cadre de “Quick Service”. Bosch affirme ainsi offrir un gain de temps pouvant aller jusqu’à 60%

Petit et gros matériel concernés

Pour ce qui est de la gestion desdits outils au sein de l’atelier connecté, Bosch a également mis en place “ToolNet”, lequel reprend le principe de l’Internet des objets mais à destination des professionnels de la maintenance automobile. Le système permet un inventaire précis des outils, garantit leur disponibilité en suivant précisément leur utilisation et améliore ainsi l’organisation de l’atelier et de ceux qui y travaillent. Bien sûr, cela concerne surtout le petit matériel. Le gros, lui, est effectivement connecté grâce à “Bosch Connected Repair”.

Déjà cinq types d’équipements Bosch peuvent être interconnectés grâce au logiciel : la station de climatisation ACS 752, le testeur et le logiciel de diagnostic KTS/ ESI[tronic] 2.0, les bancs de géométrie FWA 9000 et FWA 4630 et l’analyseur des systèmes de véhicule FSA 500. D’autres appareils seront bientôt également interconnectables, en l’occurrence les analyseurs des systèmes de véhicule FSA 7xx, le réglophare HTD 815 et les analyseurs de gaz BEA 750 et BEA PC.

Le pro connecté lui aussi

Après le véhicule, les outils et le matériel de garage, Bosch a naturellement pensé à connecter… le mécanicien lui-même ! Ceci grâce à la plateforme CAP ou “Common Augmented reality Platform”. Celle-ci est censée, dans un futur proche estimé à 2018, permettre la création d’applications de réalité augmentée intégrant de manière simple et facile d’accès des contenus numériques et visuels, par exemple dans des documentations techniques consultables sur tablette tactile ou même… sur des lunettes intelligentes ! Des supports qui pourront permettre de faire apparaître des schémas en 3D, des vidéos, des notices explicatives directement devant les yeux des techniciens de l’atelier. Bosch estime ainsi le gain de temps sur les opérations complexes à 15% à l’usage de la réalité augmentée dans l’entretien auto.

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