Van Heck (LKQ) évoque ses pistes de croissance en France

Après avoir présenté son nouveau réseau de garages, l’équipe de Van Heck Interpièces a évoqué quelques pistes de croissance pour le distributeur sur un marché français archi-dominé par deux acteurs majeurs, Autodis Group (Autodistribution) et Alliance Automotive Group (Groupauto-Precisium).

Le fourgon de livraison du distributeur bressan Reactiv Auto, membre du réseau de « BPN » Van Heck Interpieces, décoré du « bonhomme Van Heck ».

Présente à Pont-d’Ain (01), le 11 octobre dernier, pour la présentation de son réseau de garages AutoFirst, l’équipe de Van Heck Interpieces (VHIP), sous la houlette de son directeur des ventes, Peter Vanosmael, n’a pas fait que présenter la nouvelle enseigne : le sujet du développement de son réseau de distributeurs a également été évoqué. Car s’il est une chose dont la filiale de LKQ, via la holding Sator, est consciente, c’est d’arriver sur un marché français très dominé par les géants que sont Autodis Group (Autodistribution) et Alliance Automotive Group (Groupauto-Precisium).

Ainsi, malgré le poids, lourd, de LKQ en Europe, seul (1,392 milliard d’euros d’achats, chiffre issu des estimations de LKQ) ou en incluant les 782 millions d’euros d’achats de l’Italien Rhiag, repris en 2015 (2,174 milliards d’euros d’achats, donc), sa présence à l’intérieur de nos frontières est encore mesurée.

Croissance externe privilégiée

«75% du marché est détenu par deux acteurs, mais nous pensons qu’il y a une place à prendre, affirme Peter Vanosmael. Organiquement, néanmoins, il paraît compliqué de croître, donc il faudra sans doute passer par des acquisitions.» Et le directeur des ventes certifie qu’il conseillera en ce sens la maison-mère de Van Heck. Les opportunités n’ont pourtant pas manqué au cours des derniers mois, en témoigne le rachat du groupe d’origine belge Doyen par Autodistribution, finalisé en septembre dernier. Une opportunité sur laquelle LKQ, selon Peter Vanosmael, ne s’était pas positionné, Van Heck étant déjà présent, et puissamment, sur les marchés belge et néerlandais.

En revanche, le directeur des ventes de VHIP regrette que son actionnaire américain ne se soit pas engagé sur la reprise d’Aurilis Group, alias Flauraud, lui aussi racheté en juin dernier par le groupe de distribution VN/VO PGA Motors. «La position géographique de Flauraud aurait tout à fait convenu aux plans de développement de notre réseau de distribution», souligne-t-il, en référence à l’implantation historique de Flauraud l’Auvergnat, au maillage naturellement fort dans la moitié sud de la France et particulièrement dans le sud-ouest, ou Van Heck manque encore certainement de points de vente, contrairement à la moitié nord.

De nouveaux stocks régionaux

Visant les 55 millions d’euros de chiffre d’affaires en France sur l’exercice 2016 (contre seulement 3 millions en 2008), Van Heck s’appuie aujourd’hui sur une cinquantaine de distributeurs indépendants disposant au total de quelque 73 points de vente. Mais en propre, le groupe néerlandais dispose de trois dépôts en France, situés à Roubaix, dans le Nord (59), Maxéville, en Meurthe-et-Moselle (54), et, depuis peu, à Chassieu, dans le Rhône (69). «Nous sommes depuis longtemps spécialisés dans la livraison de nuit mais cela n’était pas possible, depuis notre stock de Bruxelles, de livrer la moitié sud de la France, souligne Peter Vanosmael. Le dépôt de Chassieu nous le permettra plus facilement.» L’une des prochaines étapes, selon le directeur des ventes, n’est autre que l’Île-de-France.

Mais VHIP entend élargir encore plus son réseau “BPN” (“business partners network”, en français “réseau de partenaires d’affaires”) : «nous visons une centaine de clients à moyen terme, précise le directeur des ventes. Et nous estimons que bien couvrir le territoire français nécessite environ 200 distributeurs». Ce qui confirme que plus de la moitié du chemin reste à faire à Van Heck pour atteindre son objectif, même si certains départements, comme celui du Nord avec six “BPN”, sont déjà très bien couverts.

ca-vhip-france-2008-2016

Evolution du chiffre d’affaires de Van Heck Interpieces France depuis 2008.

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À propos de l'auteur

Romain Thirion

Journaliste diplômé du CFJ de Paris, Romain Thirion couvre l'actualité automobile depuis 2011, et s'est spécialisé dans l'après-vente en 2012.

Particulièrement intéressé par les problématiques de réparation-collision, il suit les péripéties du secteur de la carrosserie et de l'expertise avec attention. Par ailleurs, il se fait fort de couvrir l'actualité des enseignes de centres auto, de réparation rapide et de pneumaticiens.

Depuis 2017, il est également président de l'Association des journalistes techniques et économiques (AJTE).

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