Véhicules connectés : la Feda sonne le ralliement

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A l’occasion du 60e anniversaire du traité de Rome et à propos des véhicules connectés, la Feda, membre de la Figiefa, renouvelle sa demande de création d’une plateforme embarquée, interopérable, standardisée, sûre et disposant d’un accès ouvert, afin que soient respectés les grands principes de libre concurrence d’innovation et le libre choix pour le consommateur. Elle en appelle aux autres organisation professionnelles en France…

 

 

En fin d’année dernière, l’Association des Constructeurs Européens d’Automobiles (ACEA) et l’Association Européenne des Equipementiers Automobiles (Clepa), avaient milité pour une architecture pour le moins fermée des serveurs par lesquels transiteraient les données issues des véhicules connectés (serveurs propriétaires).

Une position contre laquelle s’était élevée une vaste coalition d’organisations européennes, rassemblant les distributeurs de pièces de rechange (Figiefa), les réparateurs et les concessionnaires (Cercra), les fabricants d’équipements de garage (Egea), les fournisseurs de données techniques (ADPA), les sociétés de leasing ou de location (Leaseurope), les assureurs (Insurance Europe) ou encore les associations de consommateurs (FIA). Selon elle en effet, le respect de la libre concurrence ne pouvait être garanti qu’au travers de «la création d’une plateforme embarquée, interopérable, standardisée, sûre et avec un accès ouvert»…

Et c’est à l’occasion du soixantième anniversaire d’un acte fondateur dans la construction de l’Union Européenne, le Traité de Rome, que la coalition a tenu le 23 mars dernier à souligner une fois encore les dangers que la digitalisation du secteur automobile fait peser sur les grands principes européens que sont la libre concurrence, le libre choix.

Libre circulation des données et interopérabilité

Elle rappelle ainsi dans un communiqué que «dans le secteur automobile, la concurrence de l’ère digitale commence à l’intérieur du véhicule où la qualité et l’accessibilité des données embarquées peuvent être offertes et choisies par le consommateur. Cependant, le design actuel des systèmes télématiques fermés contrôle le flux de données qui entre et qui sort du véhicule et limite fortement la concurrence et l’innovation de tous les services et produits « autour de la voiture ».» Or, poursuit le communiqué, «la « libre circulation des données » et l’interopérabilité sont des éléments clés, seuls garants d’un véritable choix des services digitaux permettant au propriétaire du véhicule de décider avec qui il partage ses données et à quelles fins».

Dans ce cadre la Feda, membre de la Figiefa, entend non seulement soutenir cet appel à la création d’une plateforme ouverte, mais aussi le relayer au plan national, avec l’objectif de convaincre les pouvoirs publics et les élus français. Et pour que cette initiative ait le plus de poids possible, la fédération en appelle solennellement aux autres organisations professionnelles françaises concernées par ces grands enjeux à la rejoindre pour défendre cette position au plan  national.

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