Connectivité : Bosch franchit un autre pas avec mySPIN

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Avec mySPIN, Bosch lance un outil d’intégration du smartphone dans les véhicules permettant d’utiliser quantité d’applications sur l’écran tactile. Du divertissement à l’agenda en passant par les contacts présents dans le téléphone… mais la possibilité d’une fonctionnalité de CRM devrait être grandement apprécié par les clients constructeurs…

A l’heure où les systèmes multimédia embarqué et autres écrans tactiles fleurissent sur les véhicules, Bosch a dévoilé en avant première du salon IAA de Francfort une solution inédite baptisée mySPIN (pour my SmartPhone INtegration). Le concept se présente comme un ‘éco-système’ ouvert, permettant d’interfacer le combiné du véhicule avec son téléphone portable. S’il ne s’agit pas d’une révolution en soi –d’autres s’étant déjà implantés sur ce créneau à l’image de mirror link ou iOS pour les iPhone. Mais Bosch, par le biais de sa filiale Bosch SoftTech, apporte une solution autrement plus poussée, plus évolutive et économique que les systèmes propriétaires jusqu’ici proposés par les constructeurs…

«Simple comme un coup de fil»
Le principe est le suivant : Via iTunes ou Google Play, l’automobiliste télécharge l’application mySPIN sur son téléphone, qu’il branche ensuite sur la prise USB du véhicule. Il pourra par la suite utiliser sur l’écran de son véhicule toutes les applications téléchargées par le biais de mySPIN. Précisons d’emblée qu’il s’agit d’une condition sine qua none car toute application disponible directement sur iTunes ou Google Play par exemple ne fonctionnent pas nécessairement en ‘mode voiture’… Impossible donc de surfer sur Youtube alors que l’on «cruise» à 130 sur l’autoroute. Bosch impose ce passage obligé pour s’assurer en effet que les applications sont développées pour une utilisation automobile, conformément aux cadres législatifs et réglementaires concernant la sécurité.

Via mySPIN, l’automobiliste aura ainsi accès à ses contacts, son agenda, la musique disponible dans son téléphone, où à la vingtaine d’applications d’ores et déjà disponible sur la plateforme : cartes routières, parkings ou stations-service les plus proches, trouver un hôtel, etc. «L’avantage premier est que ce système, ouvert (car accessible à des développeurs autres que Bosch) pourra accueillir toute sorte d’applications à l’avenir, voire fonctionner sous un autre système d’exploitation, explique Franck Cazenave, directeur innovation et stratégie marketing de Robert Bosch France. De même, la connexion actuelle s’opère via le câble du téléphone, car c’est actuellement la connexion la plus performante ; mais rien n’interdit à l’avenir un autre mode de connexion si le wi-fi ou le bluetooth progressent en matière de débit.»

Risque de dérive ?
L’aspect CRM de l’éco-système est bien entendu le plus intéressant pour les constructeurs. Il permet en effet la remontée d’une multitude d’informations délivrées par le véhicule car étant branché sur son CAN… A ce titre, mySPIN va dans ce domaine encore plus loin que Fun2Drive, présenté en début d’année. Dès lors, il est parfaitement envisageable de voir une alerte «code défaut» s’afficher sur l’écran du combiné du véhicule. Et, en toute logique, il est tout aussi parfaitement envisageable de voir un message indiquant au conducteur où se trouve l’atelier du réseau le plus proche… Un risque toutefois limité : en effet, d’une part, si la solution délivrée par le constructeur peut permettre la remontée d’infos technique (le smartphone étant relié sur le Can du véhicule), la CNIL impose l’accord express du client pour toute utilisation (et donc la remontée) de données personnelles, comme le kilométrage par exemple.

Reste qu’une fois cet accord obtenu, il y aura fort à parier que les réseaux de marques incitent plus ou moins (plus que moins…) l’automobiliste à faire un petit saut dans son atelier pour régler le problème…

Sur le plan commercial, mySPIN sera proposé en marque blanche pour les constructeursautomobile, ainsi qu’aux fabricants de combinés automobile destinés à l’aftermarket. Libre à eux de customiser le package de services qu’ils pourront proposer à leurs clients automobilistes, sous une dénomination qui leur sera propre. Ainsi par exemple, le groupe Jaguar Land Rover a d’ores et déjà sauté le pas et proposera prochainement sur ses véhicules un système ‘maison’ baptisé InControl Apps. En attendant les autres…

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