Equip Auto 2013 – c’est parti… et plutôt bien parti!

Equip Auto a ouvert ses portes hier au Parc des expositions de Paris Nord-Villepinte sous un ciel d’automne logiquement plombé, mais sous des auspices plutôt cléments et encourageants. Point de grève des transports, point de pandémie menaçante ni d’autres événements perturbateurs comme le Salon français en a trop souvent vécu. Mieux : il s’est ouvert sur un fond timide mais réel de redressement économique en général et automobile en particulier (voir « Baromètre CNPA: un 3e trimestre qui sort enfin une narine hors de l’eau« ). C’est Claude Cham, le président de la FIEV et du Salon, qui a légitimement donné le coup d’envoi de cette 21e édition où plus de 1 300 exposants ont répondu présents. Il s’est dit confiant quant à la bonne tenue de l’événement, certes «dans un environnement où l’industrie automobile dans son ensemble affronte de nombreux challenges», mais «à une époque où la production automobile n’a jamais été aussi élevée». «Au-delà du simple aspect de la production de VN, les mutations technologiques de même que les profonds changements dans les comportements des consommateurs bousculent les business models jusqu’ici admis», complète-t-il.

Salon créateur de valeur
Aussi, cette édition du grand rendez-vous national de la filière automobile se veut «créatrice de valeur», a annoncé le président de la FIEV. Pour ce faire, Equip Auto 2013 entend mettre l’accent sur le business. Deux nouveaux secteurs ont, dans cette optique, été créés : le secteur « trade & sourcing », afin de mettre en relation directe clients et fournisseurs (plus de 230 inscriptions aux business meetings à l’heure de l’ouverture du salon), et celui des réseaux d’après-vente. Les services (création de parcours « experts », informations plus accessibles pour les visiteurs, aires de repos, etc.) et les événements –à l’image des Grands Prix (voir « L’innovation récompensée !« ), des tables rondes et autres forums–, constituent les deux autres piliers de cette 21e édition.

Un retour vers le réparateur
Une édition mutante en somme qui se veut pragmatique et festive. Et ça se sent : les exposants sont particulièrement nombreux à jouer à fond le jeu des démonstrations et des animations, justement pour capter le visiteur avec une mise en pratique, et non plus seulement au travers de seuls arguments techniques et/ou commerciaux ! Aux antipodes parfois des stands austères et fermés d’antan, tous les moyens semblent bons pour créer une nouvelle convivialité associant technologie et gestes techniques. Ici, une roue de la fortune, là un concours de dextérité en monte d’embrayage, ici et là, quelques concours pour gagner des équipements de garage. Et sur beaucoup de stands, on trouve ou retrouve des équipes-terrain montées en force à Villepinte pour accueillir des réparateurs en parlant leur langage.

Les stands des équipementiers allemands, mais pas seulement eux, montrent souvent l’exemple : on troque de plus en plus facilement vestes et cravates élitistes au profit de chemisettes chatoyantes de logos et de tenues sport, bien moins répulsives quand il faut « capter » l’attention d’un réparateur et le faire « monter » sur un stand. Les codes conviviaux des stands de fabricants de matériels de garage et d’outillage viennent aujourd’hui égayer avec bonheur les stands trop « corporate » d’hier. Pour un peu, on ne parlerait plus d’exposants mais plutôt « d’invitants »…

Et c’est heureux. Oui, indiscutablement, cette édition se veut celle des réparateurs, sous enseigne ou non. Patrick Cholton, président de la FFC, a par exemple annoncé que «le village FFC Carrosserie» s’est attaché à reconduire les ingrédients du succès pour convaincre les 14 000 carrossiers-réparateurs français de (re)trouver le chemin de Villepinte. Pour ce faire, le village a été créé pour permettre aux professionnels de trouver facilement des solutions quant à l’amélioration de la rentabilité de leur entreprise. Innovations matériel et services seront donc de la partie, pour faire de ce rendez-vous «un moment de convivialité et de professionnalisme», selon Patrick Cholton.

Les pros ont-ils flairé les changements ? En cette première journée en tout cas, ils étaient environ 10% de plus qu’en 2011 à pousser les portes des 4 halls de Villepinte. C’est encore trop tôt pour parler de succès, mais un bon départ ne peut en tout cas pas faire de mal…

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