Equip Auto 2013 – Conférence: connecté à en perdre la tête!

Comme à chaque édition d’Equip Auto, conférences et tables rondes se succèdent en abordant les principales préoccupations professionnelles. Le 17 octobre 2013, Laurent Meillaud, journaliste et écrivain spécialisé dans l’automobile et les nouvelles technologies, abordait un thème tout aussi d’actualité que futuriste : «La rencontre entre le garage digital et la voiture connectée». Plusieurs intervenants avaient répondus à l’appel pour animer cette conférence : Franck Cazenave (Bosch), Eric Bataille (Drivepad), Aaron Solomon (Mobile Device), Michel Grihangne (Revisersavoiture.com), Herta Gavotto (Fiducial), François Cormier (Ubiflow) et Jean Dussetour (Headoo).

Faire revenir le client
«Si le « garage digital » existe d’une certaine manière, le garage physique n’est pas mort pour autant», rappelle en préambule F. Cormier. C’est en fait la cohabitation entre les deux que l’avenir nous réserve. D’une part, il y a un automobiliste à qui l’on donne divers outils pour comprendre et analyser les besoins de son véhicule et, de l’autre, un professionnel en mesure de satisfaire ce client. Car, avec l’informatisation massive de la population et les connexions mises à sa disposition, l’automobiliste exige de plus en plus une réponse quasi immédiate à son problème. En fait, contrairement à ce l’on pourrait penser, l’automobile connectée est un moyen «de faire venir et revenir le client dans le garage, avec comme colonne vertébrale le DMS», assure H. Gavotto.

Mais pour cela, il faut aussi être à l’affût de la moindre connexion. «Il faut être déjà présent sur tous les points de contact d’un internaute, tant sur PC que tablette ou smartphone», estime F. Cormier. Du reste, il est bon de savoir que plus de 50% de la population française est «mobinaute» (utilisateur d’Internet sur téléphone mobile). «Il y a là une problématique de réponse à l’exigence des clients», remarque-t-il encore.

Outil d’hyper localisation
Mais il y a toutefois un gros problème : «Pour les garages, ce n’est pas leur métier de récupérer des données. C’est à nous de le faire sur les différents points d’entrées et les traiter», remarque M. Grihangne. C’est pour cela qu’il faut «proposer aux garagistes des solutions packagées avec des outils d’utilisation simples», complète H. Gavotto. Et «c’est notre métier de récupérer des flux et de les restituer afin qu’ils soient utilisables par les professionnels comme les particuliers», estime F. Cormier.

Mais toutes ces données et ces multiples applications que l’on nous sert régulièrement ont-elles en fin de compte un véritable intérêt ? «En fait, l’enjeu, c’est de regagner une relation affective entre le garagiste et l’automobiliste, en utilisant toutes ces nouvelles technologies», avoue H. Gavotto. En effet, «l’identification à la marque automobile, sauf dans certains cas particuliers, est quasi nulle aujourd’hui. On achète d’abord un produit et non plus une marque», analyse A. Solomon. «Internet a été vendu comme outil de la mondialisation, alors que c’est avant tout un outil d’hyper-localisation», assure-t-il encore.

Rendre service
Et cette hyper localisation peut avoir des effets dévastateurs. Si la conversation digitale établie entre le véhicule et son propriétaire permet à ce dernier de connaitre les prochaines interventions à faire ou à dialoguer avec son garagiste, on sait néanmoins que tout mécontentement peut être dévastateur et peut s’exprimer avec virulence sur les divers blogs et réseaux sociaux. «Les conversations sur les réseaux sociaux, ce n’est pas une grande invention, ce sont les mêmes que dans la vie courante», remarque J. Dussetour. «C’est normal qu’il y ait des mécontentements. Ça, ce n’est pas grave. C’est la qualité de la réponse qui est importante», pense F. Cormier.

Il existe pour cela des outils d’évaluation des réseaux sociaux afin de contrôler son image de marque sur la toile. On peut être aussi l’initiateur d’un projet comme «Ma voiture et moi» d’Headoo, qui permet d’obtenir une identification au véhicule via une plateforme marketing élaborée. Toutefois, «si l’on parle digital, les consommateurs ne veulent pas pour autant être surveillés en permanence, à moins que les informations soient réellement anonymes», assure E. Bataille. Cependant, selon M. Grihangne, ils seraient «65% à accepter de donner des informations personnelles s’ils obtiennent en retour un service totalement personnalisé».  Et c’est sûrement pour cela que l’on voit des produits comme Fun2Drive de Bosch ou diverses applications arriver sur le marché. Il y a bien entendu toutes les variantes de carnets d’entretien digitaux, dont celui de Révisersavoiture.com et bien d’autres choses encore permettant de nouer un lien ombilical entre véhicule, propriétaire et professionnel.

Et pour conclure, toutes ces nouvelles technologies sont là pour vraiment aider particuliers et professionnels dans leurs choix. Et ces derniers ne doivent pas oublier une remarque juste de A. Solomon : «les coiffeurs qui pensent que leur métier c’est de coiffer se trompent. Leur métier, c’est de rendre un service au client. Pour l’automobile, c’est la même chose».

1 commentaire concernant “Equip Auto 2013 – Conférence: connecté à en perdre la tête!”

  1. Comme indiqué lors de la conférence, nous allons mener un test « grandeur nature » d’une solution connecté pour les flottes d’entreprises.

    Le produit va être testé et adapté si besoin aux demandes spécifiques des gestionnaires de parc. Le gestionnaire aura ainsi, en temps réel : le kilométrage, son plan d’entretien à jour, le statut de ses véhicules, etc…

    Si cela vous intéresse de vous inscrire dans ce test, n’hésitez pas à nous contacter. Il reste encore quelques places.

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