eCall : la FNA entend « préserver les intérêts collectifs »

Partagez

Depuis le 1er avril 2018, le eCall est obligatoire sur tous les nouveaux modèles de véhicules légers. Si la sécurité qu’il apporte à l’usager n’est pas à remettre en cause, il soulève toutefois des inquiétudes quant au maintien de la libre concurrence. C’est dans ce contexte que la FNA a été reçue en délégation le 11 avril 2018, par les représentants en France de la Commission européenne et du Parlement européen.

De gauche à droite : Isabelle Jegouzo, cheffe de la représentation en France de la Commission européenne, Gérard Polo, président de la FNA, Isabelle Coustet, cheffe du bureau d'information en France du Parlement européen, Aliou Sow, secrétaire général de la FNA, Emilie Repusseau, secrétaire générale adjointe FNA et Carole Berrodier, responsable branches FNA.

De gauche à droite : Isabelle Jegouzo, cheffe de la représentation en France de la Commission européenne, Gérard Polo, président de la FNA, Isabelle Coustet, cheffe du bureau d’information en France du Parlement européen, Aliou Sow, secrétaire général de la FNA, Emilie Repusseau, secrétaire générale adjointe FNA et Carole Berrodier, responsable branches FNA.

Une délégation de la FNA a été reçue par Isabelle Jegouzo, cheffe de la représentation en France de la Commission européenne et Isabelle Coustet, cheffe du bureau d’information en France du Parlement européen. Ce fut l’occasion pour la fédération d’alerter ces représentantes de l’Europe sur la nécessité de mettre rapidement en place un cadre législatif global concernant l’accès aux données.

En effet, si les réparateurs indépendants n’ont pas accès aux données techniques, ils ne peuvent faire ni diagnostic ni assurer la maintenance des véhicules. Dans ce cas, les automobilistes n’ont d’autre choix que de se tourner vers les constructeurs. «Il faut préserver les intérêts collectifs de la profession et des consommateurs», martèle Gérard Polo, président de la FNA. «Dans une société de véhicules connectés, étendus, voire autonomes, l’accès aux données par les artisans réparateurs indépendants ne doit pas être remis en cause».

Assurer l’avenir de la filière

Si les Institutions européennes sont bien conscientes du problème, il reste cependant à mettre en place des mesures pragmatiques permettant aux automobilistes de continuer à choisir librement leur réparateur. Pour cela, la FNA demande aux autorités européennes de s’assurer que, dans le cadre de l’eCall, l’accès aux données par les réparateurs indépendants est effectif et opérationnel dans les ateliers de réparation et, dans le cas contraire, prendre des mesures correctives.

Le syndicat de réparateurs réclame également que l’accès des indépendants aux informations techniques nécessaires à la réparation soit renforcé dans le «Règlement européen sur l’homologation des véhicules» en cours d’adoption. Et souhaite aussi l’élaboration d’un cadre législatif global consacré à l’accès aux données des véhicules connectés. «Les réparateurs indépendants ne doivent pas être tributaires des seuls constructeurs, la FNA préconise une solution adaptée à l’activité multimarque. Il en va de l’avenir de la filière !», argumente assure Aliou Sow, secrétaire général de la FNA.

Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (Pas encore de votes)
Loading...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


*