Contrôle technique : le CNPA joue l’apaisement

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Constatant un afflux massif des automobilistes dans les centres en anticipation du nouveau contrôle technique entrant en vigueur le 20 mai prochain, le CNPA souhaite rassurer les conducteurs en précisant certains points mal interprétés…

Le contrôle technique nouvelle version n'est pas le monstre annoncé....

Le contrôle technique nouvelle version n’est pas le monstre annoncé….

Aux dernières encablures de l’entrée en vigueur du nouveau contrôle technique, le 20 mai prochain, l’organisation professionnelle constate une explosion du nombre de rendez-vous pris par les automobilistes dans les centres de contrôle. En effet, pris de panique à l’arrivée d’un contrôle annoncé plus sévère, les automobilistes anticipent leur rendez-vous depuis le début de l’année afin d’obtenir leur précieux sésame pour les 4 ou 2 ans à venir.

Ainsi, lorsque le mois de janvier a enregistré une hausse du nombre de rendez-vous de 10% par rapport à janvier 2017, la hausse est passée à 19% en mars pour bondir à 61% sur le mois d’avril par rapport à la même période un an plus tôt !

Le contrôle technique n’est pas immobilisant

Le CNPA estime que ‘boulimie’ de contrôle technique (CT) anticipé tient au fait que beaucoup de choses fausses ou incomplètes ont été dites sur le futur CT. Aussi, dans la lignée des annonces déjà opérées par la FNA ou le réseau de contrôle technique Autovision, le CNPA souhaite relativiser la notion de «renforcement» du contrôle technique dans sa nouvelle version en explicitant certains points.

A commencer par le fait que le véhicule ne sera pas immobilisé en cas de contrôle non-conforme. Cathy Bieth, à la tête du bureau en charge de l’animation du contrôle technique au ministère de l’Ecologie, l’avait également affirmé à l’occasion du symposium de l’ANEA. Les défauts critiques relevés sur les véhicules (absence de plancher, de plaquettes de frein, volant mal fixé, etc.) seront notifiés à son propriétaire ; son CT, valide une journée, lui permettra de rentrer chez lui et surtout de faire réparer son véhicule. Car au-delà, son véhicule se trouvera alors bel et bien en défaut de CT et il pourrait se voir immobilisé en cas de contrôle… par les forces de l’ordre.

Relativiser points de contrôle et défaillances critiques

Autre contre-vérité : le CT va devenir plus compliqué, et donc plus cher car le nombre de points de contrôle va significativement augmenter. Le CNPA réexplique ainsi que le nombre de points contrôlés sur le véhicule vont seulement passer de 123 à 134. Ces derniers vont certes permettre d’identifier 610 défaillance possibles (contre 410 précédemment), mais dont seulement 20% sont potentiellement critiques.

Par ailleurs, anticiper sur le futur CT pourrait se révéler une fausse bonne idée selon l’organisation professionnelle. Car les contre-visites effectuées à partir du 20 mai porteront sur tous les nouveaux points de contrôle entrant en vigueur à cette date et rendront ce nouveau rendez-vous dans le centre à nouveau défavorable quand bien même des réparations auraient été effectuées sur le véhicule…

Concernant la hausse réelle ou supposée du coût d’un CT, bien que la profession soit réglementée, il n’est pas raisonnable de spéculer sur la hausse des tarifs selon le CNPA, les prix étant librement fixés par les centres.

Reste que Dekra, un des poids lourds du secteur, avait estimé en début d’année que les modifications du CT risquaient d’entrainer une hausse de 15 à 20% des prix pratiqués jusqu’ici…

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