Logistéo-Réau, ou la nouvelle référence logistique

Autodis Group a inauguré Logistéo, sa nouvelle plateforme logistique nationale maintenant basée à Réau (Seine-et-Marne). Le vaisseau amiral de la supply chain du groupe de distribution bénéficie d’équipements de pointe capables d’accompagner le groupe dans son développement…

Un des équipements de la plateforme Logistéo : le 'Cuby', gigantesque armoire de 100 000 bacs et 50 000 références entièrement mécanisée...

Un des équipements-clés de la plateforme Logistéo : le ‘Cuby’, gigantesque armoire de 100 000 bacs pour traiter 50 000 références entièrement mécanisées, cœur du réacteur logistique d’Autodis Group…

Si Logistéo, la plateforme nationale d’Autodistribution pour les pièces mécaniques VL, est pleinement opérationnelle depuis août 2017, elle était officiellement inaugurée le 12 octobre dernier. L’occasion pour Autodis Group de réunir un large parterre de partenaires et fournisseurs ayant permis de mener à bien ce projet, mais aussi d’institutionnels (Olivier Faure, député de la Seine et Marne et par ailleurs 1er secrétaire du parti socialiste ; Alain Auzet, maire de Réau ; Alain Landec et Mathieu Séguran, respectivement président et secrétaire général de la Feda).

Trois ans de gestation

Le projet, qui aura nécessité 3 ans de gestation, est né d’un constat fait en 2014. Lancé sous l’ère Investcorp, le site de Moissy-Cramayel n’a alors que 6 ans d’existence opérationnelle quand ses 58 000 références pour 30 000 lignes traitées/jour ne peuvent plus cacher ses limites. Autodis Group veut pouvoir doubler d’ici 2022 ses capacités de mise en stock et de flux sortants pour servir les commandes croissantes de stock et de dépannage de ses diverses enseignes en France et à l’étranger. Mais Logistéo/Moissy-Cramayel n’est pas dimensionné pour honorer les ambitions d’expansion nationale comme internationale de l’entreprise de distribution.

Les dirigeants d’Autodis Group prennent donc la décision de repartir d’une feuille blanche pour bâtir le nouveau vaisseau amiral de la chaîne logistique du groupement. Les premières réflexions sont menées en 2015 et la construction débute l’année suivante. En 2017, le nouveau site de Réau entre en production après un déménagement à quelques kilomètres seulement de Moissy-Cramayel. Par sécurité, l’ancien bâtiment fera doublure quelques mois, prêt à ré-accueillir les stocks et le personnel transféré au cas où le si complexe Réau venait à caler au démarrage.

Emplois et avenir préservés

Mais ce ne sera pas nécessaire. Le nouveau site prend son envol et tient ses promesses, dont d’ailleurs celle de préserver tout le personnel qui sera formé aux nouveaux métiers exigés par l’excellence logistique. Une satisfaction pour Stéphane Antiglio, le président du directoire d’Autodis Group, qui rappelle que Réau, aussi moderne soit-il, est aussi «fait de femmes et d’hommes» qui seront d’ailleurs tous conviés à trinquer à la santé de la nouvelle cathédrale logistique.

Car la plateforme de Réau en impose. Elle trône sur 38 000 m², stocke déjà 90 000 références pour une capacité maxi de 120 000 qui sera atteinte dans un proche avenir. Elle peut traiter 60 000 lignes de commandes quotidiennes pour une capacité instantanée de 3 000 lignes par heure, le tout avec un taux d’erreur contenu à 1/10 000 seulement. In fine, 8 000 colis sont quotidiennement expédiés vers les 500 sites clients, avec un ‘cut off’ retardé au maximum (19h) pour une livraison en sas à J+1 avant 7h. Et alors que Moissy-Cramayel étouffait dans ses 20 000 m2, Réau a de l’espace. Il peut pousser ses murs vers une extension possible si la croissance des besoins d’Autodis Group dépassait ses espérances…

Logistique du XXIe siècle

Avec ce nouvel épicentre de sa supply chain, Autodis s’est offert un vaisseau capable de l’accompagner dans son développement en France comme à l’international. Le groupe est entré de plain-pied dans ce XXIe siècle logistique où il ne suffit plus seulement d’empiler les mètres carrés pour dimensionner la juste réponse. Le groupe de distribution n’a effectivement pas lésiné. Hors foncier, Logistéo-Réau a nécessité un investissement de quelque 30 M€ pour l’informatique et l’équipement.

Logique donc que ce Réau tissé «d’informatique et de mécanisation des process», comme le souligne Stéphane Antiglio, ait déjà favorablement impressionné quelques équipementiers pourtant habitués à visiter les fleurons logistiques de leurs clients distributeurs. «Ce site est sûrement l’un des “benchmarks” -une des « références » en jargon marketing – les plus aboutis en matière de logistique de pièces en Europe», confie l’un d’eux.

Le long du spectaculaire "Cuby", Stéphane Antiglio s'adressant aux invités de l'inauguration de Logistéo-Réau

Le long du spectaculaire « Cuby », Stéphane Antiglio s’adressant aux invités de l’inauguration de Logistéo-Réau

Cuby central

Ce n’est certes pas la seule plateforme de rechange indépendante à exhiber des process mécanisés pilotés depuis une salle de commandement digne d’une tour de contrôle. Mais elle est sûrement la première à s’être construit autour du si spectaculaire Cuby, ce système automatisé permettant de stocker et préparer plus de 50 000 références, soit presque la moitié du contenu de Réau.

Ses 120 navettes réparties sur 24 niveaux orchestrent un constant ballet de plus de 2 bacs par seconde en entrée comme en sortie, le tout nourri par une “armoire” de 100 000 bacs alignés sur 100 mètres et empilés sur 20 (photo ci-dessus), pendant que les cartons d’expéditions se préparent au rythme de 20 par minute. Sa grande réactivité permet aussi d’absorber la hausse des commandes en dépannage, qui représentent d’ores et déjà quelque 30 à 40% des colis envoyés quotidiennement, soit 3 à 3 500 colis sur les 8 000 expédiés par jour.

«Avec cet outil logistique redimensionné, nous pouvons répondre à la hausse de la demande pour les 4 à 5 prochaines années, avant d’envisager un agrandissement avec une cellule supplémentaire, explique Laurent Gontharet, directeur supply chain chez Autodis Group. Mais nous nous projetons déjà à plus court terme dans une réflexion sur la mécanisation de la réception des marchandises –ce qui serait une première dans le secteur de la rechange-, afin d’atteindre la même cadence en réception ou en sortie des produits.»

Rendez-vous est d’ores et déjà donné en 2020.

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié.


*


*

Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (5 votes, moyenne : 4,20 sur 5)
Loading...

À propos de l'auteur

Avatar