Mobilité : la FNA, voix militante des artisans et citoyens

De par sa participation active aux travaux parlementaires sur le projet de loi d’orientation des mobilités (loi LOM), la FNA se fait l’écho de la voix des artisans et milite activement pour la reconnaissance d’un droit à la mobilité pour tous au travers de son Livre Blanc de 2017.

Équitable, responsable et durable, c’est l’idée que se fait de la mobilité la FNA. Dans ce sens, elle agit depuis plusieurs années afin que les 50 propositions en faveur de la mobilité des Français, inscrites dans son Livre Blanc, soient adoptées par le législateur. C’est donc de la voix des artisans et des citoyens dont elle a fait écho lors de ses auditions devant le Sénat (20 mars 2019) et l’Assemblée Nationale (27 mars 2019).

C’est dans ce cadre que la fédération a remis une contribution centrée sur deux axes majeurs. Le premier : un indispensable marché des services de la mobilité, adossé à l’automobile et à ses usages. Le second : un niveau de qualité de la mobilité individuelle comme indice du degré de vitalité d’un territoire.

Vulgarisation des informations

De ces contributions découlent des enjeux majeurs comme par exemple l’entretien du parc. Avec une durée de vie d’environ 19 ans, l’éco-entretien des véhicules est essentiel. Pour cela, La FNA demande des mesures en faveur du pouvoir d’achat sous forme d’un chèque «transition écologique» ou de crédits d’impôts pour aider les consommateurs à mieux entretenir et conserver leurs véhicules. Et cet éco-entretien pourrait être suivi et éventuellement vérifié par le contrôle technique.

«La FNA a demandé en lieu et place du “cadre répressif” suggéré par la Loi, un plan associant une vulgarisation des informations transmises aux usagers à l’occasion du contrôle et un renforcement des défauts relevés en défaillances mineures. C’est là tout l’intérêt de la mise en œuvre d’un contrôle plus pertinent des particules fines et, à terme, d’un contrôle élargi aux 5 gaz mais dans des conditions adaptées aux contraintes des centres de contrôle technique», explique la fédération.

Hub mobilité : une idée FNA

Concernant les mobilités et les territoires, la FNA considère que les stations-services sont les nouveaux «Hub» de la mobilité. Pour cela, les zones rurales, péri-urbaines et même, dans certains cas, urbaines, ne doivent pas être ignorées car une fracture irrémédiable entre territoires et citoyens pourrait être dévastatrice. Par exemple, un quart des habitants de ces zones oubliées ont déjà renoncé à un travail ou à une formation faute de moyen pour se déplacer. D’où l’idée de la FNA de transformer les stations-service en Hub de la mobilité.

Pour cela, il faudrait qu’une étude soit lancée par le Commissariat général de l’Égalité des Territoires (CGET) sur l’état du maillage territorial des stations-service en France, à l’instar de celle de 2012 par la Datar. Enfin, la FNA milite aussi pour «un droit à la prise» pour les bornes de recharge. Si l’Ademe finance à hauteur de 40% leur installation par le dispositif Advenir, la FNA demande la pérennisation et le renforcement pour la partie pré-équipement très coûteuse et une facturation de la distribution de l’électricité moins opaque.

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