Actualités Organisations professionnelles & plan de relance

Mesures espérées pour les distributeurs VN/VO (CNPA & FNA)

Le dossier du VN et du VO exige de penser relance conjointe entre offre et demande, donc de tenir compte de l’amont industriel VN (constructeurs, équipementiers et sous-traitants) en traitant les besoins de l’aval en VN et en VO. Car rien ne sert de relancer la production si les réseaux de vente ou les spécialistes du VN remisé et du VO n’ont pas parallèlement réussi à vider leurs stocks qui embourbent leurs cours et grèvent leurs trésoreries. En outre, ce dossier ne peut être seulement traité au niveau national, car les constructeurs sont mondiaux, à tout le moins européens. Le CNPA comme la FNA demande aux instances européennes de s’investir dans un assouplissement raisonné des contraintes environnementales qui s’imposent aux constructeurs comme aux flux VN et VO et pénalisent l’ensemble.

Propositions CNPA

Sans vouloir remettre en cause la transition écologique, il demande :

  • Un report de six mois de certains projets de réglementations coûteuses(notamment en application de la loi LOM et de la loi Économie circulaire), mais également des normes européennes (réduction des émissions polluantes notamment) qui pénalisent des constructeurs exsangues (et par ricochet, leurs réseaux).
  • Une suspension jusqu’à fin 2021 des sanctions européennes prévues contre les constructeurs pour non respects des objectifs de baisse de CO2.

Côté réseaux et pour favoriser la relance de la demande :

  • Fonds de soutien de 5 milliards, pour aider les concessionnaires et agents (stocks immobilisés à hauteur de 7 à 10 Md€, soit 4 mois de ventes et dépréciation du stock en deux mois d’1 Md€).
  • Prime à l’achat sur les véhicules récents,aussi bien VN que VO en Euro 6b et + (montant fixe toujours corrélé aux émissions de CO2, mais sans conditions de ressources des acquéreurs, et sans nécessaire mise au rebut d’une reprise, contrairement à la prime à la conversion).
  • Prime à la conversion pérennisée jusqu’à fin 2020, puis remplacée par une prime à l’achat sur les véhicules récents (là encore sans condition de mise au rebut).
  • Renforcement du bonus écologique avec élargissement aux personnes morales (flottes qui pèsent plus de 60% de l’acquisition de VN). Bonus remis à 6 000 euros, et élargi aux véhicules hybrides rechargeables ainsi qu’aux véhicules rétrofités.
  • Mise en place d’une prime à l’achat d’un VN ou VO dédié aux acteurs et contributeurs de la mobilité partagée lors du renouvellement de leur véhicule.
  • Prise en compte comptable du sur-amortissement lié à la dépréciation des stocks de pièces automobiles et des stocks de véhicules.

Le CNPA demande aussi qu’un certain nombre de taxes liées au commerce automobile soient revues au prorata des deux mois de confinement, du fait de la fermeture obligatoire des showrooms :

La taxe locale sur les enseignes et publicités extérieures (TLPE), la TASCOM (taxe sur les surfaces commerciales, la taxe sur les surfaces de stationnement ou “taxe parking” (ainsi que la taxe additionnelle sur les surfaces de stationnement), la taxe SACEM (musique diffusée dans les showrooms), le versement transport et la taxe foncière.

Propositions FNA

Plus axée TPE et entreprises artisanales et autant concernée par les agents de marque que par les mandataires VN & VO, la FNA arrive peu ou prou aux mêmes conclusions que le CNPA. S’attendant à une reprise lente des ventes de véhicules, elle demande des mesures incitatives pour le VN comme le VO :

Assouplissement du bonus (+ souple et plus œcuménique vers tous les véhicules VN comme VO, électriques ou thermiques favorisant une baisse d’émissions), par exemple en favorisant de façon ciblée le remplacement des véhicules Euro 3 et Euro 4, considérés comme très polluants.

Assouplissement du malus, là encore en ne privilégiant pas seulement les véhicules électriques et par extension, les seuls véhicules récents, mais en dépénalisant tous ceux qui permettent une amélioration écologique Vs. véhicules anciens.

L’embarrassant diesel…

Malgré le contexte d’urgence, le mot Diesel reste maudit d’un point de vue politique car peu électoraliste. Les deux organisations patronales n’en parlent donc pas officiellement, mais plaident quand même aussi discrètement qu’activement pour que les vertueux diesels récents soient réhabilités, dans l’intérêt -qu’elles désespèrent parfois de voir bien compris- de l’environnement comme de ceux qui les ont massivement en stock.

Oui, vraiment : merci à VW et à son Dieselgate…

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié.


*


*

Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (Pas encore de votes)
Loading...

À propos de l'auteur