Diagnostic VP : choisissez la bonne solution !


Moins de 50 % d’entre vous disposent d’un appareil de diagnostic électronique ! Mais pour faire une purge de frein ou une vidange, il vous sera bientôt indispensable. Le dépannage par le copain concessionnaire ou agent de marque ne sera plus envisageable de manière économique. Quel choix faire entre l’appareil compact et la station ? C’est bien souvent la raison qui vous a fait hésiter jusqu’à maintenant. Il est temps de vous décider. Nous avons regardé de plus près ce que proposent les fabricants.

 
Le spectre des possibilités
Si les prix sont très diversifiés, c’est que les domaines d’utilisation des appareils de diagnostic sont multiples. Bien que branchés sur la prise diagnostic E-OBD, les simples lecteurs n’analysent que les données normalisées liées à la pollution tel qu’il est fixé par la CEE. Tous les véhicules depuis 2001 y répondent obligatoirement par ce mode de branchement : les 4 bornes affectées sur les 16 du connecteur ainsi que le codage des informations qui sont accessibles.

Par contre, la norme E-OBD n’impose rien pour ce qui est des autres accès à l’électronique du véhicule. Pour faire réellement du diagnostic spécifique au véhicule qui est dans l’atelier, il faut une adaptation à la marque et les données du modèle de la voiture. Aux balbutiements du diagnostic, avec un parc à dépanner et des équipements restreints, un petit boîtier simple mis à jour avec des cassettes mémoires suffisait. Facom a commercialisé un nombre important de X800 et X8000 qui remplissaient ces fonctions et beaucoup sont encore en fonction dans les ateliers. Le champ d’action de ces équipements est largement dépassé désormais et une nouvelle génération s’est imposée.

Il ne suffit par exemple plus de savoir que la climatisation ne fonctionne pas pour trouver la panne sur une Saab 9.3. Sur cette voiture, elle coupe dans certaines conditions de charge du moteur ! Si le signal de vitesse d’un capteur d’ABS manque, la gestion moteur se met en mode défaut en entraînant un grand nombre de dysfonctionnements qui y sont indexés, tels que la climatisation ou le système audio ! En effet, pour permettre une sécurité optimale, si une forte charge est demandée au moteur (basée sur la demande accélérateur et la vitesse véhicule entre autre), la clim est coupée. Le système audio, lui, voit son niveau sonore indexé à la vitesse… Trouver cette panne nécessite d’aller explorer les fonctionnements des multiples capteurs et actionneurs du véhicule.

Cette recherche n’est possible qu’avec un outil connaissant les paramètres de fonctionnement de chacun des éléments et capable de les activer au travers du calculateur. Ce n’est plus le même type d’outil qui doit être utilisé, d’autant que cette interaction est liée à l’installation d’un réseau de bord multiplexé avec lequel il faut pouvoir converser…

C’est la raison pour laquelle la base technique des appareils de diagnostic actuels est celle d’un ordinateur PC de bureau ou industriel, plus ou moins perfectionné, et relié au véhicule par une interface spécifique.

 
Les options utiles
Si l’on maîtrise le diagnostic, on apprécie tout autant d’obtenir le compte rendu d’une recherche automatique que d’aller en quête d’une valeur caractéristique sur un capteur ou un actionneur. On a également besoin de capter les signaux qui circulent sur les réseaux électriques. Pour cela, on utilise un multimètre ou un oscilloscope. Les plus performants des appareils de diagnostic proposent généralement cette fonction, l’oscilloscope pouvant être à double trace ou plus. Le plus intéressant est de pouvoir mémoriser les courbes pour les analyser par la suite. La performance de vitesse (en mégaHertz) est également importante pour aller capter des informations sur les réseaux rapides. De nombreuses fonctions de l’automobile sont désormais contrôlées par l’électronique, il est donc utile d’accéder à la gestion et de contrôler directement le fonctionnement du pilotage et l’efficacité de la fonction. On commence à trouver par exemple des systèmes qui établissent le lien du diagnostic électronique et de l’appareil de recharge de climatisation (Delphi). Ces interfaçages devraient se multiplier avec les systèmes d’éclairage, de suspension, les directions, etc. Les possibilités d’évolution de l’appareil sont donc à mesurer, sous réserve de la durée de vie relativement courte du matériel électronique.
 
La mauvaise réputation
Les commerciaux prennent désormais la précaution d’avouer que leurs appareils ne peuvent intervenir sur toutes les marques, mais ils ont désormais suffisamment travaillé leurs bases de données pour subvenir à l’essentiel de vos besoins. Ils savent également que l’essentiel de leur marché est constitué de réparateurs dont le diagnostic n’est pas le premier souci. Ils répondent donc avant tout à des questions précises, avec la proposition d’options complémentaires. Nous citons dans notre tableau quatre marques représentatives pour quatre types d’appareils. Mais de nombreuses autres sont également présentes sur le marché (BrainBee, Car Test, Delphi, Gutmann, Lambda Distribution, Launch, Magneti Marelli, Motorscan, Tecnotect, TRW, SKF, Würth …). Dans cette offre étendue, ne reste plus qu’à déterminer les besoins pour franchir le pas.
M. D.
 
 

l’avis du pro : Pascal Sigrist, directeur technique chez IDLP (Fresnes, 94)
«Le diagnostic aujourd’hui n’est qu’une solution évoluée, et indispensable, de la recherche à l’aide de la lampe témoin. Beaucoup croient qu’avec l’appareil de diagnostic, les solutions seront données sans travail de leur part. Celui-ci ne fait que transmettre les informations qui sont enregistrées par les calculateurs. Elles traduisent les dysfonctionnements mais pas l’origine de celui-ci. L’appareil électronique est devenu indispensable pour aller aussi vite qu’un calculateur qui traite désormais près de 500 000 opérations à la seconde. Tous les réparateurs sont aptes à faire du diagnostic, c’est une question de volonté plus que de diplôme. Une des clés de la réussite du diagnostic tient dans la facturation de l’opération. Comme les constructeurs, IDLP (plate-forme Bosch à Fresnes – 94) a établi des forfait basés sur l’importance de la recherche, de 10 minutes à 4 heures. A l’avenir, il se pourrait que des techniciens mobiles puissent aller dans les garages pour assister le mécanicien dans les recherches de panne».

 

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