Activités annexes : et si vous songiez au lavage ?

Loin d’être systématique dans tous les ateliers (loin de là !), ce petit bonus offert au client ne revient pourtant pas très cher ! Poussé au bout, ce raisonnement très commercial peut même conduire à développer une activité spécialisée à part entière. Mais pas d’emballement néanmoins, car il faut remplir des conditions assez serrées pour aller jusqu’à la rentabilité sonnante et trébuchante.

 
Première contrainte : le potentiel
Vous n’êtes pas situé sur une voie très fréquentée, vous êtes loin d’une zone d’habitat ou de commerces, il existe déjà un centre de lavage à proximité : oubliez ! Et contentez-vous d’acquérir un appareil haute pression basique, pour donner un coup de propre à vos véhicules clients. Si vous envisagez une réelle activité parce que vous avez un emplacement disponible (100 m2, visibles de la route), ne négligez surtout pas ces éléments de fréquentation potentielle.


La question du choix entre portique et lavage haute-pression

Dans les deux cas, le potentiel de fréquentation est capital, mais ne pas oublier un point essentiel : le lavage des véhicules de clients oblige à avoir un personnel dédié. Si on peut imaginer qu’un compagnon passe le véhicule au portique après une intervention, on voit mal systématiser cette action avec un nettoyeur haute pression. Le temps de passage à un programme simplifié en portique est de 3 minutes. Il faut au pire doubler ce temps avec un nettoyeur, sans parler de l’aspect «corvée» que pourra ressentir l’employé.


L’ouverture le samedi

(Voire le dimanche) est essentielle à la rentabilité car elle permet de constituer le socle de fréquentation. Sans elle, difficile d’envisager les 250 passages/mois qui garantissent le seuil de rentabilité et un retour rapide sur investissement. Vous l’avez constaté, les portiques de lavage côtoient le plus souvent les stations d’essence, les spécialistes de réparation rapide, les centres de contrôle et centres-auto. Ainsi, le développement d’une activité rentable se conçoit-elle en fonction, soit d’un gros potentiel de fréquentation, soit avec le rôle «appâteur» d’une activité automobile existante.
 
L’investissement de base
On n’a rien sans rien ! L’appareil haute pression de base cher à un ministre de l’Intérieur n’est pas forcément compatible (sauf quelques lavages de dépannage), avec une activité complète de lavage. Il faut au minimum un appareil de type professionnel (à partir de 800 €) mais nécessitant toujours une personne. Solution peu pratique au quotidien dans l’optique du complément d’activité. L’installation automatique permettant au public d’utiliser l’installation est la plus recommandable mais nécessite un vrai investissement.
Un portique simple coûte de 30 à 120 000 € selon le type d’appareil et les options (hors VRD). A cela s’ajoute un inévitable contrat d’entretien (à partir de 3 000 €) et le changement du jeu de brosses allant du simple au double selon la qualité. Leur durée de vie va de 30 000 lavages pour les qualités ordinaires jusqu’à plus de 50 000 pour des modèles type brosses anti-rayures.
 
La question environnementale
Il serait suicidaire de ne pas en tenir compte. Le problème des restrictions d’eau est aujourd’hui crucial. Il est plus que probable qu’on s’achemine vers une obligation de recyclage d’eau. Mais rien n’est sûr aujourd’hui concernant une exception d’utilisation en cas d’arrêté préfectoral. Pourtant une installation de recyclage coûte au bas mot 30 000 euros €
Didier Jobart
 
Portique de lavage : quelle rentabilité ?
Le seuil de rentabilité se situe toujours dans une zone de 250 à 280 lavages. Sur cette base minimum, le retour sur investissement est très intéressant. A titre d’exemple sur plusieurs types d’appareils plus ou moins équipés d’options, la rentabilité s’effectue ainsi :

Seuil de
rentabilité
par mois

Marge
par lavage
(en euros)

Nbre de lavages
effectués /mois

Nbre de lavages
supplémentaire effectués

Gain brut
(en euros)

250 lavages
4,00
600
350
1 400,00
270 lavages
6,00
600
330
1 980,00
280 lavages
8,00
600
320
2 560,00
 
Lavage à domicile : tous pollueurs !
Savez-vous que le lavage à domicile des voitures représente 6% de la consommation d’eau potable en France ? Selon la franchise Eléphant Bleu, 50% des automobilistes lavent leur véhicule à domicile, ce qui représente plus de 150 millions de lavages annuels. Ces lavages «maison» engendrent le rejet de 95 000 tonnes de polluants…

Installation haute pression : combien ça coûte ?
Vous recherchez une activité complémentaire ? La franchise peut se révéler une solution intéressante. Un leader européen, Elephant Bleu, confie que pour 75% de ses franchisés, le lavage constitue une activité complémentaire.
Pour une véritable installation haute pression (poste complet à deux pistes) l’investissement total minimal, hors foncier, est d’environ 140 000 € (génie civil et VRD inclus). Une franchise comme Elephant Bleu revient à 15 000 € (10 000 € de droit d’entrée, 4 000 € de location d’enseigne et redevance mensuelle de 108 €). Le franchiseur annonce un retour sur investissement de 4 à 5 ans et une rentabilité de 25% à partir de la 3ème année. Comme pour les portiques, une installation avec traitement de l’eau permet de s’inscrire dans un comportement écologique citoyen que l’on peut mettre en valeur auprès de la clientèle (traitement des effluents, décantation et enlèvement des hydrocarbures…).

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