banc d’essai : le Johnson Controls E-Diag III a tout d’un grand

Arrivé dans les ateliers dans les années 80, le diagnostic des systèmes électroniques a évolué avec la complexité des équipements. Limité à ses débuts à la gestion des injections et des boîtes de vitesses, il couvre maintenant l’intégralité du véhicule. Après le groupe propulseur, ce sont les systèmes de sécurité, freinage et suspension qui se sont mis à la régulation électronique, désormais rejoints par les fonctions de confort, chauffage et climatisation, radio et navigation, fermeture centralisée, enfin protection passive des airbags, prétensionneurs ou régulation active de la vitesse. Les appareils désormais basés sur des ordinateurs de bureau PC sont loin des scanners de défauts codés des débuts et sont pratiquement tous du type «expert», avec une intelligence artificielle. Il est néanmoins nécessaire d’y intégrer des bases de données mises à jour périodiquement, tel un abonnement de données techniques.

Avec l’arrivée de la réglementation européenne E-OBD, une nouvelle catégorie était annoncée, se limitant à la lecture des informations légales. Mais les nouvelles technologies de communication radio locales (Bluetooth ou wifi) permettent d’obtenir avec de petits appareils mobiles les fonctionnalités d’une grosse station âgée d’à peine cinq ans, pour le prix d’un scanner. Le diagnostic est à présent adulte, il est temps de faire son choix.

Un appareil spécifique

Le diagnostic a toujours été la bouteille à l’encre pour les mécaniciens. Complexité des appareils, efficacité très aléatoire : autant de bonnes raisons pour les renvoyer au fond de l’atelier ! Pourtant, tous les constructeurs l’imposent pour leur réseau et, de la remise à zéro des indicateurs à la re-programmation après démontage, l’équipement de diagnostic expert est désormais indispensable à l’intervention sur les véhicules de moins de dix ans.

Poursuivant l’activité de Souriau, Johnson Controls a, pour sa part, développé des stations issues de PC pour les MRA et des réseaux tel Renault. En 2003 l’équipementier présentait à Equip Auto un plus petit appareil dédié à ce constructeur, le Mini Clip. La version pour réparateurs indépendants est désormais commercialisée. Nous avons cherché à en connaître les possibilités.

Le garagiste généraliste demande beaucoup plus à son appareil de diagnostic que le constructeur. En effet, le parc automobile qui passe entre ses mains va de 2 à 20 ans d’âge et peut provenir de plus de 20 marques différentes. Qu’attend-il exactement ? A défaut d’une identification directe de la panne, il souhaite obtenir le maximum de renseignements sur le véhicule et son fonctionnement. Pour les plus récents, il faut aussi entrer dans les systèmes multiplexés. Pour moins de 4 000 euros prêt à fonctionner, le E-Diag III ne prétend pas apporter l’ensemble des services d’une station E-Box à 6 000 euros, mais on n’en est désormais plus très loin, avec en plus la souplesse d’utilisation, ce qui n’a pas de prix chez les professionnels.

Contrôle et entretien

Désormais les connexions aux véhicules sont unifiées avec la prise E-OBD, même si tous les constructeurs n’utilisent pas les bornes de la même manière. Cela simplifie la multiplicité des connecteurs nécessaires. L’évolution matérielle n’est donc pas impérative. En revanche, la base de données s’enrichit chaque année de nouveaux modèles, il est donc impératif de prendre un abonnement qui permettra d’utiliser son outil pendant quelques années. Le complément apporté par le service de renseignements téléphoniques (hot line) est également conseillé. Johnson Controls assure l’information sur les dysfonctionnements du matériel ainsi que sur les données qui ne seraient pas dans la base.


L’avis du pro (Bruno, associé, responsable diagnostic dans un atelier toutes marques)

«Le diagnostic est une opération qui n’est pas facturée à son coût réel. Mais entre une recherche de panne de 8 heures sans matériel dédié et une identification de la cause en quelques dizaines de minutes avec la station, cette dernière solution est préférable ! Après il est nécessaire de l’utiliser pour la remise à zéro des afficheurs d’entretien et apporter des renseignements techniques sans avoir recours à une documentation papier».

Combien, où ?

Le E-Diag III est commercialisé par les réseaux de distributeurs stockistes agréés par Johnson Controls.

Prix de l’E-Diag III (2006)
2 815€
Options

câbles de connexion voitures européennes

897€
câbles de connexion voitures asiatiques
1 176€
Mise en service
310€
Convention de service et mise à jour
35€ / mois
Financement

par les distributeurs (organisme Franfinance).

M. à j. de la base

par CD, via un PC et câble USB.


Notre prise en main

· Présentation. Le E-Diag III est présenté dans une belle mallette en plastique moussée où chaque accessoire trouve naturellement sa place. La protection y est bien assurée contre les chocs qui peuvent survenir dans un atelier. On trouve donc dans l’offre de base le pocket PC (Toshiba) dans son habillage protecteur en caoutchouc, le transmetteur E-Scan, un chargeur et un jeu de connecteurs de base. Le coffret optionnel de câblages se présente identiquement et renferme les connecteurs nécessaires pour intervenir sur la majorité des modèles européens.

· Ergonomie. Le E-Diag III ne reconnaît pas spontanément le véhicule sur lequel il est connecté par interrogation du boîtier électronique. Avant tout, il est donc nécessaire d’entrer dans les menus d’identification. Marque, modèle et type moteur sont indispensables pour commencer. Première bonne surprise si l’on ignore l’emplacement de la prise, la mémoire du E-Diag III comporte les renseignements nécessaires, voire même en vidéo pour un certain nombre de modèles. C’est un «gadget», mais pas inutile. On connecte alors le transmetteur muni du câble demandé par l’appareil. Une fois le lien radio «bluetooth » établi, les informations que renferment les calculateurs du véhicule peuvent être interrogées par le E-Diag III. Des menus présentés comme sur un logiciel d’ordinateur peuvent conduire aux informations accessibles. C’est également un système de menus qui permet les remises à zéro des mémoires ou une lecture de paramètres. Ainsi les capteurs et actuateurs peuvent afficher leur mode de fonctionnement sous forme de graphiques. Les informations sont retenues dans la mémoire pendant la durée de l’intervention, celles-ci pouvant être désormais mémorisées à l’aide d’une imprimante thermique à liaison également bluetooth.

· Un exemple. Interrogation du calculateur d’une Alfa Romeo 147. Après sélection du véhicule et branchement du transmetteur puis sélection du calculateur, il est possible d’entrer dans la lecture des paramètres de fonctionnement à l’instant « T ». Pour chacun des actuateurs, il est possible d’afficher le graphique des valeurs.

4 commentaires concernant “banc d’essai : le Johnson Controls E-Diag III a tout d’un grand”

  1. Bonjour,
    je suis d’Algérie et j’ai un Diag 3 E que je veux mettre à jour s’il vous plaît
    Merci

  2. bjr je viens d’acquérir un appareil de diag £diag III JE VOUDRAIS AVOIR DES RENSEIGEMENT CONCERNANT cet appareil du moin le manuel d’utilisation car il y en avait pas quand g acheter merci

  3. السلام عليكم انا من الجزائر واملك جهاز E Diag 3 اريد تحديث هدا الجهاز من فضلكم افدوني وشكراااااااااااااااااااااااا
    (Bonjour,
    je suis d’Algérie et j’ai un Diag 3 E que je veux mettre à jour s’il vous plaît
    Merci
    Advona)

  4. bonjour. je voudrais faire la mise à jour de mon euro-diag3: à qui dois-je m’adresser? mon tel: 0681572522
    CORDIALEMENT

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