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Chimirec étend son offre avec Recygo

Souhaitant se positionner comme prestataire multiservice de collecte de déchets, le groupe Chimirec annonce le lancement de Recygo, un service dédié aux entreprises dans le cadre de la gestion dite des “5 flux”…

Il est loin le temps où Chimirec ne s’occupait que de collecte des huiles usagées. Il faut dire qu’avec les multiples contraintes réglementaires en matière environnementale, ainsi qu’une politique volontariste des acteurs de l’entretien-réparation destinée à « verdir » leur image auprès des clients automobilistes, la filière s’appuie toujours plus sur ce type d’acteurs face aux tonnages croissants mais aussi de familles de déchets toujours plus diverses et variées.

Depuis quelques années, le groupe a amorcé une approche plus globale pour se positionner en tant que prestataire multiservice. Ainsi, de la collecte des huiles depuis sa création, en 1957 (NdlR : Chimirec est le premier collecteur sur le territoire avec 85 000 tonnes d’huiles usagées collectées l’année dernière), le groupe s’attaque aux autres déchets industriels dangereux dans les années 90 (les batteries par exemple), puis les déchets non dangereux. Plus récemment, l’entreprise a encore diversifié son offre en proposant un service d’hydrocurage.

En 2017, Chimirec devient fournisseur de solutions en matériel de garage avec le lancement d’une fontaine de nettoyage. Ecologique, elle utilise -contrairement aux fontaines traditionnelles qui utilisent des solvants- le principe de Bio-remédiation. Par ce système naturel les huiles et graisses sont digérées par des bactéries sans générer de résidus toxiques.

Gestion des “5 flux”

Un panel de services qui fait que, dans le secteur dit “automotive”, le collecteur dispose aujourd’hui de quelques 22 000 clients auto dans son portefeuille, qui représentent 50% de son portefeuille total de clients. Le secteur est donc stratégique pour l’entreprise, qui réalise 30% de son CA annuel, hors négoce, via ce seul secteur d’activité (NdlR : CA global de 156 M€ en 2018)…

Mais Chimirec annonce aujourd’hui aller plus loin encore. Dans le cadre de la Loi sur la Transition Energétique, le décret n°2016-288 du 10 mars 2016 oblige en effet depuis le 1er juillet 2016 au tri et à la valorisation de 5 flux de déchets, à savoir papier/carton, métal, plastiques, verre et bois. «Pour investir ce nouveau marché, nous n’étions pas structurés pour collecter de si petits volumes auprès de nos clients, explique Thomas Lehoucq, directeur des ventes de Chimirec (ces déchets ne représentent que 6 à 7% des volumes de déchets générés par les clients). On est loin de notre cœur de métier car il s’agit de collecter ces 5 types de déchets dans les ateliers mais aussi les bureaux, mais il s’agit d’un réel service apporté aux entreprises.»

Pour assurer cette collecte, que Chimirec présentera en avant-première durant le salon Equip Auto, le groupe s’appuie sur un partenaire, La Poste, qui est quotidiennement en contact avec ses clients et dont la flotte de véhicules permet ce type de service. Baptisé “Recygo”, cette nouvelle offre est par ailleurs «neutre en termes de bilan carbone puisqu’elle est effectuée lors de la tournée de distribution du courrier par les agents de La Poste», ajoute le directeur des ventes.

Objectif proximité

Pour répondre à un double objectif de collectes optimisées vis-à-vis des clients, plus fréquentes, et dans cette même optique d’optimisation des kilomètres parcourus pour abaisser au maximum son empreinte carbone, le collecteur fait de la proximité un axe fort de développement. Il a ainsi par exemple investi dans un VUL en Ile-de-France afin de pouvoir accéder au plus près de ses clients, dont certains sont installés dans des sous-sols. «En appliquant des modes de collecte adaptés aux contraintes, nous pouvons intervenir directement dans les ateliers, voire jusqu’au poste de travail, et cela permet une gestion plus confortable du poste déchet pour les clients», déclare Thomas Lehoucq.

Chimirec continue également d’étendre ses implantations. Cette campagne de “remaillage” du territoire s’opère via des acquisitions de sites préexistants, comme les 4 sites Astrhul dans le Maine-et-Loire (49) ou encore d’Aretzia en Loire-Atlantique (44), lui permettant de s’implanter plus fortement dans l’Ouest de la France. 2019 a également vu CDS Services, entreprise indépendante de collecte, traitement et recyclage des déchets dangereux et non dangereux, entrer dans le giron du groupe ainsi que Solairgies (49).

Elle s’effectue aussi en création ex-nihilo de nouvelles plateformes, à l’image de celle de Muret, près de Toulouse.

Fort de cette stratégie faite de diversification des services et de toujours plus de proximité, Chimirec revendique une hausse de 9% de son CA automotive sur l’année 2019.

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À propos de l'auteur

Jérémie Morvan