Actualités Atelier Anti-pollution

Decatech : le concept qui monte…

Le concept de centre de décalaminage Decatech se développe. Surfant sur un marché en hausse de la dépollution des véhicules et face aux sanctions encourues lors d’un passage au contrôle technique, il permet d’apporter une solution économique alternative aux prestations traditionnelles d’entretien-réparation…

Lancé en novembre 2018 sous l’impulsion de 5 associés issus du monde de l’automobile, Decatech est un concept global qui repose sur le décalaminage à l’hydrogène du moteur. Decatech comprend donc une station de décalaminage, associée à un outil de diagnostic (de marque Autel), permettant de remonter tous les codes défauts et les valeurs du moteur pour adapter l’intervention, des produits d’entretien (Swepper et Sweepfap), un service de garantie panne mécanique et tout le support client : formation, assistance téléphonique, service après-vente du matériel…

Concept «écolonomique»

Grâce à l’association du décalaminage à l’hydrogène et des produits Sweeper (et Sweepfap si le filtre est bouché), une intervention permet de traiter l’ensemble des éléments de la chaîne de dépollution du véhicule. «Pour un tarif autrement plus attractif (NdlR : à partir de 100-150 €, selon le degré de nettoyage requis) que le remplacement d’injecteurs, d’une vanne EGR, d’un turbo, voire d’un Fap (qui peut parfois atteindre en concession le prix de la valeur résiduelle du véhicule !), la solution a de quoi séduire tout automobiliste dont le budget entretien ne permettrait pas une réparation classique», explique Daniel Cassier, ancien patron de Bosal et co-fondateur du concept, également à l’origine des produits Sweeper.

Résultat : le moteur respire mieux, consomme moins de carburant et émet moins de CO2. Le client réalise doublement des économies : pas de pièces remplacées, moins de consommation de carburant et peut avancer vers le CT la tête haute, sans arrière-pensée. Pour finir de le réassurer totalement, le centre de décalaminage peut lui proposer une garantie panne mécanique d’un an ou 10 000 km.

Gros potentiels de développement

Les débouchés pour cette prestation sont énormes. L’association Eco-Entretien martèle que le parc diesel, encore très majoritaire sur nos routes françaises, est en souffrance du fait des conditions d’utilisation des véhicules qui amènent à l’encrassement progressif de l’ensemble de sa chaîne de dépollution. Et les chiffres du CT parlent d’eux-mêmes : avec son durcissement, le nombre de contre-visites liées à des seuils d’émissions non respectés augmente mécaniquement à mesure qu’il se durcit (voir l’encadré ci-dessous)…

Par ailleurs, c’est tout le marché VO qui s’ouvre à cette prestation, soit quelque 5,78 millions de transactions en 2019 : parce que ceux-ci doivent en effet disposer d’un contrôle technique en bonne et due forme pour être vendus, les vendeurs qu’ils soient particuliers ou professionnels, y voient une façon économique d’obtenir le précieux sésame plutôt que de remplacer de coûteuses pièces de la chaîne de dépollution. Pour les pros, cela leur permet aussi de conserver leur marge à l’issue d’une remise en état du VO avant sa revente.

Dans un cas comme dans l’autre, «c’est un nouveau marché qui s’ouvre aux réparateurs», conclut Daniel Cassier.

Des places à prendre…

Decatech revendique déjà plus de 500 machines en France. Si une part importante est acquise en propre (des exploitations agricoles ou des ateliers intégrés de flottes), la tendance est actuellement à des pros qui investissent le créneau avec des ateliers mobiles : «45% de nos nouveaux clients embarquent la station et la valise de diagnostic dans un utilitaire et réalisent leurs prestations sur parc pour les clients pros ou à domicile pour les particuliers», précise Daniel Cassier.

Sur un trend de 150 à 200 machines écoulées en années pleine, Decatech est assurément un concept malin : cet outil de diversification pour les ateliers tout autant que de différenciation vis-à-vis de la concurrence ne demande qu’un investissement mesuré (compter environ 5 000 €) pour un potentiel de marché certain. Il ne lui manque plus qu’un peu plus de visibilité pour mieux faire savoir ce nouveau savoir-faire…

 

Le CT en 2019

Le récent bilan du contrôle technique 2019 réalisé par l’Utac-Otc a mis en lumière le parc en souffrance à travers une hausse des contre-visites. Et notamment sur la fonction « nuisances » où sont comptabilisées les contre-visites liées aux émissions polluantes…

En ce qui concerne les défaillances soumises à l’obligation de contre-visite, sur 19 762 970 contrôles techniques périodiques de VP et VUL, 4 293 879 (soit 21,73 %), sont déclarés non-conformes dont 20,78 % pour défaillances majeures et 0,95 % pour défaillances critiques. En 2018, sur 20 516 913 contrôles techniques périodiques, 3 986 934 (soit 19,43 %), étaient déclarés non-conformes (mais la proportion est passée à 21,51 % du 20 mai au 31 décembre 2018).

La fonction dépollution du véhicule -3è fonction la plus sujette à contre-visite derrière la fonction «Essieux, roues, pneus, suspension» et la fonction «Feux, dispositifs réfléchissants et équipements électriques»- a représenté sur l’ensemble du parc VP et VUL contrôlé 7,63 % des contre-visites. Pour mémoire, elle était de 6,89 % un an plus tôt. Dans le détail, on constate d’ailleurs que le taux de contre-visites pour les véhicules diesels augmente sensiblement à partir de l’entrée en vigueur du nouveau contrôle technique au 1er juillet dernier : lorsque 2,53 % étaient recalés entre le 1er janvier et le 30 juin pour une opacité dépassant les limites réglementaires ou une instabilité des mesures d’opacité, cette population passe à 3,28 % dans la nouvelle nomenclature («pour une opacité dépassant la valeur de réception ou une instabilité des mesures d’opacité»). CQFD.

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié.


*


*

Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (1 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...

À propos de l'auteur

Avatar