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Conditions d’ouverture des ateliers : peu de précisions mais vraie opposition de style

Suite aux précisions des conditions d’ouverture des entreprises des services de l’automobile lors de ce début de période de confinement de la population, deux communiqués tombés coup sur coup de la part du CNPA et de la FNA laissent apparaître que les deux organisations professionnelles adoptent des positions pour le moins antagonistes…

L’arrêté en date 14 mars dernier relative aux mesures de lutte contre la propagation du coronavirus s’est vu apporté quelques précisions dans un second arrêté datée du 16 mars et publiée ce jour au JO. Ainsi, sont (toujours) autorisés à rester ouverts les professionnels de l’entretien et de la réparation automobile, les acteurs du commerce et de la réparation de motocyles, les professionnels exerçant l’activité de commerce d’équipements automobile (les distributeurs de pièce détachées), les détaillants de carburant et les parcs de stationnement. En outre l’arrêté permet désormais expressément aux acteurs de la location et location-bail de véhicules automobiles de rester ouverts pendant la période de confinement.

Les activités de vente de véhicule restent quant à elles bel et bien fermées sauf pour la livraison et le retrait de commandes, tout comme les établissement d’école de conduite ou toute autre activité non expressément mentionnée dans les deux arrêtés du gouvernement.

Des questions demeurent

Mais certains points se doivent toujours d’être clarifiés comme le relève le communiqué du CNPA diffusé ce jour : quid des dépanneurs-remorqueurs, qui ne figurent pas en effet expressément au titre des activités autorisées mais qui relèvent pourtant des codes APE 45-20 A et B, c’est à dire de l’entretien et de la réparation automobile ? Quid également des professionnels exerçant l’activité d’entretien et de réparation des véhicules industriels ? Sur ce dernier point, la question est d’autant plus vitale que l’entretien des poids-lourds conditionne forcément les capacités de transport des marchandises et donc le ravitaillement des communes françaises…

Autre interrogation toujours sans réponse : les centres de lavage ne figurent pas eux non plus expressément au titre des activités autorisées. Il n’en demeure pas moins que certains d’entre eux relèvent des codes 45-20 A et 45-20 B et donc, de l’activité d’entretien réparation automobile…

Quant aux centres de contrôle techniques, le CNPA indique que l’ouverture s’opère au cas par cas, selon leur classement sécurité incendie : les centres classés M doivent en effet fermer tandis que les centres classés W pourraient possiblement ouvrir dans la mesure où ledit classement n’est pas visé par l’arrêté du 14 mars. Certains réseaux n’ont toutefois pas attendus les clarifications de l’État pour prendre position : le réseau Autovision a a annoncé ce jour suspendre les activités de ses centres en propre ainsi que l’activité des centres PL…

Positionnements différents

Si l’organisation professionnelle demeure en relation constante avec le Ministère pour lever les derniers points de doute évoqués plus haut il estime que, «s’agissant des activités autorisées à accueillir du public, le CNPA ne peut donner aucune consigne d’ouverture ou de fermeture d’établissements, cette responsabilité relevant du chef d’entreprise». Parce que les ateliers d’entretien réparation des véhicules automobile font partie intégrante du plan de continuité économique de la Nation, le CNPA invite les professionnels -dans la mesure de leurs moyens et au-delà de l’impératif absolu de limiter les interactions sociales afin de lutter contre la propagation du covid-19– de «participer à l’effort de guerre». En clair, si la fermeture d’un établissement relève du seul chef de l’entreprise, c’est quand même mieux d’ouvrir…

Ce qui ne semble pas être la position adoptée par la FNA dans un communiqué diffusé lui aussi ce jour. En effet, l’organisation professionnelle, tout en apportant les mêmes précisions suite à la publication au JO de l’arrêté du 16 mars, exhorte les professionnels à faire acte de civisme et de stopper leur activité professionnels –sauf services d’urgence– afin de stopper au plus vite la propagation du coronavirus. « La FNA en appelle à une responsabilité citoyenne, déclare en effet l’organisation professionnelle : nous encourageons les entreprises qui ne seraient pas concernées par des urgences de première nécessité à fermer. Il faut en effet conjuguer les efforts de la Nation pour endiguer ce virus en cette ‘période de guerre’. La République toute entière se mobilisant, les chefs d’entreprise citoyens doivent en faire de même, chacun à la mesure de ses possibilités. Il convient néanmoins de trouver des solutions pour pouvoir dépanner les véhicules des personnels de services d’urgence (infirmiers, médecins, ambulanciers, transporteurs…) en mettant à leur disposition un numéro d’urgence.» Ou comment expliquer que ‘Vous pouvez ouvrir, mais c’est quand même mieux si vous fermez’. Volonté 

Volonté de s’inscrire dans l’effort de guerre prôné par le CNPA ou activisme citoyen nécessitant la fermeture de son établissement ? Pour nombre de chefs d’entreprises, le choix risque de s’avérer cornélien…

8 commentaires concernant “Conditions d’ouverture des ateliers : peu de précisions mais vraie opposition de style”

  1. Adhérent FNA13 je n’ai pas fais de choix particulier, mais nous avons à notre petit niveau voulu en interne en assurant un service minimum « de garde ». J’ai mis la moitié des mes effectifs au chômage forcé depuis mardi. Nous annulons nos rendez-vous, mais devons terminer les derniers chantiers en cours, mais assurons un système de garde sur la base du volontariat en atelier et à la réception et au téléphone de nuit comme de jour je suis seul. Bien sur nous appliquons les mesures sanitaires indispensables.
    Seul pour réceptionner et pour décider au mieux non pas pour MES clients mais plus simplement et civiquement toute les personnes du secteur médical, ambulanciers etc etc… Je le répète, à mon petit niveau, sans publicité sans l’aide ou les conseil de mon propre syndicat, j’essaie de faire mon devoir de citoyen, sans être du tout ni égoïste, et sans aucun intérêt. Pour le chiffre d’affaire, nous en sommes tous au même point alors par le travail, ou la présence peut être aussi nous pouvons peut être aussi nous aider les uns et les autres.

  2. Ouvrir, OK, mais pourquoi? Pas de clients pour cause de confinement, pas d’approvisionnement en PR, PSA, Renault,VW, Michelin etc fermés..Alors, travailler comment?

  3. Pour lutter efficacement contre la propagation du virus pas d’autres solutions que d’écouter les appels du gouvernement et beaucoup de bon sens.
    Protéger ses employés veut dire protéger des familles, ne plus recevoir des clients pour faire des vidanges ou remplacer des pneus veut dire protéger beaucoup d’autres familles. Sérieusement, chers confrères et clients ne soyez pas égoïstes pensez aux autres et même si vous perdez sur votre chiffre d’affaire qui est très certainement vital pour beaucoup d’entreprises comme pour la mienne posez-vous les bonnes questions.
    La vie des uns et des autres est-elle plus importante que l’argent et des sacrifices à faire pour combattre et éliminer le virus ?
    A bon entendeur….merci de méditer sur ces quelques phrases.

  4. ca ne peut rester dans ce flou, il faut organiser un réseau de garages de garde, ouverts pour exclusivement les personnels médicaux et associés, ambulanciers,…, les personnels de maintien de l’eau, électricité, téléphone, les vétérinaires, et aussi les camions qui doivent continuer a livrer de l’alimentaire . aux FNA et CNPA de sebouger, et vite !

  5. Comme vous l’avez tous compris, rester en activité se fait sur la base du volontariat.
    Personnellement, j’ai fait le choix de continuer le travail bien que j’ai peur et que j’ai une famille moi aussi comme nous tous. Mais je ne me voyais pas rester à la maison sans rien faire, pendant qu’un ambulancier, une toubib ou un taxi qui aurait un pneu crevé, une batterie à plat, … se trouverait en panne et bloqué alors que c’est maintenant qu’on a le plus besoin d’eux. Que dirions-nous si les médecins restaient chez eux auprès de leur famille sur leur canapé, là où j’imagine se trouvent ceux qui réclament le retrait des acteurs de la filière!?? Sur cette question, j’ose espérer que notre conscience professionnelle et notre humanité nous mettront tous d’accord.
    Par ailleurs, j’applique des mesures barrières radicales : la porte de la réception est fermée à clé avec un affichage invitant les clients à patienter devant, le temps que je viennent à eux. Ensuite tout échange se fait par la fenêtre, j’utilise des gants à usage unique, je désinfecte les clés… et en aucun cas le client ne pénètre dans les locaux et ce depuis vendredi.
    A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles…

  6. Je pense que nous sommes tous d’accord pour dire qu’il faut lutter contre ce virus, du moins je l’espère. Donc SVP ne risquez pas la vie de votre personnel en leur demandant de se rendre dans les ateliers pour faire quoi ?
    Nous n’avons pour ainsi dire plus la possibilité de s’approvisionner en pièces détachées
    Donc SVP soyons tous unis pour vaincre ce fléau; soyons fort et soudés.
    Et la cohésion à toujours été plus forte que l’individualité.

  7. BONSOIR
    POUR MOI LES GARAGISTES DEVAIENT ÊTRE EN PREMIÈRE LIGNE POUR AIDER LE PERSONNELLE HOSPITALIER ET MÉDICAL A ASSURER LEUR DEVOUEMENT
    MERCI

  8. Ouvrir, ça n’est pas civique, cela augmente la probabilité de propagation du virus, donc de ce fait la saturation des hopitaux, c’est également exposer son personnel à un risque inutile.

    Les morts ne conduisent pas

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