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Le financement des équipements de garage compromis

Parce que l’absence ou la perte d’activité des ateliers depuis le début du confinement compromet jusqu’à la survie des entreprises d’entretien-réparation, nombreux sont ceux à avoir interrompus purement et simplement les échéances du financement de leurs équipements de garage. Par précaution ou tout simplement parce que ceux-ci sont déjà en défaut de paiement…

La gestion de nombreuses entreprises d’entretien et de réparation auto s’avère déjà défaillante en temps normal, mais depuis le début du confinement et de la crise économique engendrée par l’épidémie de Covid-19, cette défaillance devient d’autant plus flagrante.

Sur le marché du matériel de garage, ceux qui doivent honorer les échéances de règlement à leurs fournisseurs ont même été contraints de stopper les versements… Quand ils ne sont pas purement et simplement refusés ! «Je constate déjà plus d’une centaine de clients en défaut de paiement, déplore Benoît de Maynadier, CEO de Fog Automotive. Cela sera pire à fin avril malheureusement. Nous cherchons avec eux des solutions mais certains comptes bancaires sont déjà à 0 euros…»

Le fournisseur d’équipement d’atelier confirme que la crise a accentué très fort une tendance déjà présente de manière générale dans le secteur. «Parmi les clients qui fonctionnent en prélèvement avec nous, ils sont dix fois plus nombreux que d’habitude à enregistrer des rejets de paiement, que ce soit à leur demande ou de façon automatique», explique-t-il.

Résultat, Fog se retrouve « avec 1 000 euros de frais bancaires au total, que je dois refacturer à chacun, mais qui ne peuvent être prélevés car les paiements sont bloqués : c’est un problème insoluble», ajoute Benoît de Maynadier. De plus, tous types de clients sont touchés, de l’aveu même du dirigeant : garages indépendants, centres auto, centres de contrôle technique… «Les clients me demandent même de décaler des factures de 40 euros…»

Des paiements interrompus de gré ou de force

Fog, qui a dû stopper son activité, doit en outre gérer un stock très important, «environ 25 à 30% en plus par rapport à d’habitude, que nous ne pouvons pas vendre parce qu’en ce moment, aucun atelier ne change son matériel…», témoigne le CEO, qui prédit de sombres mois pour de nombreux ateliers à la suite du confinement. «Petits garages et centres de contrôle technique seront les plus touchés», ajoute-t-il.

Justement spécialiste du financement d’équipement de garage, France Atelier, qui n’a pas de souci de stock en tant que place de marché des principaux fournisseurs de matériel, a pris ses précautions vis-à-vis de ses clients pour éviter toute mésaventure liée à des défauts de paiement. «Nous avons procédé très vite à l’interruption des prélèvements afin de préserver nos clients le plus possible, explique Mickaël Perrin, fondateur et dirigeant de France Atelier. Nous avons obtenu ceci de nos partenaires financiers, ce dont nous sommes satisfaits car même les banques n’ont pas suspendu d’elles-mêmes leurs encours.»

Ce faisant, France Atelier se positionne clairement en apporteur de solutions pour les réparateurs de tout poil qui recourent à ses services. «Nous n’avons pourtant pas une trésorerie pléthorique, nous avons actuellement plus d’un million d’euros d’encours et France Atelier est en partie arrêté», explique-t-il. L’e-shop de France Atelier continue cependant de tourner et la hotline technique répond toujours aux demandes de maintenance.

Une solution de lease-back pour le groupement des distributeurs Fiat

Afin d’apporter encore plus de service à l’un de ses principaux clients, en l’occurrence le groupement des distributeurs des marques du groupe FCA (Fiat Chrysler Automobiles), France Atelier a même mis en place une solution de lease-back, afin de faire bénéficier aux garages du groupement d’un gain important de trésorerie.

Autrement dit, les entreprises qui le souhaitent peuvent céder leur matériel à France Atelier à valeur marché ou à valeur comptable contre un chèque, tout en conservant lesdits équipements sur site ou en choisissant leur renouvellement contre le paiement d’un droit d’usage mensuel. Un coup de pouce bienvenu dans une crise comme celle du Covid-19.

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