Spécial LME: les groupements ont su soutenir leurs adhérents distributeurs

D’une manière générale, les têtes de réseau de distribution ont soutenu autant que possible leurs adhérents. Principalement en mars, quand il y a eu deux échéances à régler, mais aussi en septembre, qui suivait un mois d’août traditionnellement plus faible en termes d’activité. Certains distributeurs ont toutefois dû se battre avec leur(s) banque(s) pour se voir débloquer une ligne de crédit. En ayant pour certains d’entre eux recours au médiateur du crédi !
Dans une moindre mesure (eu égard à la lenteur de la procédure), certains ont dû faire appel à Oseo. Yves Riou souligne qu’à ce titre, «la Feda a suivi une quinzaine de dossiers de distributeurs demandant la garantie de l’organisme public afin que les banques consentent enfin à leur accorder des crédits». Il est toutefois difficile de connaître le nombre exact de demandes, «certains ayant pu déposer un dossier auprès d’Oseo de façon indépendante, pour ne pas dire isolée; l’un des maux des PME françaises est de se renfermer sur elle-même quand un coup dur arrive», regrette le secrétaire général de la Feda.

Le pire est derrière?
«C’est surtout grâce aux fournisseurs, qui ont accepté de nous accompagner en étalant leurs créances de 2008, que la distribution a pu s’en sortir», reconnaît Yves Riou. D’autre part, la facture récapitulative de fin de mois, si elle était déjà utilisée avant l’arrivée de la LME, s’est généralisée.
Au niveau des groupements de distribution, «le principal outil mis à la disposition de nos distributeurs adhérents reste un stock central large, combiné avec une logistique souple, permettant de minimiser leur stock en maximisant leur réapprovisionnement rapide auprès de la centrale», rappelle pour sa part Alain Landec.
Et pour 2010? «Si l’on reste en l’état, le plus dur semble derrière nous ; si l’on en rajoute une couche après ce qui a été très difficile à accepter, il est certain qu’il va y avoir de la casse… Notre filière est particulièrement lourde (en termes d’immobilisation d’actifs, comme de maillons dans la chaîne, avec des stocks centraux, des stocks intermédiaires et des plateformes locales), qui n’est pas dans la grande distribution alimentaire ! Le danger peut provenir d’une analyse trop réductrice où l’on assimile toutes les filières de distribution, sans prendre en compte les spécificités des unes et des autres», estime Alain Landec.

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié.


*


*

Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (Pas encore de votes)
Loading...

À propos de l'auteur

La rédaction