Carrosserie Développement

Le groupe Faubourg veut son réseau de carrossiers

Succursaliste par définition, le groupe Faubourg envisage pourtant de lancer un réseau de carrossiers. Le début des recrutements pourrait intervenir dès l’automne prochain.

Le groupe Faubourg pourrait aider ses futurs carrossiers à s’équiper via des solutions de financement.

Ce ne sera pas forcément sous l’enseigne Serenicar, appliqué aux carrosseries intégrées du groupe, que le groupe Faubourg va développer son réseau de carrossiers sous enseigne. Le recrutement pourrait néanmoins commencer cet automne.

Pour concrétiser ce projet déjà ancien, Mickaël Montarou, ex-responsable national du réseau Eurorepar Car Service, a été recruté début 2021. « La stratégie du groupe est mûre pour cela avec les synergies existantes entre Traxall (gestion de flottes), Aniel Marketplace (distribution) et Serenicar. L’acquisition de nouvelles carrosseries continuera sans doute mais la croissance externe a ses limites. Et nous voulons construire quelque chose de commun avec d’autres carrossiers », reconnaît le directeur réseau.

Un contrat de franchise est évoqué mais d’autres pistes sont sur la table. « Nous souhaitons mettre au service du pro notre centre de services mutualisés et centralisés pour lui permettre de se concentrer sur la réparation », ajoute M. Montarou. Le groupe entend apporter une réponse à 360° à ses adhérents, selon l’expression à la mode. Et leur offrir une proposition de valeur nécessaire à la pérennité de leur entreprise.

« Ce sont des artisans qui ont de l’or entre les mains et ils doivent pouvoir l’exploiter sans se soucier des tâches que le réseau peut leur apporter : administratif, ressources humaines, juridique… » Autant de domaines que le groupe Faubourg maîtrise déjà.

Amener plus d’activité assurance

En outre, le groupe se projette également en apporteur de solutions d’avenir, grâce à une cellule de recherche et développement (R&D) de 25 personnes, capable de développer de nouveaux outils à grande échelle, comme un DMS, une application, et d’autres services digitaux.

En attendant, Aniel Marketplace permet déjà de couvrir 25 % de leurs besoins en pièces et Traxall de leur apporter un volume d’activité certain grâce aux véhicules de flottes que l’entreprise gère. 2 à 3 000 d’entre eux sont orientés vers les ateliers Serenicar aujourd’hui. Et vers les carrossiers indépendants sous enseigne, demain, à mesure que le parc géré par Traxall augmentera. La conquête des flottes en local sera aussi l’objet d’un soutien de la tête de réseau.

« Nous souhaitons également augmenter l’apport d’affaires assurantiel et entendons poursuivre les relations équilibrées que nous avons avec les assureurs aujourd’hui », affirme M. Montarou. Autrement dit : des rapports qui permettent à l’assureur comme au réparateur de s’y retrouver, question taux horaire.

Malgré les promesses de ce futur réseau et le nouvel intérêt pour l’adhésion à une enseigne de la part des réparateurs indépendants, le directeur du développement reconnaît qu’il ne sera pas forcément facile de faire changer de panneau les carrossiers qui sont déjà en réseau. « Je perçois moins de volatilité d’une enseigne à l’autre en carrosserie qu’en mécanique. Les procédures à suivre, l’apport d’affaires, la spécialisation des hommes rendent les choses moins mouvantes. »

Mais comme l’objectif n’est pas de créer « un énième réseau de carrosserie », le groupe Faubourg est confiant dans sa capacité à créer l’intérêt et aussi l’adhésion à son futur concept.

3 commentaires concernant “Le groupe Faubourg veut son réseau de carrossiers”

  1. Mutualiser les ressources et outils pour permettre de se concentrer sur son coeur de métier, et in fine, otpimiser le fonctionnement du réseau : c’est toute la promesse de la franchise.

    Nous allons donc suivre cela de prêt, et serions ravi d’accueillir ce nouveau réseau sur notre plateforme.

    Amitiés,
    Sylvain, de l’Observatoire de la Franchise

  2. Tout est ici parfaitement résumé. Alexandre Cervini ,sort de ce corps.

  3. Peut-être un jour prochain les « énarques de l’aftermarket du monde de la réparation automobile  » qui pensent révolutionner le monde de la carrosserie (en particulier) à chaque nouvelle lune se rendront peut être compte que cela fait belle lurette que les carrossiers savent aussi gérer tous seuls leurs affaires et savent que ce sont eux qui ont l’or qu’ils convoitent tant dans leurs mains d’artisans.

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À propos de l'auteur

Journaliste par vocation, diplômé du Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris en 2010, il fait ses armes dans la presse quotidienne régionale et nationale avant de s'orienter vers la presse automobile, d'abord grand public puis professionnelle.

Intéressé depuis tout petit par l'auto, il est spécialisé dans l'actualité du secteur de la réparation-collision et dans les réseaux de garages sous enseignes multimarques.

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