Carrosserie Equip Auto on Tour

Atelier : Investir dans la connectivité, la productivité… et l’humain !

Le salon Equip Auto on Tour met aussi en avant la carrosserie dans son cycle d’ateliers. Le focus sur l’investissement dans l’équipement d’atelier permet de mettre en exergue le poids non négligeable pris par la connectivité des appareils et la productivité qu’ils permettent de dégager. Sans oublier qu’il faut des professionnels pour la mettre en œuvre.

Hors-assurance, grands comptes, restitution VO, intelligence artificielle… Les impacts des nouveaux marchés et nouvelles tendances sur le métier de carrossier obligent à reconsidérer ses investissements en tant que chef d’entreprise. Et l’atelier n’est pas le moindre poste à adresser pour répondre à ces nouveaux défis. Surtout face à une pénurie de main d’œuvre qui oblige à repenser les process pour rester efficace en infériorité numérique. « Le carrossier doit être de plus en plus connecté. De la recherche de teinte à l’imprimante, du spectrophotomètre à la balance, la connectivité entre les appareils est là pour optimiser son gain de temps et sa productivité. Il peut d’ailleurs la visualiser en temps réel, grâce à notre solution de gestion du poste peinture en temps réel », rappelle Isabelle Eustache, directrice commerciale d’Axalta Coatings Systems France.

Optimiser le temps de travail

Le carrossier doit aussi penser productivité et adaptabilité au sein de la cabine de peinture elle-même, comme en témoigne Lionel Rodrigues, directeur de la division automobile d’Omia. « La variabilité des réparations est devenue plus importante. Les interventions lourdes sont en baisse, le smart repair se développe parallèlement à l’augmentation du nombre de véhicules en location ou en leasing. En fonction des besoins du carrossier, nous proposons des cellules de carrosserie rapide monoposte ou bi-poste dotées de tout l’équipement nécessaire, afin de pouvoir répondre à un coût moyen de réparation de 700 à 800 € sans problème », explique-t-il.

D’autant que les produits de peinture eux-mêmes ne cessent de s’adapter aux exigences de gain de temps. « Avec un usage précis de nos bases hydrodiluables et le séchage air, le temps passé en cabine peut être considérablement réduit. Cela peut représenter jusqu’à 25 % de temps homme/cabine en moins et une diminution considérable de la consommation de gaz par la baisse du temps passé en cabine pour chaque élément », détaille Isabelle Eustache.

Innover pour continuer à séduire

Pour Laurent Culminique, responsable commercial Nord-Est de PPG, l’impact du digital « oblige le carrossier à monter en compétence au-delà de son savoir-faire de base. Il doit innover pour conserver son personnel et continuer à séduire de nouveaux collaborateurs ». La préparation de peinture est au cœur de ces nouveaux process et PPG n’a pas manqué de s’appuyer sur les étapes d’Equip Auto on Tour pour compléter le tour de France de son MoonVan, qui emmène la fameuse machine MoonWalk jusqu’aux ateliers de carrosserie de ses clients et prospects. Laurent Culminique rappelle cependant que si MoonWalk peut convenir aux carrosseries de moyenne taille, ce sont surtout celles traitant un volume élevé de réparations qui peuvent tirer le maximum de l’appareil. L’outil s’avère aussi très performant pour le reconditionnement VO, comme il le prouve dans les centres CRVO du groupe Emil Frey, qui recrute à tour de bras depuis quelques mois.

Choisir les outils innovants, c’est aussi prendre le risque de s’équiper de bancs de recalibration ADAS. « Les calculateurs et caméras sont de plus en plus nombreux sur les véhicules et comme l’âge moyen des véhicules reçus en carrosserie est plus jeune, un atelier de carrosserie a plus de chances de recalibrer souvent qu’un atelier de mécanique », affirme Sébastien Lantigny, responsable diagnostic chez Delphi Technologies. Toutefois, accueillir un banc ADAS nécessite de lui trouver la place adéquate dans l’atelier. « C’est un outil qui nécessite du recul et qui peut monopoliser une surface de 9 mètres de long pour 5 m de large même si, en moyenne, une aire de 6 à 7 m de long et 3,5 m de large suffit. Cela dépend des marques de véhicules », ajoute-t-il.

Penser ressources humaines

Omia, qui participe notamment en Belgique à des projets de centres de reconditionnement VO, souligne par la voix de Lionel Rodrigues l’importance de choisir les bons prestataires pour trouver les solutions les plus à même d’optimiser la productivité. « Nous disposons d’un partenaire pour définir la surface dédiée à chaque activité et étudier l’organisation du flux de véhicule. » Car ce dernier doit passer par les postes lavage, expertise, mécanique, vitrage, carrosserie, esthétique et pneumatique au cours de son périple avant restitution ou remise sur le marché. « Nous procédons ensemble à une analyse en quatorze points qui aiguille les clients. Nous travaillons notamment avec des marchands de VO qui veulent créer leur atelier. Mais ils se heurtent aux problématiques de recrutement : trouver les ressources humaines adéquates doit être le premier sujet à adresser », insiste Lionel Rodrigues.

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À propos de l'auteur

Journaliste par vocation, diplômé du Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris en 2010, il fait ses armes dans la presse quotidienne régionale et nationale avant de s'orienter vers la presse automobile, d'abord grand public puis professionnelle.

Intéressé depuis tout petit par l'auto, il est spécialisé dans l'actualité du secteur de la réparation-collision et dans les réseaux de garages sous enseignes multimarques.

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