Carrosserie Réparation des plastiques

Le Cesvi privilégie la soudure au collage

A l’occasion du crash-test RCAR de la nouvelle Twingo électrique, le 12 octobre, le technocentre Cesvi France a mis l’accent sur l’intérêt de souder les plastiques plutôt que de les coller au moment de les réparer.

La soudure ne fonctionne « qu’en-dessous de 15 % de talc dans le plastique qui compose l’élément », selon Didier Cothet.

En présence de nombreux réparateurs et représentants d’assureurs, les techniciens formateurs Didier Cothet et Jean-Claude Demeulemeester ont exposé des arguments à même de convaincre les uns comme les autres : gain de temps et valorisation du taux de main d’œuvre. L’organisme de formation du groupe Covéa propose une formation dédiée à la réparation des plastiques, avec une demi-journée consacrée au collage, une autre demi-journée réservée à la soudure.

« 1 kg de bobine de plastique, soit 100 m de baguettes pour souder, coûte 50€ HT : le rapport matière/réparation est très faible. Or, plus de deux tiers des plastiques peuvent être soudés. A titre de comparaison, une cartouche de colle vaut 30 €. Sachant que la soudure demande trois à quatre fois moins de temps et pèse l’équivalent du temps de préparation au collage, le calcul est vite fait », insiste Jean-Claude Demeulemeester.

Des étapes à respecter

Moins coûteuse et plus rapide, la soudure exige un certain nombre de précautions. « Il faut d’abord reconnaitre le plastique concerné avant de se lancer : polycarbonate, polypropylène ou ABS (NdlR: acrylonitrile butadiène styrène) », souligne Didier Cothet, qui recommande aussi l’usage de chalumeau à air chaud pour fondre les baguettes de plastique une fois celui-ci identifié : 300° pour le polypropylène, 350° pour l’ABS.

Puis, « si la matière n’est pas identifiée, il faut faire le test avec une tige de chaque plastique pour voir laquelle accroche à la surface à souder », précise le formateur. Enfin, commencer par souder à l’intérieur de l’élément pour plus de solidité. « Il y a un vrai savoir-faire dans la soudure par rapport au collage. Et elle ne génère pas de surépaisseur puisque tout le plastique est fondu à l’intérieur de la cassure », ajoute Didier Cothet.

1 commentaire concernant “Le Cesvi privilégie la soudure au collage”

  1. Qu’importe la technique utilisée par le réparateur puisque ni l’une ni l’autre ne font l’objet d’une prise en charge par l’assurance : cela fait belle lurette que je n’ai plus de « nécessaire réparation » ou autre pour la réparation d’un élément plastique. A croire que ce que nous utilisons nous est offert par nos fournisseurs …. ??? On pourrait croire « qu’ils ne savent pas » qu’une réparation nécessite des matériaux, mais c’est un comble : ils suivent même des formations pour être informés des techniques ! CQFD on se moque bien des réparateurs : s’ils peuvent faire tout très bien et pour rien c’est parfait . Peine de vilain, compte pour rien !

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À propos de l'auteur

Journaliste par vocation, diplômé du Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris en 2010, il fait ses armes dans la presse quotidienne régionale et nationale avant de s'orienter vers la presse automobile, d'abord grand public puis professionnelle.

Intéressé depuis tout petit par l'auto, il est spécialisé dans l'actualité du secteur de la réparation-collision et dans les réseaux de garages sous enseignes multimarques.

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