FFC-Rivalis : derrière le partenariat, la mutation de la Fédération…

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Fin février, la FFC Réparateurs annonçait un partenariat avec Rivalis, un réseau de conseillers spécialisés dans le pilotage de TPE et PME. Pour sa première sortie devant la presse en tant que nouveau président de la FFC, Patrick Cholton en a précisé la teneur et apporté sa vision de la nouvelle forme que doit adopter la Fédération…

On en sait désormais plus sur le partenariat FFC Réparateurs et Rivalis annoncé à la fin du mois dernier. Rivalis, une entreprise créée en 1994 et ayant pour objectif l’aide des dirigeants de PME/TPE au pilotage de leur entreprise. Elle est constituée d’un réseau d’environ 200 conseillers répartis sur toute la France, anciens dirigeants d’entreprise eux-mêmes, ex-contrôleurs de gestion ou anciens directeurs administratifs et financiers. Elle accompagne aujourd’hui près de 9 000 entreprises. Concrètement, Rivalis se propose d’accompagner les professionnels en difficulté (mais pas seulement) à travers une méthodologie bien définie et un outil informatique qui se veut le tableau de bord de l’entreprise. Un duo autorisant le dirigeant à trouver des leviers de rentabilité encore non utilisés et à disposer d’une réelle visibilité en temps réel sur sa rentabilité, sa productivité, sa trésorerie… et donc in fine de sa marge de manœuvre pour éventuellement investir, embaucher, etc. En un mot «remettre en place une dynamique de performance», selon Bernard Pichon, conseiller Rivalis venu présenter le concept à la Fédération.
A travers ce partenariat avec la FFC, Rivalis propose ainsi aux carrossiers moyennant un coût initial variable selon le profil de l’entreprise de 1 590 à 2 000 € un premier diagnostic de l’entreprise et l’installation de l’outil informatique Rivalis. L’accompagnement d’une durée initiale de 24 mois s’opère par le biais de visites mensuelles de l’entreprise (350 à 450 €) par le conseiller Rivalis (le carrossier peut aussi joindre son conseiller à tout moment), ou pour d’autres types d’interventions : rendez-vous auprès des banques par exemple.
Actuellement en phase de lancement, Rivalis accompagne déjà une petite trentaine d’entreprises de réparation-collision. L’information circulant, elle devrait attirer d’autres professionnels selon Patrick Cholton : «nous estimons que sur le panel des 4 360 carrossiers interrogés il y a deux ans pour concevoir notre base ProDataCar, 2 à 300 d’entre eux seraient en difficulté…»

«Les fédérations se doivent d’évoluer»
Avec ce nouveau service pour ses membres, la FFC en général et sa branche Réparateurs en particulier entend élargir sa mission originelle d’organisation professionnelle. Dépassant le « simple » cadre de la défense des intérêts de ses membres ou, plus largement, de la filière, la FFC doit devenir un partenaire au quotidien pour ses membres. «Les Fédérations de demain ne seront plus les mêmes que par le passé, précise en effet le nouveau président de la FFC. Elles doivent aujourd’hui évoluer afin d’apporter une aide à ses adhérents. Elles doivent notamment s’appuyer sur des partenaires spécialisés. Cette mutation est nécessaire pour sauver l’ensemble de la filière et ses métiers.» Car le secteur va mal : «La LME n’est quasiment plus respectée poursuit-il. En cause, des problèmes de trésoreries aujourd’hui inexistantes en raison de cette crise qui n’en finit plus.» Ce type de nouveaux services est la première manifestation du repositionnement de la FFC pour être plus proche et plus efficace auprès de ses adhérents. Une première étape donc, qui en appelle d’autres… La deuxième arrive très bientôt : il s’agit de la présentation, à l’occasion du prochain symposium régional qui se tiendra à Lille le 15 avril, du nouveau logo et de la nouvelle communication de la fédération. Ce partenariat avec Rivalis doit ainsi permettre de pérenniser les entreprises des pros déjà membres de la fédération, mais aussi en capter de nouveaux…
Car la FFC souhaite aussi et surtout se montrer plus attractive. Car le monde syndical a entamé une véritable course contre la montre d’ici 2017, date à partir de laquelle les règles vont changer pour que ne subsistent que les organisations professionnelles disposant d’une représentativité au moins égale à 8% dans sa filière. A ce titre, la FFC, qui compte actuellement 1 800 membres, ambitionne de parvenir à 2 500 ou 2 600 membres.

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