Congrès ANEA 2014 – Table ronde « Big Data » : privilégier les bonnes données

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ANEA Hecquet Big Data

Cette année, la première table ronde du congrès de l’ANEA a fait la part belle à un sujet d’avenir qui se conjugue déjà au présent : le Big Data. Un flux gigantesque de données numériques fluctuant sur Internet et dont les acteurs de la réparation, du constructeur au réparateur en passant, bien sûr, par l’expert, doivent savoir se servir pour mieux servir leurs clients. Et aussi leur profession.

En bon maître de cérémonie, Philippe Ouvrard a ouvert la convention en présentant les thèmes des deux tables rondes de la matinée, «au centre desquelles on trouve forcément l’usager». Soulignant que «la réflexion actuelle, en matière de technologies numériques, semble porter sur la maîtrise de la masse colossale d’informations, devenue disponible, afin d’en extraire les connaissances utiles à notre activité», le président de l’ANEA a introduit celle sur le Big Data en présentant le sujet comme une révolution technologique, mettant à disposition une masse colossale d’informations en tous genres. Présenté comme une véritable mine d’or, le Big Data offre des perspectives gigantesques d’évolutions à la fois économiques, de services, stratégiques, de développements, etc., pour les entreprises. Une mine d’or qui expose, toutefois, à une somme de défis juridiques qu’Olivia Luzi, avocate spécialisée au sein du cabinet Féral-Schuhl, a présenté en préambule de la table ronde.

Concernant les experts, comme l’a souligné Philippe Ouvrard, «le Big Data est un outil technologique donnant accès à de grandes possibilités d’analyses et offre l’accès à de nouveaux marchés et services pour des clients que l’on cherche toujours à mieux connaître, afin de leur proposer une offre personnalisée». Ainsi, la table ronde a vu se succéder des intervenants aussi divers que Pascal Chaillé, directeur général de Sferen Réparation, Julien Hue, responsable télématique d’Amaline Assurance (maison-mère d’Amaguiz), Vincent Costet, chef de produit options et connectic car BMW Groupe France, Fabien Macé, Industry head geo entreprise chez Google France, et François Mondello, expert en automobile. Des penseurs et acteurs de l’utilisation adéquate du Big Data venus expliquer leurs différentes perspectives de travail.

ANEA Table ronde Big Data

Du négatif et du positif
Malgré d’évidentes promesses, la collecte de données (capteurs et autres boîtes noires) dans les véhicules, les GPS, les caméras embarquées, etc. et les moyens de diffusions, ont laissé dubitative une partie de l’assistance quant à leur réelle exploitation future. Jusqu’où le curseur peut-il monter sans venir atteindre la liberté individuelle des citoyens automobilistes, même si, comme l’ont défendu les différents interlocuteurs, c’est pour leur sécurité ? Ébauché dans ses grandes lignes et à travers quelques initiatives et projets internes, le Big Data reste encore un vaste sujet qui, pour l’instant, comme l’avoue sereinement François Mondello, représente une masse d’informations «qui dépasse largement nos besoins».

«D’après ce que j’ai entendu, j’en déduis deux aspects, a-t-il déclaré. L’un négatif, car le risque peut être de ne plus avoir besoin d’expert, au vu des informations que peuvent restituer les boîtes noires évoquées par BMW, par exemple. L’autre positif, car pouvoir disposer de données facilitant notre métier, bien entendu, j’y suis favorable», a-t-il ajouté. «Maintenant, nous nous sommes déjà inscrits dans cette démarche en collectant, analysant et mutualisant des données pertinentes via notre concentrateur à l’ANEA, a poursuivi François Mondello. Notre système est évolutif et d’autres outils devraient en sortir prochainement, afin de s’adapter à nos besoins et dans le but de répondre aux plus vite à tous nos clients.»

ANEA Big Data

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