Carglass prêche la réparation au cours des Repair Days

Du 4 au 15 juin prochains, Carglass co-organise les Repair Days avec le Réseau des Ressourceries, afin de sensibiliser le Français aux vertus de la réparation et de l’économie circulaire. L’enseigne de vitrage automobile s’arrêtera à Paris, Nantes, Bordeaux et Montpellier avec un “Repair Truck” dans lequel les consommateurs pourront déposer les objets dont ils souhaitent se séparer, mais aussi participer à des ateliers de réparation d’objets du quotidien et, bien sûr, assister à des démonstrations de réparation de pare-brise.

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Ne plus jeter ni remplacer, mais réparer ! Réparer pour garder, revendre ou donner. Durant deux semaines, entre le 4 et le 15 juin, Carglass va prendre la route et endosser le costume de héraut de la réparation et de l’économie circulaire. Tel est l’objet des Repair Days, organisés en collaboration avec le Réseau des Ressourceries, qui fédère 138 associations toutes chargées de récupérer des objets, en état de fonctionnement ou non, pour les réparer et/ou les revendre ou les donner. Les Ressourceries animent également des ateliers d’auto-réparation, où les consommateurs peuvent apprendre à réparer eux-mêmes leur petit électroménager, leurs meubles, leurs outils, etc. Pas leurs véhicules, en revanche.

C’est également ce que proposeront les Repair Days à Paris le 4 juin, à Nantes le 8, à Montpellier le 11 et à Bordeaux le 15 juin prochains. A l’occasion de cette première édition et de ses 30 ans, Carglass dépêchera dans chacune de ces villes un “Repair Truck”, un camion dans lequel tout un chacun pourra déposer les objets dont il souhaite se séparer et qui seront ensuite triés : ceux en état seront contrôlés puis revendus ou donnés par le Réseau des Ressourceries, ceux en mauvais état seront démontés en vue d’une revalorisation ou bien seront tout simplement réparés pour subir le même sort que les objets en bon état.

30% de réparation chez Carglass

AFFICHE REPAIR DAYSLors des Repair Days, des ateliers d’auto-réparation seront aussi proposés aux consommateurs venus avec leurs objets ou désireux de réparer ceux déposés par leurs concitoyens. Quant à Carglass, ses techniciens procèderont à des démonstrations de réparation de pare-brise. Ceci afin de valoriser l’engagement de la société spécialisée dans le vitrage automobile en faveur de l’économie circulaire. « Ce n’est pas pour rien que le slogan de Carglass met en avant la réparation avant le remplacement », souligne Eric Girard, directeur général de Carglass France.

Aujourd’hui, même si le DG estime que la proportion n’est toujours pas suffisante, 30% de l’activité de Carglass se fait sur la réparation de vitrages. Selon lui, réparer plutôt que remplacer répond à un triple enjeu pour Carglass : environnemental, d’abord, car la réparation occasionne 7 000 fois moins de déchet et réduit de 78% les émissions de CO2 ; économique, ensuite, car la réparation coûte quatre fois moins cher que le remplacement d’une vitre ; social, enfin, car réparer préserve l’activité locale, qui n’est plus délocalisable.

« La réparation d’un pare-brise prend deux à trois fois moins de temps que son remplacement et, de plus, le fait que nos techniciens puissent se déplacer directement jusqu’au propriétaire du véhicule au travers de tournées organisées s’avère plus vertueux sur le plan du bilan carbone, insiste Eric Girard. De plus, la réparation n’exige pas d’identification de la référence du pare-brise puisque le process est le même quel que soit le véhicule. » Mais celui-ci l’avoue : « il est difficile de créer le réflexe de la réparation chez le consommateur sans une communication incessante ; pourtant, près de 20% du parc roulant français a un pare-brise impacté, et l’on n’en répare que 30%… » Le potentiel est donc plus que présent.

Les Français convaincus par la réparation

En prévision de ces Repair Days, Carglass a commandé à l’institut de sondages OpinionWay une enquête intitulée “Les Français et la réparation des objets” (cliquez ici pour la télécharger). 1 004 répondants ont donc été sollicités en avril dernier. Et ce sondage OpinionWay pour Carglass a souligné que 82% de nos concitoyens préférait réparer ou faire réparer leurs objets plutôt que de les remplacer. S’il en va de soi pour la voiture, qui figure en première place du podium des objets perçus comme réparables selon 43% des personnes interrogées, il est également remarquable de constater que ce sont d’autres objets technologiquement complexes qui complètent ce podium.

En effet, l’ordinateur (42%) et les appareils électroménagers (35%) de type aspirateur, séchoirs, grille-pain ou batteur, entre autres, sont perçus aussi comme les plus réparables, loin devant le vélo, les meubles, les téléviseurs, bijoux, vêtements et autres chaussures… Même le téléphone mobile n’est considéré comme réparable que par 12% des sondés ! La faute, sans doute, à sa production massive, son évolution foudroyante et les offres couplées avec forfait, qui rendent son remplacement moins cher pour l’utilisateur final.

Vers une revalorisation de la main d’œuvre ?

Selon l’étude, 78% des Français achètent plus volontiers un objet s’il est réparable, pour des raisons économiques (62%) mais aussi “idéologiques” (58%) : réparer est un petit geste écologique aux grands effets, selon les conclusions du sondage. Le jetable deviendrait donc has been, selon l’analyse de l’étude. 1 Français sur 2 voit d’ailleurs le remplacement comme une contrainte imposée par le fabricant, ce qui est particulièrement vrai pour les Smartphones, tablettes tactiles et autres TV HD.

Pour l’auto, en revanche, les perspectives de réparation sont bien ancrées, selon l’enquête. Les pièces perçues comme les plus réparables par les Français sont, selon l’enquête, les ailes (77%), le capot (73%), le pare-brise (71%), le moteur (68%), la boîte de vitesses (68%) et même… les pneus (57%) ! Une bonne nouvelle pour les professionnels de l’après-vente, qui peut aider à mieux faire comprendre à leurs clients –du moins les plus écoresponsables– la revalorisation de leur main d’œuvre…

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À propos de l'auteur

Romain Thirion

Journaliste diplômé du CFJ de Paris, Romain Thirion couvre l'actualité automobile depuis 2011, et s'est spécialisé dans l'après-vente en 2012.

Particulièrement intéressé par les problématiques de réparation-collision, il suit les péripéties du secteur de la carrosserie et de l'expertise avec attention. Par ailleurs, il se fait fort de couvrir l'actualité des enseignes de centres auto, de réparation rapide et de pneumaticiens.

Depuis 2017, il est également président de l'Association des journalistes techniques et économiques (AJTE).

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