TEMOIGNAGE – Les dessous cachés de l’expertise auto

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Un expert automobile est venu témoigner des difficultés qu’il rencontre à faire son métier, en voulant insister sur les dessous trop méconnus selon lui de son activité. Un témoignage qui montre à quel point ce qu’il ressent rejoint ce que vivent les carrossiers. Un témoignage enfin qui vient compléter celui que nous publiions le 7 janvier dernier et qui, depuis, a déjà été lu… 16 280 fois sur ce site (au 28 août 2014) !

lecteur 110« Cette lettre aurait pu commencer par « Il était une fois… » si cela avait été un conte de fées. Mais la réalité de ce métier fut pour moi toute autre. Tout a commencé au début des années 2000, après avoir obtenu les diplômes nécessaires pour pouvoir prétendre intégrer un cabinet d’expertise en automobile situé dans la région parisienne. A cette époque, je voyais l’expert comme un « sachant » connaissant parfaitement le monde de l’automobile et maîtrisant les techniques de la réparation. La mise en route et ma période de stage se sont très vite accélérées car à peine plus de 8 jours après mon entrée dans le cabinet, mon patron me tendait chaleureusement une tournée de 25 véhicules à expertiser dans la journée. Ne rechignant jamais à la tâche, j’accomplissais les tournées du mieux possible en me conformant aux consignes qu’il me donnait.

« C’est à peu près à ce moment là que ma vision du métier d’expert s’est un peu différenciée. Car en voyant autant de véhicules en une journée, personne ne peut prétendre faire une vraie expertise tout en prenant soin de tout bien examiner !!!

« J’ai également appris non sans surprise que des consignes très particulières nous étaient données par les donneurs d’ordres (les assureurs pour les novices) pour que les réparations leur coûtent le moins cher possible (les fameux coûts sinistres). Il me fallait alors préconiser un maximum de réparations de pièces parfois dans des états désastreux afin de ne pas devoir les changer pour une raison de prix (même si la réparation n’était pas facile. De toute façon en cas de litige, ce serait le garage qui devrait en assumer le risque comme le disaient mes collègues!!!)

« Mon expérience grandissant , on m’initiait à préconiser au minimum les réparations (temps minimum alloué au réparateur au mépris des temps constructeurs), quitte à se brouiller avec ce dernier. Les chiffrages se faisaient toujours au moins cher et les temps de réparation faisaient toujours partie d’une rude négociation. Il nous fallait également établir les valeurs de remplacement les plus basses possible, quitte à léser l’assuré afin de ne pas trop faire monter nos coûts sinistres. Je n’imaginais pas que l’expert en automobile soit un marchand de tapis lorsque je me suis engagé dans cette voie. Mais j’ai dû faire avec cela tout au long de ma période probatoire (stagiaire expert).

« Le temps passant, les pressions n’ont fait qu’augmenter. Je voyais mon patron de l’époque se rendre aux fameuses réunions des compagnies qui, selon lui, ressemblaient plus à des conseils de discipline qu’à des rendez-vous utiles où on lui disait qu’il était mauvais puisque ses coûts de sinistres n’étaient pas en rapport avec la demande de ses mandants (assureurs).

« En discutant avec lui, ce dernier m’a d’ailleurs indiqué qu’il était très dur pour lui de refuser ces pressions car les assureurs n’établissaient jamais de vrai contrat de travail entre lui et eux mais qu’il s’agissait uniquement d’un partenariat les autorisant de ce fait à le résilier sans indemnité et à donner son secteur à un autre confrère!? Certains assureurs s’autorisaient même à adresser des courriers de recommandation et des tableaux de classements par note alphabétique (A,B,C,D, etc.) aux cabinets, histoire de leur mettre encore un peu plus de pression. C’est parfois avec une certaine résignation non dissimulée qu’il devait ensuite nous faire part des demandes toujours plus pressantes sur l’obtention des coûts sinistres toujours plus bas et donc sur la nécessité de mettre un peu plus la pression sur nos réparateurs quotidiens.

« Certains cabinets travaillant pour des mutuelles subissaient même parfois un « chantage à la lettre ». Je vous explique : ce chantage consistait pour la compagnie à attribuer selon le secteur d’activité un nombre de lettres de l’alphabet correspondant donc à un nombre potentiel de missions (de la lettre A jusqu’à la lettre G par exemple), tout en le menaçant de donner des « lettres » aux autres confrères concurrents si l’expert concerné venait à ne pas satisfaire aux coûts sinistres réclamés par l’assureur (donc une sanction financière déguisée), ce qui à mon sens n’était pas très légal… Ce genre de méthode digne du chantage me paraissait très injuste et sans prise en compte des spécificités de chaque secteur que nous faisions (banlieues « chaudes » par exemple). Il faut également parler des coups de fil des experts-conseils s’ingérant directement dans nos dossiers pour nous faire changer les valeurs attribuées (VRADE), afin de répondre aux différents besoins des seuils d’incontestabilité.

« Pour résumer, le beau métier d’expert que tout le monde voit de sa fenêtre ne ressemble en rien à un conte de fées et même parfois plutôt à un vilain cauchemar pour ceux qui le vivent de l’intérieur : horaires de travail de plus de 60 heures par semaine, pression psychologique, travail à finir à la maison car les semaines sont trop courtes, congés compliqués a prendre, vie de famille compliquée et même préparer son diplôme pour moi !!!! Et ce ne fut que pire une fois mon diplôme en poche car mes obligations et mes responsabilités n’ont fait qu’augmenter.

« Inutile de vous dire que toute cette pression que nous subissions, nous avions pour consigne de la remettre sur les réparateurs afin qu’ils ne nous facturent pas plus de travail que le minimum vital. Aujourd’hui les assureurs préconisent à tour de bras l’utilisation massive des pièces adaptables et de réemploi afin de faire baisser au maximum le coût des réparations. Tout cela pour vous donner un petit aperçu du contexte de ce travail qui, aujourd’hui, est devenu ingérable. A tel point que même nos représentants syndicaux sont pieds et poings liés auprès des donneurs d’ordres car ils occupent presque tous des postes d’experts-conseils auprès de ces mêmes assureurs.

« Alors, posons-nous la question : où est l’indépendance de l’expert en automobile demandé par le Code de la route dans tout cela ?? Le Code de la route le précise bien si je ne m’abuse (ART L326-6) en indiquant qu’il serait incompatible d’exercer toute profession d’assurance ?? Comment peut-on être à la fois juge et partie et où se situe cette limite quand on voit que BCA Expertise pratique a l’échelle nationale l’expertise alors que cette entité appartient entièrement aux assureurs ??

« Nous sommes aujourd’hui arrivés au même point que les carrossiers que nous avons martyrisés pendant tant d’années et qui subissent comme nous des résiliations d’agréments (résiliations de secteur pour les experts). Nous subissons tous aujourd’hui aussi la politique commerciale très agressive des donneurs d’ordres dont certains décideurs nous viennent directement de la grande distribution qui ne fait pas de sentiment et ne s’intéresse qu’aux bénéfices et non aux hommes qui les produisent… On a eu de la chance, car cet été, nous aurions pu être remplacés par les facteurs de La Poste avec leur projet DIGISHOOT… Alors estimons-nous heureux, chers confrères. Mais pour combien de temps encore ???

« Malgré tout cela, j’aime mon métier. Depuis quelque années, j’ai eu la chance de pouvoir l’exercer en toute indépendance et à mon compte, évitant ainsi de subir les pressions insupportables des donneurs d’ordres. Peut-être existe-t-il des solutions pour se passer des assureurs et, à nouveau, pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions ?? Eux, ils ont bien essayé de se passer de nous. Mais chuuuut : ne parlons pas trop fort car ils nous écoutent !!!

« Mon témoignage de ce métier n’engage que moi. Mais je suis sûr qu’un grand nombre de mes confrères, sans toutefois oser et pouvoir le dire, partagera ma vision des choses.

« Bon courage à tous.

David

Voir aussi sur le même sujet :

L’édifiante tribune d’un «expert ulcéré»…

Le très intéressant témoignage d’un jeune expert inquiet…

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9 Commentaires concernant “TEMOIGNAGE – Les dessous cachés de l’expertise auto”

  1. PEREIRA-SAGNA NATHALIE / 27 septembre 2018 á 12 h 34 min / Répondre

    C’EST QUAND MÊME INCROYABLE
    LE BCA A MIS EN GAGE A LA PRÉFECTURE MON VÉHICULE TOUT NEUF – UN EXPERT QUE JE N’AI JAMAIS VU
    NE M’A JAMAIS CONTACTE
    ET L’AUTRE EXPERT EST AUX ABONNES ABSENTS. JUSTE ECOEUREE JE NE LACHERAI PAS L’AFFAIRE

  2. UnmecvoléparBCA / 15 juin 2018 á 10 h 58 min / Répondre

    BCA expertise est en effet un cabinet de voleurs, non responsable je vais devoir payer de ma poche la moitié des réparations (shooté à l’arrière en moto il ne trouve pas normal que ma plaque et son support soient explosé…)

  3. personnel non qualifier et mal honnête après q’un expert de BCA EXPERTISE a expertiser ma voiture qui a subit une réparation chez norauto changement de courroie de distribution suite a cette réparation moteur hs malgré tous ça cette expert mandate par notre protection juridique c’est de cote de norauto je conseil tous le monde d’éviter se cabinet d’expert nous on va laisser tomber cette affaire on va porter plainte contre cette expert et le traîner on justice

  4. Bca expertise, des voleurs à la botte des assurances qui donnent 50 pour cent de la valeur de la voiture

  5. Je rassemble ici plusieurs de mes avis sur la question:
    [quote name= »astérix »]A quand le libre choix de l’expert indépendant et impartial par l’assuré?

    Impossible, une clause abusive dans tous les contrats dont se sont débarrassés les avocats d’ailleurs partiellement, puisque dans ce cas des tarifs dérisoires sont imposés, obligent les assurés à subir l’expert choisi de l’assurance.

    En outre ce dernier est souverain dans la possibilité de provoquer la destruction administrative définitive d’un véhicule SANS RECOURS POSSIBLE en préfecture dès le premier examen (cas des procédures VEI VE).

    Pourtant, il y en a des véhicules soit disant’techniquement non réparables » qui roulent maintenant à l’étranger, quand ce ne sont pas de pauvre réparateur français qui découvrent qu’il n’auront pas la carte grise une fois les travaux correctement finis.
    Autre anomalie de ces procédures: l’expert ou son cabinet peut lui-même, après des courriers tendancieux, laisser croire à l’assuré que c’est obligatoire au nom de tel article + préfecture etc, suivre les travaux. Il est ainsi JUGE et PARTIE.

    Le libre choix de l’expert indépendant d’un autre cabinet sans lien devrait être la règle, avec possibilité de contester le premier rapport, y compris sur le coté « techniquement non réparable » d’un véhicule.

    En effet toutes ces pratiques ont un fondement contraire aux pratiques démocratiques et républicaines françaises. Faut-il saisir le Conseil d’Etat?

    Si les assureurs doutent des expert indépendants exerçant en toute légalité choisis par les assurés, alors elles n’auraient qu’à organiser une contre expertise par un expert en droit d’exercer, puis d’aller soit en arbitrage ou en justice. On éviterait peut-être toutes ces manipulations d’experts conseils à la botte des assurances faisant du chantage à la mission dans les cabinets d’experts indépendants.[/quote]
    voir lien https://www.apres-vente-auto.com/actualite/5071-nouvel-accord-experts-reparateurs-la-piece-de-reemploi-preconisee
    puis [quote name= »astérix »]les engagements 5 et 8 portent atteinte à l’indépendance de l’expert.
    L’engagement 5 implique que l’expert est obligé de subir les conditions de facturation sans pourvoir informer les parties de la possibilité de réparer pour un moindre coût. C’est souvent le cas des concessionnaires de marque allemande qui pratiquent des tarifs outre-Rhin en ne respectant cependant pas les barêmes de temps court de leur marque, car en fait il soutraitent souvent à de pauvre et bons artisants sur lesquels ils margent, en leur laissant au final la responsabilité de l’ouvrage! Il aurait mieux valu aborder ce point numéro 5 sur le débat du coût global des réparations de chaque sinistre, lequel devrait être équitable et finalement indentique d’un réparateur à l’autre. En effet, il ne faut pas oublier que si les assurances paient trop c’est la prime des assurés qui va augmenter. Dans la pratique,si sur un secteur il faut en moyenne 400 euros pour un type de réparation donné, pourquoi, d’un coup chez le garage « jesuislemeilleur » il faudrait accepter 700 euros au prétexte qu’il impose ses conditions de facturation pour un même résultat?
    Le point 8 de cette charte met en évidence la faiblesse de l’indépendance de l’expert salarié de ce type d’entreprise constitué d’une pyramide de « petits chefs » à la française. Cela n’a pas échappé aux juges qui expliquaient (Trib.Inst. Caen – 9 décembre 1987 – Gazette du Palais 8 juin 1998 et note S.Chéron) [i]que les experts du BCA constituent une congrégation de spécialistes rémunérés par les compagnies d’assurance dont ils dépendent et que celles-ci ont tout intérêt à ce que les évaluations auxquelles ils procdèdent soient plutôt faible que fortes; »[/i]
    Je plains tous ces salariés entre le marteaux et l’enclume, qui se voient imposés, même en tant qu’expert diplômés, en toute violation de l’indépendance légale de l’expert, de laisser trancher leur différents par un « petit chef du siège ». Faut pas discuter car une mutation type militaire peut vite arriver…[/quote]
    [quote name= »Astérix »]Loi n°72-1097 du 11 décembre 1972 relative a l’organisation de la profession d’expert en automobile: « La qualité d'[b]expert en automobile est incompatible[/b] avec la détention d’une charge d’officier public ou ministériel, avec l’exercice d’activités touchant à la production, la vente, la location, la réparation et la représentation de véhicules automobiles et de pièces accessoires, avec [b]l’exercice de la profession d’assureur ou tous actes de nature à porter atteinte à son indépendance.[/b] »
    OR, voir bca.fr:
    [i] »nos clients [b]associés[/b] de BCA Expertise SAS :[b] sociétés et mutuelles d’assurance[/b] telles que : AVIVA, AXA, GMF, GAN, GENERALI, MAAF/MMA, PACIFICA, THELEM »[/i]
    Condamné précédemment en tant que GIE d’assurances, ce cabinet est maintenant l’associé des assureurs ce qui est incompatible avec la loi…[/quote]

    [quote name= »astérix »]Ce fameux Bureau Commun Automobile
    est en fait Bureau Commun Assureurs pour les expertises.
    La notion de coût moyen, dépôt de rapport avant fin de travaux pour raccourcir les délais, ainsi que tout type de statistiques (Tableau quotidien DPS: stat de Dépot Production et Stock de dossier), ça vient de leurs énarques et polytechniciens de bureau.

    Pas étonnant que ces pratiques internes aux assureurs soient appliquées aux cabinets indépendants, afin de rendre ces derniers corvéables à souhait.

    Pas de réaction des responsables syndicaux dont l’un est constitué principalement des salariés du BCA, et les autres dirigés par des experts conseils juges et parties pour les assurances.
    [/quote]

  6. Bonjour,
    Un témoignage qui aurait pu être grosso modo le mien. Expert auto depuis la fin de siècle dernier (199?..), je confirme la pression déloyale des assureurs sur les experts.

    Entendons-nous bien. Déloyale, pas par le fait qu’ils cherchent à avoir les meilleurs experts au meilleur prix, car cela est logique. Non. Déloyale par le fait qu’il nous est demandé de donner moins que le juste, voire moins que le minimum vital, pour une réparation, pour une valeur, au réparateur et au client.

    D’où ces appels pour nous demander de baisser une valeur de véhicule d’un sociétaire pour compenser une surcote prévue au contrat d’assurance….ou pour ne pas avoir un rapport à zéro euro pour pouvoir réclamer le forfait à la compagnie adverse responsable, quand nous n’avons retenu aucune aggravation de dommage au titre du sinistre… ou ces oublis volontaires de ne pas verser la surcote à un client sur un remboursement de véhicule s’il ne l’a pas expressément demandé…. bref, tous ces magouilles pour ne pas payer le du d’un préjudice.

    Alors effectivement, être à la botte de ces assureurs qui sont là pour encaisser les cotisations mais refusent de payer ce qu’ils doivent en empêchant les réparateurs, et maintenant les experts, de travailler au juste prix et honnêtement (je veux dire avec un certain fair-play), c’est de plus en plus invivable. Quand en plus, ils viennent nous apprendre notre métier en nous vendant leur formation professionnelle obligatoire….en nous expliquant qu’on est mauvais…quel bonheur!

    Bref, le pouvoir est là où est l’argent, c’est inévitable. Vraiment?

  7. Merci David…. La vérité n’est qu’histoire de temps, n’est-ce pas? Quand les consommateurs assurés et leurs organismes représentatifs vont-ils s’insurger contre ces manipulations financières éhontées et sur leur dos???

    Les experts, par appât du gain immédiat, n’ont pas voulu voir et la facilité pour les quelques pensants et dirigeants syndicaux étaient de se placer, ce qui reste d’actualité.
    Comment peut on intellectuellement se laisser ainsi manipuler par des petits pseudo directeurs de service indemnisation assurances et mettre à bas une noble profession….

    Se faisant, devenir complice de l’appauvrissement inéluctable d’une autre profession tout aussi respectable, les Réparateurs, est ignoble.

    Allez, assez des cireurs de pompes, prenons ensemble notre avenir en mains et rééquilibrons afin que ce ne soit pas les seuls assureurs qui s’enrichissent…Sur notre travail
    conjoint…! Réparateurs et Experts.

  8. Bravo pour ce témoignage qui est un parfait état des lieux de l’expertise aujourd’hui…

    J’ai commencé à la même époque et j’ai l’impression que c’est mon histoire, sauf que j’ai quitté le navire avant qu’il ne prenne l’eau pour me mettre à mon compte, sans pression, coût moyen,…

    Et ce n’est rien encore…; avec la création de Sferen, l’affaire Nobilas pour les réparateurs qui va avoir aussi des effets pour les experts, attendez de voir ce qu’il va se passer en 2014 pour ces derniers !!!

    Entre la baisse de la sinistralité, plus les pressions des mandants, il devrait y avoir pas mal de salariés de l’expertise sur le carreau (administratifs et experts)…

    La profession n’étant plus normalement défendue par ses instances syndicales qui ont mis le doigt dans l’engrenage au début des années 2000 en acceptant la fameuse EAD (expertise à distance), il n’y a plus moyens pour eux de faire marche arrière.

    Nos dirigeants sont eux mêmes patrons de cabinets, donc aux ordres des assureurs, comment être alors vraiment indépendants ?

    Il n’y a qu’à voir le cas BCA, organisme détenu par les assureurs depuis plus de 30 ans et qui fait de l’expertise à tour de bras, alors que c’est incompatible avec la profession…

    Bref, bravo David pour ce témoignage courageux qui résume très bien la situation et l’état d’esprit d’une grande majorité de la profession.

    La colère monte, tout doucement, mais elle monte.
    Vivement que les experts soient missionnés directement par le propriétaire du véhicule accidenté, cela me semble être le seul moyen d’être vraiment indépendant…

    Bon vent à tous

  9. c.bouillet@orange.fr / 13 décembre 2013 á 5 h 08 min / Répondre

    Intéressant

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