TÉMOIGNAGE – Le cri du coeur d’un carrossier (suite): « merci les syndicats! »

L’un de nos lecteurs-carrossiers dont nous avons récemment publié le témoignage a tenu à revenir sur une partie de ses propos. Il est donc logique que nous lui donnions la même place, d’autant plus que son témoignage initial avait suscité d’autres réactions (pour les revoir, cliquer ici)…

lecteur 110Après avoir un peu écorné le rôle des syndicats professionnels dans son précédent témoignage, « Gérard » souhaite revenir sur la véhémence de ses propos, à la lumière notamment de « l’amendement sur le libre choix » qui a ouvert une voie vers un rééquilibrage entre donneurs d’ordres et carrossiers.

L’hommage qu’il rend ainsi au travail des organisations professionnelles en général et à la sienne en particulier mérite d’être entendu. Il montre à quel point il est compliqué parfois pour ces « syndicats patronaux » de se faire entendre et se faire comprendre de leurs adhérents quand ces derniers exigent l’impossible : trouver une solution à leur problème spécifique et immédiat quand la mission d’une organisation professionnelle est avant tout de se battre pour défendre les intérêts généraux de toute une profession…

« Parfois on parle ou on écrit trop vite. Je voudrais parler de nos syndicats, à commencer par le mien. Je suis adhérent à la FNAA et je me suis permis de douter d’elle. Je voudrais demander à ses dirigeants de bien vouloir m’excuser de les avoir jugés trop laxistes. Je n’avais pas mesuré leur implication pour notre profession.

« En fait c’est parce que j’étais démotivé ; et c’est trop facile de leur reprocher de ne pas être à notre écoute et de ne rien faire. Car, si on prend le temps de se renseigner (chose que nous ne faisons pas assez, le nez dans le guidon oblige), on se rend compte que le travail fait est énorme : défense des adhérents, implication énorme au niveau du libre choix (quelle avancée !!). Sans oublier l’aide apportée aux différentes initiatives départementales : j’ai lu quelques articles sur votre journal.

« Voilà. Messieurs des différents syndicats représentants de l’automobile, connus ou inconnus de ma part, pardonnez mon ignorance. Je m’étais permis de juger sans avoir pris le temps de comprendre votre implication. Et surtout, merci pour ces énormes avancées.

« J’ajoute que parfois, la vie d’un syndicat passe aussi par une implication de ses adhérents. Une défense individuelle n’est pas bonne : on ne prend pas assez de temps pour donner une vie à nos régions et il est facile de se plaindre. Agissons ensemble et surtout avec nos animateurs de syndicats de régions. On ne le fait pas assez et croyez-moi, ils sont très demandeurs et animateurs, avec une aide précieuse pour notre profession qu’est l’automobile.

« Aujourd’hui et pour moi en tout cas, preuve est faite.

« Merci encore.

« Longue vie à vous (et à nous aussi).

Gérard

1 commentaire concernant “TÉMOIGNAGE – Le cri du coeur d’un carrossier (suite): « merci les syndicats! »”

  1. Sans vouloir jeter un pavé dans la marre, même si cette notion de libre choix est un pas majeur, il ne faut pas rêver, rien ne changera demain et le chemin est encore long…

    Les assureurs tissent un peu plus chaque jour leurs réseaux de réparateurs agrées et je ne pense pas qu’ils vont orienter leurs assurés hors ces réseaux.

    On peut faire confiance aux assureurs pour que le réseau soit largement favorisé dans les paramètres de choix laissés à l’assuré, entre le véhicule de prêt gratuit, la prise en charge des frais,…
    Bref, même si la Loi reconnait ce nouveau droit à l’assuré, il va encore falloir beaucoup de travail à ces derniers pour faire venir les assurés.

    Bon courage

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