TRIBUNE LIBRE – Libre choix : De la nécessaire Union Sacrée entre Réparateurs et Experts

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Au cœur de l’inhabituel remous suscité par la révélation dans nos colonnes de la note de la Matmut (plus de 10 000 pages vues sur notre site en moins de 10 jours !), cette tribune libre d’un expert, même si elle n’est pas exempte d’intentions militantes, nous a semblé en bien des points traduire le malaise que ressentent et manifestent discrètement nombre d’experts indépendants.

logo origine lecteur 0« Les réactions suscitées par la circulaire de MATMUT AMF augurent de façon précise les futurs agissements des assureurs en matière de gestion de sinistres automobiles.

« Sans commenter plus avant ces manipulations, l’information circule en la matière, les professionnels concernés doivent impérativement cheminer ensemble pour pouvoir continuer d’exercer librement.

« A ce sujet, les réparateurs parlent quasiment à l’unisson via leurs différentes représentations syndicales, FNAA, CNPA et FFC. L’organe experts, ANEA, semble bloqué dans un mutisme assourdissant ; l’UPEAS, syndicat du BCA, lui, observe en espérant peut-être récupérer cette clientèle mutualiste, SFEREN (MATMUT-AMF, MAIF et MACIF, soit 27% des collisions) qui lui échappe encore.

« Toutefois, les experts ne doivent pas supporter plus longtemps ces entraves permanentes au libre exercice de leur métier dans la légalité appliquée enfin.

« C’est pourquoi les lobbies marchent à plein régime pour empêcher un syndicat naissant d’exister : le SNDEA, Syndicat National des Experts en Automobiles. Pourtant, un syndicat réellement indépendant ne se souciant que du métier et de son armada législatif non respectée, est plus que nécessaire aujourd’hui.

« Les existants démontrent de façon permanente leur dévouement total aux assureurs, ayant consciemment «vendu» leurs âmes et celle de leur métier.

L’expert ne peut plus servir en minimisant systématiquement le montant de l’indemnisation due aux assurés, tant les dommages que les valeurs des véhicules. Il en va de sa crédibilité technique. Il doit s’affranchir de considérations économiques qu’il ne maîtrise pas, pour la grande majorité de cette population libérale.

« Chacun a en mémoire l’historique de cette perte de crédibilité des experts. Or, aujourd’hui, les réparateurs vont probablement parvenir à activer une intersyndicale pouvant s’exprimer avec force et vigueur face aux assureurs, en dénonçant les multiples dérives existantes et à venir.

« Une union sacrée avec les experts, redevenus réellement indépendants, est une clé pour que ces deux professions puissent prendre en mains leur avenir.

« Les rôles de chacun sont clairs, les textes de loi les encadrent et même les régissent. Rien n’est à inventer, tout est écrit, légiféré et promulgué : pourquoi avoir peur de les faire appliquer !?

« L’assureur assure –et il sait bien le faire– le calcul du risque ; l’indemnisation du sinistre et son entreprise est florissante, si-si ! Même les tempêtes ne le font qu’à peine vaciller ! C’est son métier et il sait le faire jusqu’à aujourd’hui. Néanmoins, c’est en écrasant, en avilissant Réparateurs et Experts qui, eux, sont en chute libre de rentabilité.

« Nulle révolution n’est envisageable ; mais l’Union Sacrée doit permettre à tout un chacun de faire levier pour que tous retrouvent le chemin de la sérénité dans un contexte économique équilibré.

Un Expert

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«Les existants démontrent de façon permanente leur dévouement total aux assureurs, ayant consciemment «vendu»leurs âmes et celle de leur métier.

«Chacun a en mémoire lhistorique de cette perte de crédibilitédes experts. Or, aujourdhui, les réparateurs vont probablement parvenir àactiver une intersyndicale pouvant sexprimer avec force et vigueur face aux assureurs, en dénonçant les multiples dérives existantes et àvenir.

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2 Commentaires concernant “TRIBUNE LIBRE – Libre choix : De la nécessaire Union Sacrée entre Réparateurs et Experts”

  1. Je n’ai rien contre le SNDEA qui semble effectivement avoir beaucoup de mal à se faire connaître… Mais quel n’est pas mon étonnement de voir cet expert faire valoir sa réelle indépendance, mais par rapport à quoi?

    Pour info, il existe depuis plus de dix ans le SEI (Syndicat des Experts Indépendants), facile à trouver sur le net, qui regroupe des experts « vraiment » indépendants (c’est-à-dire qui ne travaillent plus pour les assureurs). Car théoriquement, un expert doit être indépendant, c’est-à-dire n’avoir aucun lien ou intérêt avec l’assureur.

    Je rappelle à ce propos que le BCA, regroupant plus de 400 experts, est détenu via son capital par des assureurs!!!
    Comment se fait-il que cette anomalie perdure depuis tant d’années??? Pour être vraiment indépendant, un expert auto ne devrait pas être missionné par les assureurs…
    En effet, comment voulez-vous faire valoir l’indépendance réclamée par la Loi quand un cabinet vie à plus de 95% via deux ou trois assureurs?

    Certes, il n’y a aucun contrat écrit (forcément), mais l’expert est malgré tout tenu par l’assureur via un volume de travail « garanti », si les résultats sont bons… Ce lien implicite fausse la donne et tant qu’il existera, le problème va perdurer.

    Le pire, c’est que les assureurs pensent faire des économies en mettant la pression sur les experts et les réparateurs. Mais dans les faits, malgré une légère baisse de la sinistralité, le coût de la réparation augmente…

    Bref, pour régler ce problème de dépendance entre les assureurs et les experts, il n’y a qu’une solution : donner à l’assuré victime d’un sinistre le droit de choisir son expert ! Le travail de l’expert sera identique, son indépendance préservée.

  2. Mes chers confrères ,

    Comment doit-on prendre l’absence de réaction de l’ANEA??
    Ont-ils peur ou sont-ils déjà tous asservis et à la botte des assureurs pour conserver leurs propres intérêts personnels (beaucoup le pense à présent dans la profession?

    Je suis pour ma part très déçu de l’ANEA et je ne compte maintenant plus faire partie de ce syndicat, vu l’absence total de réaction pour la défense de notre profession.

    Au vu de ce qui se passe à présent dans notre profession, chacun de nous va devoir faire des choix pour retrouver sa liberté ou continuer à servir aux mépris des lois des financiers qui nous écrasent!!

    Je suis pour ma part favorable à une union avec les réparateurs afin que tous le monde puisse de nouveau travailler correctement et sans pression.

    L’assureur doit reprendre sa place de régleur de sinistre et non plus faire de l’ingérence dans nos sociétés pour s’enrichir sur notre dos.

    Il est grand temps de se séparer d’une pression financière devenue ingérable au quotidien pour l’ensemble de nos professions juste pour que nos financiers puissent un peu plus s’enrichir sur le dos de tous sans forcément que cela puisse profiter à l’assuré qui, la plupart du temps, n’est au courant de rien. Même pas de l’emploi des pièces d’occasion dont il devrait pourtant donner son accord avant utilisation!! Ah oui, c’est vrai: c’est pour l’écologie!!! (Traduction: économie pour l’assureur qui réglera une facture moindre).

    Si seulement cela servait à sauver des véhicules de la mise en épave, ce serait louable; mais les dérives sont si courantes de la part des experts mandatés par les assurances que cela devient une habitude quotidienne pour faire baisser leurs coûts sinistres et se faire bien voir de leurs mandants (toujours plus d’économie pour l’assureur sans contrepartie pour l’assuré qui ne paye pas moins chère sa prime d’assurance!!!)

    Alors arrêtons de nous tirer des balles dans le pied et reprenons les rennes de notre métier qui consiste à être des experts en automobile indépendants, choisissant contradictoirement une vraie méthode de réparation avec le réparateur, en pensant juste à la sécurité des usagers et plus aux portefeuilles des assureurs qui devrons régler la note. Car après tout, ils encaissent des primes pour cela, non??

    Profitons du soutien de toute les fédérations pour retrouver notre vrai rôle et notre fierté trop longtemps bafouée.
    Courage chers confrères il est temps de libérer notre profession. Alors osons!

    Bon courage

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