Carrosserie Coronavirus

La FFC réclame un coup de pouce des assureurs envers les carrossiers

S’appuyant sur une étude commandée au GiPA, la FFC a contacté Florence Lustman, présidente de la FFA afin de lui faire part des attentes des carrossiers-réparateurs suite au bouleversement économique engendré par le Covid-19. Parmi les requêtes exprimées, la prise en compte de la pandémie dans les catastrophes naturelles.

Dernièrement, la Fédération Française de la Carrosserie (FFC) a demandé au GiPA de réaliser une enquête intitulée “Professionnels de la Réparation-Carrosserie et Impacts du Covid-19” (voir ici). À la suite de son analyse Patrick Nardou, président de la branche Mobilité Carrossiers-Réparateurs s’est adressé dans un courrier à Florence Lustman, présidente de la Fédération Française de l’Assurance (FFA) pour l’informer des requêtes des carrossiers-réparateurs suite au Covid-19.

Couverture, prise en charge et participation

Ce courrier précise que, bien entendu, cette pandémie qui touche le monde entier impacte les carrossiers-réparateurs, notamment ceux membres de la FFC. L’enquête du GiPA fait donc ressortir les vraies attentes des professionnels face aux assureurs. Ainsi, on peut retenir que :

  • 68% réclament que les assureurs considèrent dès aujourd’hui la pandémie dans la clause des catastrophes naturelles pour être couverts par l’assurance perte d’exploitation de leur contrat en 2020.
  • L’ensemble des interrogés souhaitent une prise en charge des frais de décontamination des véhicules des assurés ou sociétaires ainsi que des véhicules de prêt qui leur sont confiés.
  • Ils demandent aussi une participation aux frais de service à domicile qu’ils vont devoir effectuer en attendant le retour de la confiance des clients qui n’oseront pas se déplacer pour réparer leur sinistre.
Le dialogue reste ouvert

« Nous serons aussi attentifs au respect de l’application de l’avis N°16-8 du 12/02/16 de la Commission des Pratiques Commerciales que nous avons initiés, à savoir la baisse des remises de pieds de facture liée aux clauses volumétriques des contrats d’agréments. Nous comptons sur vous pour que les frais de gardiennage des véhicules bloqués dans les carrosseries soient bien pris en compte pour toute leur durée et non pas uniquement sur la durée technique liée à la réparation », précise encore P. Nardou.

Si la FFC s’adresse ainsi à la FFA, c’est dans le but d’accompagner les entreprises et les salariés du secteur, très préoccupés par le maintien des emplois et du tissu de proximité. L’appui de la présidente de la FFA est donc essentiel pour convaincre les assureurs. Toutefois, comme le précise P. Nardou, le dialogue reste ouvert entre les parties.

1 commentaire concernant “La FFC réclame un coup de pouce des assureurs envers les carrossiers”

  1. Avatar François BARDE / 4 mai 2020 á 19 h 30 min / Répondre

    Si nous devions exiger quelque chose des assureurs, c’est bien sur d’autres points essentiels sur lesquels si peu se sont vraiment engagé avant que ne survienne cette pandémie…
    Dans le cas présent, la première demande ne peut en aucun cas être formulée ainsi. Le régime légal de Catastrophe Naturelle exclut de fait toute pandémie, guerre, effets de l’atome et j’en passe.
    Pourquoi donc ? Simplement parce que ce risque n’est pas mesurable en l’état de nos connaissances actuelles. Il ne s’est jamais produit ! De plus, aucune compagnie d’assurance quelle que soit sa forme juridique n’est en mesure d’assumer seule un tel coût global. Pour mémoire, les assureurs sont eux-mêmes « assurés » pour les risques graves par des « réassureurs », la plupart étant d’ailleurs étrangers… Donc, quand bien même pareille garantie existait, il ne faudrait certainement pas compter sur une sorte « d’esprit civique national ». Seule l’application des règles de Droit des contrats serait la règle.
    Au surplus, le risque de pandémie a bien fait l’objet d’études entre assureurs et réassureurs il y a quelques années. Mais, compte tenu de l’impossibilité de mesurer les coûts, donc de définir une prime mutualisable et… supportable financièrement par les clients, le sujet n’avait pas été poursuivi.
    Qu’aujourd’hui les entreprises demandent une participation des assureurs à l’effort national est légitime. Encore faudrait-il que les assureurs puissent connaître les vrais gains nets qu’ils auront réalisés sur les baisses de sinistralité consécutifs à la pandémie. Celle-ci étant loin d’être terminée, on peut quand même saluer les sommes versées dans le fonds commun lequel est appelé à être encore alimenté dans le futur poche.
    Mais de grâce, cessons de réclamer une « perte d’exploitation » quand celle-ci est une appellation réglementée et consécutive uniquement à la perte de marge brute à la suite d’un SINISTRE GARANTI !
    Les règles qui régissent les assurances en France et dans la CEE sont très encadrées notamment avec la loi SOLVENCY II. Sans entrer dans son détail, il est impossible aujourd’hui d’exiger des sommes non disponibles chez les assureurs dès lors que les réserves dont il s’agit sont obligatoires et destinées à garantir… la solvabilité des compagnies.
    Pour les deuxième et troisième demandes formulées, celles-ci sont plus que légitimes et méritent d’être suivies d’effets dans la prise en charge par les assureurs.
    Le temps perdu dans la bataille contre ces mêmes assureurs pour qu’ils paient ce qu’ils doivent aux clients et, par là même aux professionnels de la réparation, les batailles non menées du RECOURS DIRECT et autres agréments farfelus prônés par les uns et décriés à juste titre par les autres pèse aujourd’hui très lourd dans les comptes d’exploitation.
    Les batailles ne se reportent jamais…

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