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Pièces de réemploi et réparateurs: des réalités trop oubliées

Nos lecteurs réparateurs ont des choses partinentes à ajouter à notre article sur l’enquête de 60 millions de consommateurs leur reprochant d’être réfractaires à l’offre en pièces de réemploi. Voilà donc leurs commentaires, qui montrent pourquoi ils sont légitimes à résister à l’obligation et souvent dans l’intérêt des consommateurs. Des contributions déjà complétées par 4 nouveaux lecteurs !

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Qu’ils enlèvent l’obligation de résultat du garagiste on se fera un plaisir de monter n’importe quoi sur les voitures tant que cela ne touche pas à la sécurité.

Pour la carrosserie, que les experts prennent en charge la remise en état de la pièce d’occasion.

Roy

 

Les grossistes en pièces détachées s’occupent de leurs clients très correctement. Exemple : 4 livraisons journalières, des équipes performantes de magasiniers, des commerciaux présents sur le terrain. Donc un service de qualité pour professionnels.

Malheureusement, rien de tout cela avec les revendeurs de pièces de réemploi très souvent incompétents. Et je ne parle pas des services rattachés. Voilà pourquoi on ne peut pas travailler avec des gens insuffisamment professionnels.

Jean-Luc Comte

 

Trouver de la pièce d’occasion prend beaucoup plus de temps qu’acheter de la pièce neuve ou reconditionnée.
Les recycleurs répondent souvent sans avoir étudié la demande détaillée qu’ils ont reçue. 1 sur 2 n’a pas la bonne pièce et on est chanceux quand la pièce livrée ne nécessite pas une remise en état. Sans parler du délai car elle vient parfois du bout de la France.

Pendant ce temps, le chantier est bloqué et le client monopolise votre véhicule de courtoisie. Qui paie ?

Pièces mécaniques : poser des alternateurs ou démarreurs d’occasion est une hérésie. La réparation (garantie) ou l’échange standard ne coûtent pas plus cher.

Tout ça, le client le comprend bien quand on lui explique.

Malheureusement, il se fait souvent endormir par des experts sous influence des assureurs.

Les grands gagnants sont les assureurs car la prime reste la même pour le client !

Garage l’Auto Pop

 

Il y a de quoi se poser la question quand tu montes 3 alternateurs d’occasion avant de trouver celui qui fonctionne, mais tu ne factures qu’un seul montage !

il n’y a pas de garantie main d’œuvre sur les pièces d’occasion.

Automobile Du Clos

 

Tout à fait d’accord avec Automobile Du Clos avec, en plus, une durée de vie amoindrie et la non satisfaction du client qui, pour une économie, en tiendra rigueur au garage vendeur !

Attention : quelquefois, la pièce d’occasion est issue du marché de l’adaptable.

Le pire est la pièce de carrosserie : déshabillage et remise en état aux frais du carrossier réparateur !!!

Pascal Faure

 

pour les pièces de réemploi, nous ne les proposons plus car les assureurs les préconisent mais ils ne payent pas le déshabillage et la préparation pour pouvoir monter une pièce dans les règles de l’art ; déjà qu’ils nous imposent des tarifs indécents, des remises sur pied de facture etc., etc.

Il faut être payé pour pouvoir travailler…

M. Teston

5 commentaires concernant “Pièces de réemploi et réparateurs: des réalités trop oubliées”

  1. Ne pas oublier que la pièce de remploi se dit écologique!
    Quid du transport des différentes pièces expédiées de différents endroits alors quand commandant neuf au même endroit on bénéficie du transport groupé?
    Mais c’est bien connu que le transport à l’unité ne pollue pas!
    Sans compter les retours avec les erreurs de pièces!
    Écologie!?
    N’allez pas me dire que nos gouvernants avait omis cette partie du puzzle!

    NdlR: ils l’ont évidemment oubliée, ou plutôt ils l’ont occultée au profit de l’image d’économie et de pouvoir d’achat. Ils ont probablement pensé que la filière s’organiserait sous l’impulsion de la loi, ce qui est d’ailleurs en cours. Mais ils n’ont pas voulu voir que le marché de la pièce d’occasion resterait marginal par définition (les pièces les plus demandées sont aussi les pièces les plus détruites ou les plus rares), ni que cette réalité génèrerait de la frustration chez les consommateurs et donc une mauvaise image des réparateurs…

  2. Hib666 omet la réalité économique que vivent les professionnels (Ndlr: voir commentaire ci-dessous)… En effet le temps passé par les collaborateurs pour rénover une pièce comme le faisait son grand-père étant de plus en plus cher (pénurie de main d’œuvre donc hausse de ce coût), l’intérêt du client est bien la préoccupation du professionnel qui ne va pas facturer une pièce de réemploi plus cher qu’une neuve!!

    Par ailleurs, le bon gestionnaire qu’il est ne va pas non plus rogner sa marge au risque de mettre son entreprise en difficulté. Car n’oublions pas que les entreprises ont besoin de faire de la marge pour payer leurs collaborateurs, leurs charges et leurs fournisseurs! Et au temps du grand-père il y avait encore des marges confortables…

    La réalité économique quotidienne de tous les professionnels doit être prise en compte. Et la préoccupation des intérêts du client est forcément dans la tête de ces mêmes professionnels, n’en doutons pas!

    Ndlr: 🙂

  3. Affirmer que les professionnels refusent la pièce d’occasion dans l’intérêt du client c’est se moquer du monde. L’obligation de résultat n’a rien à voir : les pièces de sécurité n’entrant pas dans le champ de la Loi précisément pour ce motif. Un des commentaires de plaint de démonter 3 fois un alternateur, un alternateur ça se teste ! Encore faut-il maîtriser la procédure. Une pièce ça se teste. Et oui ça se remet aussi en état. Cette profession a cédé depuis des années à une facilité mercantile et redécouvre qu’il y a 30 ans en arrière un garagiste réparait et allait se servir en casse auto, comme le faisait mon grand père ou mon père qui allait jusqu’à fabriquer une pièce interne quand elle n’était pas disponible. Celui qui ne le faisait pas et se contentait pour son bénéfice personnel de monter de la pièce détachée n’était pas un garagiste mais un centre auto… Voilà pourquoi je fais ma mécanique moi-même, pourquoi je vais jusqu’à démonter une pièce quand les parties internes sont remplaçables et pourquoi je ne confies jamais mon véhicule en réparation. Et je ne suis pas le seul à y arriver quand je vois le monde présent chez mon casseur local. Quand au tarif il est librement négociable et quand le neuf ou le reconditionné est moins cher alors je sais quoi faire. Étrange que des professionnels en soient incapables.

    Ndlr: merci pour cet intéressant avis de consommateur. Quand les commentaires des réparateurs parlent d’obligation de résultat, ils ne pensent pas aux pièces de sécurité, mais plutôt à la fiabilité incertaine d’une pièce d’occasion comme à l’absence de garantie; ou au temps d’attente; ou à la mauvaise référence fournie par le circuit d’approvisionnement en PIEC (le nombre de références d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui du bon vieux temps); ou à la pièce de carrosserie qui nécessite une remise en état préalable parfois difficile à facturer à l’assureur et encore plus au client… Autant de réalités qui n’ont pas été prévues par le législateur et qui sont autant de contretemps, de surcoûts et donc de reproches qui sont faits au réparateur par son client qui, lui, vit logiquement dans le même monde simple et parfait qu’a rêvé et promis un législateur qui n’a guère voulu entendre les avis des professionnels durant l’élaboration du texte…

  4. En tant qu’expert, je n’impose pas de pièces de réemploi. La plupart du temps, c’est le Reparateur qui les propose parce qu’il a un fournisseur avec qui ça va bien, et que la facturation est à 70% du prix du neuf, donc avec une marge permettant de couvrir les éventuels petits accros. Surtout que les portes et pare-chocs sont vendus et livrés complets avec leur grille, vitres.., mais que la facturation au détail permet de facturer en détail de tous les éléments vendus en lot. Donc le réparateur y trouve son intérêts. Après c’est parfois le client qui y trouve son compte pour que son véhicule reste réparable. Le tout est d’avoir un fournisseur serieux pour avoir la bonne pièce, de qualité, et dans un délais correct. En ce qui concerne ce délais, on a parfois plus d’attente sur du neuf (PC ar de classe A par ex….). Après, pour un démarreur ou un alternateur, pas évident d’avoir le bon modèle ni que ce soit rentable. Plus sûr de la grosse pièce de carrosserie constituée de plein de petites pièces, vendue en un seul lot (pare-chocs ou porte, hayon…)

  5. Les commentaires sont édifiants. La pièce de réemploi est un sujet très complexe. L’imposer aux réparateurs par le biais de assureurs ou d’un texte de loi ne passera pas.

    La pièce de réemploi doit rester sur ce qu’elle était par le passé. Mais le plus gros souci aujourd’hui est que, souvent, des pièces neuves sont moins chères ou reviennent moins cher (Vs traitement et durée de vie…) que des pièces d’occasion.

    S’il n’y a pas de gain financier, voire même un surcoût avec une fiabilité moindre, je ne vois pas comment cela pourrait décoller…!

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