Autodistribution/TowerBrook: c’est signé !

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Depuis vendredi dernier, l’Autodistribution est bel et bien sortie d’affaire : TowerBrook Capital Partners est devenu le repreneur du leader de la distribution. Il est sorti vainqueur d’un épuisant mais fructueux marathon consistant à renégocier âprement la dette des holdings Parts Holdings et Autodis avec la trentaine de banques créancières. Il semble qu’Investcorp demeure un temps au moins dans le capital du nouvel ensemble…
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« Homepage » du site de Towerbrook

 

Voilà qui va bien sûr finir de soulager les nombreux fournisseurs qui continuaient à livrer la centrale la peur au ventre, puisque dans l’impossibilité de réassurer leurs encours, notation Coface dégradée oblige. Elle va en revanche stresser les autres, qui avaient préféré, bon gré mal gré, suspendre ou limiter prudemment leurs relations commerciales avec l’AD…
Car l’Autodistribution a ainsi dû se tourner en catastrophe vers d’autres fournisseurs qui, eux, ont su –ou pu– jouer l’avenir en blanc et rouge. Les trains ratés de ces dernières semaines ne se rattraperont pas facilement, engagements pris dans l’urgence par l’AD obligent, là aussi…

TowerBrook : des sous et des hommes

TowerBrook devient ainsi le nouveau «patron» de l’Autodistribution. Les détails du nouvel actionnariat et des sommes investies ne sont pas encore connus. Il faudra encore plusieurs semaines pour sortir de la procédure de sauvegarde. En tout cas, la dette contractée dans le cadre du LBO (plus de 700 millions d’€) va substantiellement fondre, assainissant la situation financière du groupe.
Peu connue dans le monde automobile, TowerBrook avait recruté fort à propos deux «pointures» automobiles en octobre dernier, Olivier Roux et Gerd Siekmann. Ils se sont tous deux illustrés ensemble de 1998 à 2007 dans la reprise, le redressement et la revente du groupe de distribution italien Rhiag (430 millions d’€ de CA), un homologue transalpin de l’Autodistribution. Ils connaissent le marché de la distribution indépendante et seront donc prompts à prendre les commandes.
Il ne faut toutefois pas s’attendre à ce qu’ils abdiquent les rigueurs de leur culture financière au seul profit du redéploiement de la vieille dame de Morangis maintenant débarassée du surpoids de son endettement. Même si sa reprise est probablement une bonne affaire pour TowerBrook (et même si les résultats opérationnels de l’Autodistribution sont bons), les retours sur investissement les plus courts, surtout en ces temps troublés, sont plus que jamais les meilleurs…
Jean-Marc Pierret

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