Equipementiers: belle année 2010

Claude_Cham.jpegClaude Cham, le président de la Fiev interviewé hier dans le cadre du «face à la presse» d’AutoK7, le reconnaît volontiers: par rapport à cette catastrophique année 2009, les chiffres sourient logiquement mais sans retrouver les sommets des années 2007/2008.

Atterrissage en douceur
Reste qu’il ne boude pas son plaisir de voir les fournisseurs de l’automobile retrouver des couleurs. cette bonne tenue devrait selon lui perdurer au moins au 1er semestre 2011: «les pouvoirs publics ont progressivement réduit les aides à la vente des véhicules neufs, permettant aux équipementiers de sortir en douceur de la période que nous venons de traverser», explique-t-il. Le moteur d’un 1er semestre soutenu? Le retour à un marché naturel, donc à un mix plus normal des ventes VN: «Certes, les primes à la casse sont terminées; mais le marché devrait se maintenir en valeur: les achats des ménages vont se réorienter vers les véhicules de milieu/haut de gamme, plus porteurs de marges et de valeur ajoutée». Mais peut-être pas durablement: interrogé sur le 2ème trimestre 2011, il se reconnaît «plus circonspect»…

Les enjeux de la PFA
Autre motif de satisfaction du patron de la Fiev: la PFA (plateforme de la filière automobile) se met en place et avance bien. «C’est l’outil qui doit nous permettre de poursuivre le traitement de surcapacités structurelles qui demeurent importantes» souligne-t-il en rappelant que le tissu industriel automobile reste dramatiquement surdimensionné et en déficit de modernité. «en 2004, l’industrie auto était structurée pour produire 3,7 millions de véhicules; on n’en produit plus que 2,2 millions», constate-t-il. Et rien ne devrait changer dans les années à venir. «il faut donc que la PFA poursuive ses efforts dans le cadre d’une parfaite cohésion entre l’Etat, la filière et les constructeurs pour faire naître une industrie équipementière plus moderne, plus solide et plus exportatrice».
Cela va prendre du temps, concède-t-il, en restant à la fois optimiste et conscient de l’urgence. «Pour concrétiser notre volonté de voir l’industrie auto française revenir au premier plan mondial, il faut que l’essentiel du travail soit fait dans les 3 ans et surtout qu’il commence à porter ses fruits dans les 18 mois»…

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La rédaction