Equip Auto 2015 : ce sera «Nein» pour Bosch !

Il est des absences sur Equip Auto qui -si elles se confirment toutes- ne manqueront pas de faire s’interroger. A commencer par celle du géant allemand Bosch qui a décliné l’invitation pour cette édition 2015 ! De même que ZF ou encore Mann + Hummel…

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Mario Fiems, directeur du salon Equip Auto, a récemment livré un rapport d’étape sur la commercialisation de l’événement. Avec comme info principale la défection d’un exposant-phare en la personne (morale) de Bosch… «Une décision du groupe», s’est-on borné à nous confirmer.

Bien sûr, cette perte sèche tant en termes de surface que de budget devrait être compensée. Il reste encore six bons mois de commercialisation pour l’organisateur, qui souligne à juste titre qu’à ce départ répondent quelques arrivées. Continental fait ainsi son grand retour sur la manifestation tandis que d’autres équipementiers sont pressentis pour reprendre pied à Villepinte. Au-delà, Mario Fiems ne cache d’ailleurs pas que «si l’heure est davantage la stabilisation des surfaces des stands, c’est à nous d’aller chercher de nouveaux exposants».

Reste qu’Equip Auto perd indubitablement un pilier : idéalement placé à l’entrée du hall 5, le stand “Kathedrale” de Bosch a toujours constitué, de par les innovations présentées et les animations qui s’y déroulaient, un véritable pôle d’attractivité du salon pour tous les réparateurs et les distributeurs venus à Villepinte. Un incontournable.  Mais à un autre exposant, malheur est bon : c’est Autodistribution qui viendra remplir cet excellent emplacement laissé vacant par Bosch…

Cette absence n’est en outre malheureusement pas la seule : ZF fera également défection, ainsi que Mann + Hummel. Les grands équipementiers allemands boudent-ils la France ? Pas tous : Hella, lui, sera là et bien là. Valeo, déjà absent lors de la précédente édition de 2013 – et ce malgré un millésime où il aurait pu fêter ses 90 printemps sur LE salon de SON marché domestique-, n’a pas davantage répondu à l’appel cette année. En tout cas pas pour le moment. Et en tout cas pas dans le format traditionnel d’un exposant mettant traditionnellement en lumière ses nouveautés sur un stand tout aussi traditionnel…

Assurer une bonne représentativité

Toujours est-il qu’à six mois de l’ouverture des portes du salon, la tendance apparaît globalement positive : plus de 70% de la surface totale du salon (100 000 m²) sont en effet d’ores et déjà réservée par environ 800 exposants, pavillons étrangers compris. Plusieurs pôles d’attraction sont prévus, avec notamment une importante zone composées des réseaux : les groupements de distribution (Autodistribution donc, Alliance Automotive Group mais via Precisium seulement, IDLP, ID Rechange…) et les réseaux d’entretien-réparation avec une quinzaine d’entre eux, dont Roady, qui fera sa première apparition sur Equip Auto.

Le village Carrosserie et ses 4 000 m² de surface est quant à lui quasiment bouclé. 3M y disposera cette année d’un stand en bonne et due forme, aux côtés de Mirka, Henkel, Förch, etc. La zone dédiée au lavage – avec tous les leaders du secteur – et l’univers VO, qui devrait regrouper 20 à 30 acteurs du secteur spécialisés dans le sourcing ou la vente de véhicule, sont également en bonne voie.

Reste donc certaines absences, au premier rang desquelles figure celle d’un poids lourd comme Bosch. Difficile en effet de se positionner comme un salon international représentatif du secteur si un tel leader n’y est pas. Une telle absence est plus que symbolique ; elle est symptomatique d’une logique de multinationales qui n’investissent prioritairement que sur les salons de pays émergents. Mais est-il sage pour autant de lâcher des marchés dits “matures”, où défendre des parts de marché chèrement acquises est souvent plus dur que d’en conquérir sur des marché dits à forte croissance ?

Cela amènent les organisateurs à plancher actuellement sur un nouvel espace, où les réparateurs visiteurs auraient accès à une ‘académie’ pratico-pratique sur les dessous de la révolution digitale qui agite le secteur de l’après-vente, et des stratégies web-to-store actuellement déployées par certains équipementier ou têtes de réseau. Et de leurs avantages. Un nouvel espace qui pourrait, par exemple, accueillir certains grands noms cités plus haut afin qu’ils présentent leurs services dans ce domaine au sein de zones aux dimensions plus raisonnables. Et pour qui le format économique traditionnel du salon ne correspond pas (plus ?) à leurs attentes…

Au total, malgré ces défections, Mario Fiems table toujours sur 1 500 exposants et 100 000 visiteurs.

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Jérémie Morvan