Freinage et atelier: 1,5 milliard d’euros inexploités!

C’est l’un des constats majeurs de notre prochain dossier freinage (à paraître début février) : même sur le marché hyper-concurrencé du freinage, il reste au bas mot un CA inexploité de… près d’1,5 milliard d’euros, pièces et main d’œuvre ! Ce chiffre est factuel : selon l’étude de Bendix, sur les 17,39 millions de véhicules passés au contrôle technique en 2010 (15,12 en VP et 2,27 en VUL), «environ 30% avaient des disques usés au-delà de la limite d’épaisseur minimum et 40%, un liquide de frein usé», explique Christophe Floquet, directeur marketing opérationnel.

Disques : 1,2 milliard inexploité !
Pour les disques, cela représente quelque 5 millions de jeux qui n’attendent qu’à être changés. «Au prix public moyen constaté pour un jeu de disque», complète Christophe Floquet, «c’est un chiffre d’affaires pièces de 626 millions d’euros qui n’est pas exploité». Et de près du double si l’on ajoute la main d’œuvre associée…

Soit la bagatelle d’1,250 milliard d’euros qu’il suffit, au sens propre comme au sens figuré, de se baisser pour le ramasser. Et pour pas cher : «pour un diagnostic aussi rapide qu’efficace de l’usure des disques de frein, il suffit d’un petit outil type palmer et d’un tableau (ou brochure) des cotes d’usure des disques, soit un investissement d’une quinzaine d’€», expédie le directeur marketing opérationnel Bendix…

Liquide de frein : 300 millions d’euros à prendre
Même facilité d’accès au potentiel du liquide de frein. Il encourage les réparateurs à vérifier dès que possible la température d’ébullition du liquide de frein, une vérification essentielle pour la sécurité : «ces 40% de véhicules roulant avec un liquide de frein dégradé, c’est un potentiel annuel de 14,4 millions de litres», précise ch. Floquet ; soit toujours au prix public moyen, un potentiel de 150 millions d’euros… et de 300 millions, main d’œuvre comprise.

Soutien terrain
Pour exploiter ce potentiel, le directeur marketing rappelle que son équipe commerciale met au service des distributeurs et de leurs réparateurs une «boîte à outils» d’actions marketing terrain : «les opérations coup de poing que nous montons avec les distributeurs confirment l’importance des ces potentiels inexploités : quand nos commerciaux déploient par exemple une opération de vente téléphonique de liquide de frein pour un distributeur, il arrive, à sa grande surprise, que l’équivalent de son CA annuel en liquide soit  doublé en deux jours!»

Si un marché aussi bataillé et aussi simple d’accès que le freinage est aussi sous-exploité, il n’est sûrement pas le seul. Un bel espoir pour les réparateurs en ces temps de ralentissement des entrées-atelier: il suffit de systématiser le diagnostic pour redécouvrir des gisements de CA inexploités…

2 commentaires concernant “Freinage et atelier: 1,5 milliard d’euros inexploités!”

  1. Merci pour ta pertinence, Charles. En effet, un marché à prendre dont nous nous occupons bien.
    Damien GODART
    Ecofreins by PRO-CUT

  2. De la même façon, nous avons constaté que dans l’autre moitié des cas, un garagiste trouve que les disques ne sont pas hors cote quand il change des plaquettes de frein.
    Donc c’est sur ces autres 5 millions de jeux de disques de freinage, qu’il faut rechercher ceux qui doivent être rectifiés pour répondre au cahier des charges des constructeurs en revenant à la géométrie d’usine par la suppression du voile (mais seulement si l’opération est fait avec le disque en place sur le moyeu).
    Cela signifie qu’il y a un potentiel qui va encore au-delà du 1,2 milliard d’€ inexploité que vous évoquez, potentiel justifié par la mise aux normes de ces disques, par la sécurité du client (pas de rodage) et pour éviter le voile de façon durable.
    Combien peut gagner le garagiste? Déjà 50% du prix des disques neufs, hors main d’œuvre!!

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié.


*


*

Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (Pas encore de votes)
Loading...

À propos de l'auteur

Jean-Marc Pierret

Editeur du magazine Après-Vente Auto et de son site Apres-vente-auto.com, Jean-Marc Pierret suit depuis 30 ans l'actualité stratégique du secteur de l'après-vente automobile.
Il se passionne tout particulièrement pour les mutations qui traversent et transforment le paysage de l'entretien et de la réparation automobiles.
Avec Stéphane Freitas, il co-dirige Pertineo Group qui détient les sociétés Publi Expert Gestion (Après-Vente Auto et Après-vente-auto.com), AM-Today (Am-today.com) et l'agence de communication Action Media.

Tel. +33 (0)1 41 88 09 04

jmpierret@apres-vente-auto.com