Exclusif – AXA prépare-t-il une centrale d’achat de pièces?

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S’astreindre à faire des recoupements sur internet favorise parfois de réelles surprises. C’est ainsi que nous avons découvert l’existence de la société Alpha Scale France présidée par Philippe Cousin, directeur des achats assurantiels d’AXA. Le code NAF 4531Z de la société correspond… à l’activité de commerce de gros d’équipements automobiles, peu en phase avec l’activité usuelle de l’assureur ! AXA lance-t-il une centrale d’achat de pièces automobiles ?

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C’est dans ces bureaux parisiens du GIE AXA qu’est domiciliée la jeune société Alpha Scale France sous le code NAF du commerce de gros en équipements automobiles, société présidée par Philippe Cousin, patron des achats assurantiels de l’assureur…

Les assureurs ont toujours lorgné sur le business des pièces pour d’évidentes raisons de maîtrise de leurs coûts sinistres. A ce titre, ce thème fait partie de nos habituelles et régulières recherches menées sur le web. Cette activité de veille, souvent fastidieuse, semble avoir récemment porté ses fruits. Quand nous avons demandé à Google de rechercher le nom de Philippe Cousin, l’actuel directeur des achats assurantiels d’AXA France (Head of Insurance Procurement) en l’associant au code NAF 4531Z (commerce de gros en équipements automobiles), nous avons eu la surprise de tomber sur la structure Alpha Scale France, sise 21 avenue Matignon à Paris, en plein cœur des bureaux du GIE AXA. Et de découvrir que Philippe Cousin en est le président depuis la création récente de l’entreprise en juillet dernier.

Alpha Scale France suppose-t-elle une holding ? Bingo encore : en poursuivant nos investigations sur internet, il est très vite apparu qu’Alpha Scale France est filiale d’Alpha Scale, localisée au même endroit et dirigée, elle, par Franck Hennebelle. Ce dernier est, comme Philippe Cousin, directeur des achats assurantiels d’AXA (groupe cette fois) en plus de son récent titre de président-directeur général (chairman & CEO) d’Alpha Scale depuis mars 2015. Le profil linkedin de Franck Hennebelle lève rapidement toute ambiguïté résiduelle : il y confirme lui-même qu’Alpha Scale −et donc Alpha Scale France− appartiennent toutes deux à AXA.

Pourquoi diable l’assureur AXA a-t-il créé Alpha Scale France dont la vocation est de faire commerce de gros d’équipement automobiles, comme toute centrale d’achat ou distributeur PR qui se respecte ? L’assureur AXA prépare-t-il une centrale d’achat de pièces automobiles ? Et le fait qu’il existe déjà une filiale Alpha Scale France issue d’une structure holding du même nom suppose-t-il une plus vaste ambition de la part de l’assureur ?

Nous avions interviewé Philippe Cousin au plus fort de nos enquêtes sur Nobilas (voir «AXA/Nobilas : AXA répond à nos questions !»). Nous l’avons donc immédiatement félicité pour sa promotion et lui avons demandé de prendre contact avec nous afin de nous éclairer sur les buts et les objectifs de cette nouvelle entreprise. Il ne nous a pas encore répondu.

Comme d’habitude, on vous tiendra au courant…

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2 Commentaires concernant “Exclusif – AXA prépare-t-il une centrale d’achat de pièces?”

  1. Ah, j’allais oublier… Au cours du déjeuner ce midi avec un de mes clients et ami à qui je faisais lire l’article, ce dernier m’a donné une idée. Pourquoi ne pas ouvrir une agence ou un cabinet de courtage AXA DRIVE ? On pourrait y proposer, de l’expertise auto BCA (AXA), un magasin de pièces détachées (ALPHA SCALE AXA), une carrosserie (AXA NOBILAS), un garage mécanique (ALPHA LADDER AXA) et… des pizzas (PIZZ’AXA) !!!
    Accessoirement, on pourrait aussi proposer… des CONTRATS D’ASSURANCE (ALPHA BASKET) !!! Le CIC vend bien des autos, la Redoute de l’assurance, BCA des épaves, Carrefour de l’assurance vie et nos gouvernants… des lois iniques !
    Au train où vont les choses, c’est probablement à creuser.

  2. je ne suis nullement étonné par pareille nouvelle « expérience Axienne » comme j’avais déjà eu l’occasion de le dire dans un précédent commentaire.
    Maintenant que de nouvelles adhésions au réseau des réparateurs, bien entendu à de nouvelles conditions, ont été signées, il était plus qu’évident que la nécessité d’une « centrale d’achat » était l’étape obligée suivante et se devait de voir très rapidement le jour.
    Peu importe le mélange des genres. AXA n’est pas à une contradiction près et nullement préoccupée par les difficultés du secteur de la réparation automobile ou quelque autre notion d’abus de position dominante ! C’est simplement un nouveau moyen (inventé par un cadre en mal de reconnaissance, c’est un sport récompensé en interne…) adopté par le board compose uniquement de financiers. Exit depuis longtemps les « assureurs » comme l’ont été entre autres Claude BEBEAR, lequel n’avait pourtant rien d’un philanthrope. Désormais, l’obsession permanente apparue en 2008 et consécutive à l’effondrement des marchés financiers (sur lesquels étaient placées les primes) est de « retrouver de la compétitivité » pour remplacer ces ressources financières disparues. Il faut coûte que coûte pouvoir influer financièrement sur les résultats annuels de la branche et toujours mieux récompenser les actionnaires qui pourraient aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte ailleurs. N’oublions pas que les autres marchés de l’assurance stagnent ou régressent…
    Cette nouvelle invention se doit donc d’être IMMÉDIATEMENT RENTABLE. Vous pouvez compter sur la cohorte de spécialistes en tous genres pour avoir mesuré chaque pan du sujet avec, à la clé bien entendu, le fameux cash-back qui ne manquera pas de contribuer également à cette rentabilité de la structure…
    Êtes-vous surpris ?
    AXA a depuis bien longtemps maintenant décidé de réduire l’ensemble de ses coûts, tous ses coûts… en priorité chez tous ses sous-traitants. Rappelez-vous, les experts en ont fait les frais les premiers, ça n’est pas si vieux.
    Au passage, il serait donc plus qu’intéressant de pouvoir lire le contenu des nouvelles conventions Nobilas, non ? Je ne serais pas du tout étonné qu’y figurent déjà quelques obligations de se fournir exclusivement auprès d’une telle structure.
    Je doute fort que les stratèges d’AXA aient omis un tel paragraphe quand ils ont refondu leur nouveau contrat mirifique et l’ensemble de leur réseau. Envoyer à posteriori un addendum aux nouveaux adhérents me semble être une erreur qu’AXA est incapable de commettre ici compte tenu de sa désormais grande expérience de contrôle de l’ensemble de la filière réparation.
    Enfin et au delà de ce qui nous occupe aujourd’hui, si l’expérience s’avère probante ce dont nous ne devons douter un instant, je suis prêt à parier que l’expérience sera étendue à certains domaines en dommages. Les dégâts des eaux et dommages divers sont aussi un poste où les « entreprises service AXA » de peinture-plâtrerie par exemple restent très dépensières… Je ne sais pas pourquoi mon petit doigt me dit qu’il se pourrait aussi que… Des équipes soient au boulot depuis longtemps sur ces sujets et aucune idée ne leur semble aussi sotte que grenue !!!
    Mais tout ceci n’est que ma vision personnelle.

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