Automechanika 2012 – Schaeffler : des produits et des hommes

Philippe Baudin est arrivé en mars dernier à la tête de la division rechange de Schaeffler France. Quelques mois plus tard, c’est sa première sortie officielle à l’occasion d’Automechanika. « J’ai trouvé une équipe parfaitement rodée au commerce et à la satisfaction de nos clients ; je ne compte donc pas changer de recette, juste renforcer les process aux niveaux marketing, commercial et logistique. »

Il n’y a donc pas de révolution à attendre dans l’organigramme ou les méthodes de travail, qui semblent porter leurs fruits puisque la filiale française revendique un CA de 60 millions d’€ en 2011. Le nouveau patron de Schaeffler France s’assigne en revanche des objectifs ambitieux pour l’avenir. «Aujourd’hui, 80% du CA est réalisé avec LuK, précise Philippe Baudin. S’il existe encore une marge de progression avec LuK, c’est désormais surtout INA et FAG qui doivent faire leur place sur le marché de l’aftermarket en France. Je souhaite rééquilibrer la part de ces deux marques afin qu’elles atteignent 40% du CA global à l’horizon 4 ans.»

En tirant INA et FAG vers le haut sans phagocyter le CA réalisé avec la marque-phare, LuK, Philippe Baudin estime qu’à cette date, le CA de Schaeffler France pourrait tourner autour de 75 M€ ! Ambitieux, mais réalisable, en capitalisant sur la bonne dynamique de ces derniers exercices.

Services créatifs et valeur ajoutée…
Car cette notion s’avère être le pivot de tous les déploiements récents du groupe. Après avoir instauré les binômes de commerciaux, la récente actualité de Schaeffler France a porté sur l’aspect logistique. Un domaine devenu prioritaire, au risque de détériorer la sacro-sainte qualité de service, et sur lequel l’équipementier n’entend pas se désengager… « Le déménagement à Saint Quentin Fallavier va s’opérer durant la seconde quinzaine d’octobre ; les dernières semaines de l’année nous permettront d’être pleinement opérationnels début 2013 », précise Philippe Baudin.

Quant au volet commercial, l’accent va être mis sur la valorisation des services et sera au centre des discussions avec les clients distributeurs. Le patron de Schaeffler France estime en effet que «dans un marché globalement en baisse, notre marge de manœuvre réside dans la créativité des services et de la valeur ajoutée ». Et s’il n’est pas question pour l’heure de déployer une stratégie de synergie entre les trois marques auprès des clients, «il semblerait naturel de supporter plus volontiers les clients qui joueront le jeu sur les trois marques de notre portefeuille plutôt qu’une seule ». Mais dans un esprit ‘incitatif’ plutôt que ‘coercitif’…

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La rédaction