Dieselgate (suite) : Bosch se défend !

«Fantaisistes et sans fondement» : c’est ainsi que Bosch qualifie les récentes allégations de complicité qu’ont lancées contre lui des avocats de plaignants américains dans l’affaire des moteurs VW truqués…

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C’était évidemment inévitable : Bosch a finalement dû sortir de sa réserve pour réagir officiellement aux récentes et graves accusations portées par des avocats américains. Selon ces derniers, l’équipementier aurait «consciemment et activement» participé à la tricherie VW, en invoquant «des documents secrets livrés par le groupe automobile», annonçait l’agence Reuters le 18 août dernier (voir «Dieselgate (suite) : Bosch à nouveau accusé de complicité»).

Accusations «fantaisistes et sans fondement»

L’agence de presse américaine a donc logiquement relayé hier la ferme réaction de Bosch qui a qualifié ces accusations de «fantaisistes et sans fondement». L’équipementier a même tenu à préciser que ces allégations, que les avocats de plaignants américains disent pouvoir tirer de «documents secrets livrés par le groupe automobile à certains de leurs confrères», ne se fondent bien souvent que «sur des conjectures, sans compter qu’elles peuvent être contredites directement par les documents cités».

Parallèlement, l’agence rappelle que si l’équipementier reconnaît avoir effectivement fourni un logiciel et des composants à VW et à d’autres de ses clients, il souligne «que l’usage du logiciel de régulation des émissions de gaz d’échappement et de consommation de carburant est de la seule responsabilité des constructeurs» auxquels il fournit son système de contrôle du régime des moteurs. Reuters rappelle aussi qu’à ce jour «aucune accusation n’a été officiellement formulée contre Bosch, qui fait l’objet d’une enquête en Allemagne et aux États-Unis dans ce dossier».

L’équipementier, qui a diligenté une enquête interne sur ce sujet depuis janvier dernier, assure qu’il coopère avec les autorités. Visiblement conscient de la complexité et des incertitudes juridiques de l’affare, il a constitué 650 millions d’euros de provisions pour couvrir les frais de litige éventuels.

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