Automechanika 2016 – Honeywell : Garrett mise sur la qualité d’origine

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Le spécialiste du turbo Garrett a massivement communiqué sur le salon Automechanika sur les avantages d’opter pour des produits rigoureusement identiques à la première monte. Test indépendant à l’appui…

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Pour contrer les offensives de la concurrence -notamment sur un marché de la pièce technique en pleine expansion-, les équipementiers de rang 1 communiquent traditionnellement sur leur présence en première monte. Si Honeywell n’échappe pas à cette règle, le spécialiste du turbo au travers de sa marque Garrett y a ajouté, dans le cadre de sa nouvelle campagne de communication baptisée «Why risk it ?» (NdlR : en français : «Pourquoi prendre ce risque ?»), les résultats d’une étude réalisée par un laboratoire indépendant ayant disséqué les performances d’un turbo de qualité d’origine (Garrett) par rapport à des pièces concurrentes : un turbo commercialisé par un concurrent de rang 1, et deux turbos uniquement commercialisés sur le marché de la rechange. Et parce que quelques chiffres valent mieux qu’un long discours, l’équipementier a édité une infographie mettant en lumière les écarts de performance parfois considérables entre une pièce de qualité d’origine et une pièce adaptable…

Ainsi, l’écart de couple constaté sur certaines plages de régime moteur peut atteindre 40% entre les deux pièces… Au-delà des performances pures, ce sont aussi les émissions qui ont été scrutées par le laboratoire indépendant. Là encore, qu’il s’agisse des émissions de CO2 ou celles des NOx, le turbo de qualité d’origine affiche les meilleures performances : jusqu’à 4,5 g/km de mieux que ses concurrents en termes de rejet de CO2, et pour les NOx, jusqu’à 30% d’émissions en moins !

L’âge d’or du turbo

Cette démonstration n’est pas anodine : dans une période où la course à la réduction des émissions polluantes est devenue une priorité, le vice-président Honeywell Aftermarket, Eric Fraysse, considère légitimement que «la préoccupation actuelle des constructeurs pour de faibles émissions doit aussi se retrouver en rechange». En d’autres termes : proposer des turbos bénéficiant de la même technologie et présentant les mêmes spécifications que ceux équipant les véhicules à l’origine…
Car le marché du turbo en rechange offre un potentiel considérable. Selon les estimations de l’équipementier en effet, 69% des VN vendus l’année dernière en Europe étaient équipés d’un turbo. Le taux d’équipement du parc roulant européen doit avoisiner les 40%. Quant à celui du parc mondial, il devrait tutoyer les 50% en 2020… Un phénomène qui fait dire à Eric Fraysse que «l’on est en plein âge d’or du turbo».

Et ce n’est pas parce que l’équipementier propose depuis 2013, en marge de sa gamme de 2 000 références de turbos neufs pour VL/VUL/PL, une gamme de turbos remanufacturés (baptisée Original Reman) que le discours change. Cette offre, qui porte actuellement sur 100 références entièrement rénovées et testées selon des process industriels particulièrement stricts, couvre 85% du parc des véhicules de plus de 6 ans. Et elle avance la même qualité et donc la même durée de garantie de 2 ans que son homologue en neuf. Dépositionnée entre 25 et 30% moins cher que celle-ci, la gamme Original Reman ne devrait pas constituer une première étape avant l’apparition d’une offre en échange réparation, au regard de la très (trop) grande complexité des pièces. En tout cas pas pour l’instant…

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