Golda : opération séduction

 

La récente arrivée de Philippe Baudin, patron de l’aftermarket chez Schaeffler France en tant que président du Golda, coïncide avec la volonté de l’organisme de mieux faire connaitre son offre auprès des acteurs de la rechange indépendante…

Créé en 1996, le Groupement pour l’Optimisation des Liaisons dans Distribution Automobile (Golda) est devenu bien plus qu’un simple outil d’information sur les tarifs des fournisseurs ou pour le passage de commande. Au fil des années, «ce véritable relais entre fournisseurs et distributeurs de la rechange indépendante s’est en effet enrichi pour devenir une boîte à outil et apporter à ses utilisateurs un ensemble de services standardisés facilitant leur travail au quotidien», déclare Philippe Baudin, directeur exécutif de Schaeffler Automotive Aftermarket France et nouveau président de l’organisme paritaire pour les deux prochaines années : apparition en 2003 de la fonctionnalité « consultation des stocks » ; vint ensuite la dématérialisation fiscale en 2007 (220 000 factures dématérialisées mensuellement aujourd’hui) et, depuis cette année, TecWarranty, un outil de gestion des retours sous garantie, ou encore la remontée de statistiques de vente pour les équipementiers, très appréciable car là encore délivrée sous un format unique standardisé.

Le principe est simple : les utilisateurs disposent d’une clé d’entrée –un guichet unique– pour disposer de toute la palette de services du Golda. A ce jour, il compte 95 fournisseurs inscrits, 1 400 points de vente de distribution (dont des plateformes nationales, régionales, des distributeurs et des acteurs internet) ainsi que 750 centres-auto et sites de réparation rapide.

Nouvelles cibles
Et ce sont malheureusement derrière ces chiffres, honorables dans l’absolu, que le bât blesse. S’il fédère en effet plus de la moitié des points de vente de la distribution en France, il ne recense en revanche « que » 95 fournisseurs, principalement sur les marché VL et VUL. Certes, il s’agit d’acteurs importants, car représentant environ 65% du CA d’un distributeur. Reste qu’ils ne constituent que 30% de son panel de fournisseurs…

«Le Golda s’avère un outil unique en son genre en Europe. Il dispose d’un réel savoir faire, encore faut-il aujourd’hui le faire savoir, afin qu’il ne reste pas simplement un outil de spécialistes», synthétise Philippe Baudin. Et d’annoncer une petite révolution : encore très connoté « distribution traditionnelle », l’organisme entend s’ouvrir davantage à la nouvelle distribution (centres-auto, fast fitters et spécialistes), pour élargir au maximum l’assiette de ses utilisateurs. Et, par ce biais, amorcer la pompe qui devrait attirer plus de fournisseurs ! Pour marquer un peu plus encore cette ouverture, le Golda entend ouvrir son actionnariat (NdlR : le Golda est passé sous statut de société par actions simplifiée en 2008) à la nouvelle distribution, avec la volonté d’accueillir rapidement 4 nouveaux actionnaires, centres-auto ou acteurs de la réparation rapide. En parallèle, la gouvernance de la SAS sera elle aussi ouverte aux enseignes de réparation rapide et de centres-auto.

Outre un plan de communication, le Golda, soutenu par une action directe des groupements de distribution en parallèle (lesquels, à l’image de Groupauto, pour qui 2013 est «l’année de l’EDI», vont fortement inciter leurs fournisseurs à s’engager sur ce canal de communication). L’organisme annonce également la tenue sur Equip Auto de réunions d’information les 17 et 18 octobre prochains, avec pour objectif de sensibiliser tous les acteurs de la rechange indépendante, qu’ils soient fournisseurs ou clients, et quel que soit leur canal de vente, à la pertinence de ses solutions pour leurs échanges électroniques.

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