Pièces Mondialisation

Dernière minute – Distribution: un 4ème Américain tenté par une sortie de frontières?

C’est une quasi-certitude pour beaucoup d’observateurs avisés : d’une façon ou d’une autre, un 4ème acteur nord-américain majeur s’intéresse activement au marché planétaire de la pièce et des services. Après les Américains LKQ et GPC, puis le Canadien Uni-Select, qui peut être ce nouveau concentrateur potentiel de la distribution automobile mondiale ?

Lequel de ces géants américains de la distribution de pièces s'apprête-t-il à son tour à sortir de ses frontières continentales?

Lequel de ces géants américains de la distribution de pièces (pris ici pour simples exemples) s’apprête-t-il à son tour à sortir de ses frontières continentales?

Depuis cet article, notre information s’est vérifiée : voir «4ème Américain (suite) : que vient faire le géant Advance Auto Parts dans Nexus ?»

Une info venue de nos lecteurs-correspondants!

Il se trame quelque chose de gros du côté des États-Unis, qui pourrait bien concerner à court terme l’après-vente de notre Vieux Continent. Depuis quelques mois les regards se sont tous tournés vers O’Reilly, pressenti récemment par nos confrères canadiens comme susceptible de reprendre Uni-Sélect. Si c’était le cas, il deviendrait par ricochet le troisième géant américain des pièces et services à sortir des États-Unis, puisqu’Uni-Select détient déjà le Britannique Parts Alliance depuis mi-2017. Mais rien n’indique formellement qu’il ait vraiment l’intention de s’ébrouer pour lancer une conquête territoriale ou extra-territoriale.

De nombreux candidats potentiels

En outre, à toujours guetter les mouvements des trois maintenant très connus Nord-Américains “européanisés” que sont LKQ, GPC et le Canadien Uni-Select, on oublie vite qu’outre-Atlantique, le marché est riche de bien d’autres gros acteurs de l’après-vente, en distribution traditionnelle comme en retail. Tous ont pu et su prospérer à la fois grâce à un territoire de taille continentale et à une demande très portée sur la rechange indépendante.

Ils sont certes encore méconnus ici, mais n’en constituent pas moins autant de candidats susceptibles d’emprunter à leur tour la piste européenne. Ou tout simplement mondiale, forts qu’ils sont tous de cette bonne vieille ambition multinationale à l’américaine qui voit la planète comme un terrain de jeu domestique. En l’occurrence, on a même l’embarras du choix : O’Reilly donc, mais aussi d’autres géants tels Advance Auto Parts, Autozone, Carquest, Worldpac, etc. Sans exclure trop vite des pure-players de la pièce ou de gros réseaux de pneumaticiens très présents outre-Atlantique…

Des tailles potentiellement mondiales

Une évidence au moins : ces mastodontes américains observent certainement avec gourmandise le déploiement de leurs homologues GPC ou LKQ. Ils se demandent probablement, ne serait-ce que par veille stratégique, s’il faudrait ou non leur emboîter le pas. Et tous affichent des tailles et des concentrations à faire déjà pâlir de jalousie la distribution européenne. Leurs points de vente respectifs se comptent en milliers et leurs chiffres d’affaires, en dizaines de milliards…

Qu’on en juge : O’Reilly Automotive tutoie les 10 milliards de dollars sur les seuls États-Unis. Autozone dépasse les 11 milliards cumulés au nord et au sud du continent. Advance Auto Parts réalise plus de 9,5 milliards en Amérique du Nord, Canada compris. Et c’est lui qui détient aussi Carquest et WorldPac. Tous peuvent donc prétendre mobiliser des fonds de conquête qui pourraient bien se consacrer à notre encore si peu concentré continent européen (plus de 46 000 distributeurs de toutes tailles). En tout cas, tous ont prouvé une forte culture de croissance.

Comment s’y prendra-t-il ?

Nos informations sont encore trop variables pour nous avoir permis d’identifier de façon certaine celui qui s’apprêterait à regarder au-delà de ses frontières continentales. Le fera-t-il d’ailleurs par l’une de ces acquisitions spectaculaires auxquelles ses homologues nous ont déjà habitués ? Il y en a pléthore de possibles en Europe. Ou choisira-t-il une autre voie, maintenant que l’expérience de LKQ montre qu’acheter vite ne suffit pas, de ce côté-ci de l’Atlantique, à dégager facilement des profits ?

Toutes les rumeurs convergent en tout cas vers une quasi-certitude : c’est pour très bientôt.

Comme d’habitude, nous vous tiendrons au courant…

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