Pièces Pneumatique

WYZ Group : une reprise sur les chapeaux de roue

Pour le groupe spécialisé dans les solutions digitales pour l’approvisionnement de pneumatiques, la sortie de confinement aura été synonyme de reprise aussi brutale que le coup d’arrêt subi mi-mars. Et s’il ne révise pas ses objectifs de fin d’année à la baisse, WYZ Group met en avant plusieurs écueils que les professionnels du pneu se doivent d’éviter pour les mois à venir…

 

La période de confinement due à la crise sanitaire liée au Covid-19 aura sonné comme un très brutal coup de frein pour WYZ Group. «Le trend était particulièrement dynamique sur le début d’année, se souvient Pierre Guirard, dirigeant et co-fondateur de l’entreprise. Sur une base 100, notre activité est tombée d’un coup de 125 le 16 mars à 50 le lendemain… puis 4 le 18 !» Une situation unique d’autant que l’entreprise, dont le siège est implanté dans le Val d’Oise -un des premiers foyers du coronavirus en France-, avait déjà fait le choix quelques semaines plus tôt de placer ses collaborateurs en télétravail…

Problématiques logistiques et tensions d’approvisionnement

Après une nécessaire période gestion de la situation d’urgence, où les discussions avec les banques, les clients et les fournisseurs se sont enchainées, une seconde phase commence dès la mi-avril : préparer la phase d’après, afin de ne pas rater la reprise. «Si l’on avait pu anticiper la relance d’activité le 11 mai, la grande inconnue était où placer le curseur de la reprise», reprend le patron de WYZ Group.

Et très vite, il s’est repositionné haut. Très haut : «la relance s’est avérée particulièrement dynamique», confirme Pierre Guirard (NdlR : le pneu a en effet été l’un des produits les plus demandés post-confinement après deux longs mois d’immobilisation des véhicules). Voire trop : selon le co-fondateur de l’ETI en effet, la soudaineté de la relance d’activité, supérieure au trend déjà notable du début d’année enregistré par l’entreprise, a mis en lumière les failles de la chaîne logistique, incapable d’absorber la demande de pneus. «Lorsque les livraisons sont généralement comprises entre 24 et 48h, il a fallu compter sur des délais de livraison atteignant 4, voire 5 jours sur mai et juin», précise Jean-Philippe Duhoux, directeur commercial de WYZ Group.

Manque de pneus été

Si tout rentre progressivement dans l’ordre, les dirigeants soulignent un autre écueil pour le secteur : le tarissement de certaines références de pneus été. «Certaines dimensions commencent à manquer sur le marché, confirme Pierre Guirard. C’est le résultat de plusieurs semaines où les usines ont été mises à l’arrêt. Si les stocks étaient hauts avant le confinement, ils fondent depuis le déconfinement et les usines des manufacturiers qui rouvrent vont vraisemblablement se lancer dans la production de pneus hivers…»

D’ici la période hivernale, il ne serait donc pas impossible de voir des marques challengers tirer leur épingle du jeu, à l’image de la période hivernale de 2011 où des marques B voire des low cost, avaient émergées du fait de la trop faible production des ténors du marché.

Ces tensions d’approvisionnement viennent en tout cas apporter une légitimité supplémentaire à la plateforme digitale conçue par WYZ Group, par le biais de laquelle les professionnels peuvent trouver la dimension souhaitée parmi plus de 30 distributeurs en Europe. In fine, les objectifs de WYZ Group en termes de CA restent inchangés, à savoir passer le cap des 50 M€ annuels. «Même si l’on n’a que peu de visibilité sur le second semestre (l’hiver sera-t-il porteur ?), 2020 restera une année de croissance», affirme le dirigeant de WYZ Group.

Les chantiers annoncés en début d’année, tels l’internationalisation du groupe vers l’Allemagne, sont quant à eux reportés en 2021, tout comme le projet sportif unique d’Ironman (triathlon) pour les collaborateurs de l’entreprise.

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié.


*


*

Note de l'article
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (Pas encore de votes)
Loading...

À propos de l'auteur

La rédaction