Autodistribution: dialogue et sérénité affichés

Après un long silence, l’Autodistribution a pris la parole le 15 décembre dernier. Une équipe dirigeante aujourd’hui au complet, un dialogue restauré entre la centrale, les filiales et –nouveauté les indépendants, des relations de confiance avec ses partenaires fournisseurs… Autodistribution est aujourd’hui en ordre de marche et veut voir l’avenir avec sérénité.

20 mois. Cela faisait 20 longs mois que les repreneurs de l’Autodistribution (TowerBrook Capital Partners) n’avaient organisé de rendez-vous avec la presse. Le 15 décembre dernier, le « tort » a été réparé…
Un « tort » tout relatif: depuis presque deux ans maintenant, le président du conseil de surveillance Olivier Roux travaille en effet à remettre l’AD sur pied après les vicissitudes rencontrées en 2008-début 2009, date du rachat du groupement de distribution par le groupe d’investissement TowerBrook, dans une ambiance de fin du monde…

Nouvelle gouvernance
Avec une équipe dirigeante aujourd’hui au complet, l’AD revient sur le devant de la scène « en ordre de marche« , selon ses propres mots. Explications…Une gouvernance inédite a été mise en place ces derniers mois. Selon ses dirigeants, la sérénité retrouvée en interne a été permise par un travail d’équipe entre la centrale, les filiales et les indépendants.
Dans ce cadre, tous les accords récemment conclus concernent tout aussi bien les filiales de l’AD que les distributeurs indépendants adhérents à l’Enseigne. C’est ici la grande nouveauté: les indépendants sont traités sur un pied d’égalité par rapport aux filiales. A tel point d’ailleurs qu’ils ont aujourd’hui une part au capital. Certes « faible en valeur absolue – 3,2 % du capital-, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un symbole fort« , précise en effet Thierry Talbot, président de UDIAD (Union des Distributeurs Indépendants de l’AutoDistribution). Mais c’est là une preuve de la confiance retrouvée et ce n’est pas tout: ces mêmes indépendants bénéficient désormais d’un intéressement lié à leur fidélité à la centrale du groupe.
Au-delà, la nouvelle gouvernance mise en place à l’AD intègre à tous les échelons les distributeurs indépendants, qu’il s’agisse de l’animation commerciale des réseaux, du référencement des fournisseurs-équipementiers, etc.
Et qu’importe si cela a rallongé les temps de décision: l’important, c’était de réapprendre à décider ensemble. « Nous avons franchi un cap« , résume Thierry Talbot… Et Thierry Michel, président des réseaux VL de préciser: « Toutes les questions qui ont un impact sur le business des distributeurs sont désormais abordées en conseil d’administration, quand seule la politique d’animation commerciale des réseaux de réparateurs y était traitée auparavant« !
Quant aux filiales du groupe, leur direction a été simplifiée par leur responsable Thierry Mangeot, avec désormais 3 zones en lieu et place des 6 précédemment. « Malgré les perturbations rencontrées, les filiales sont des éléments sur lesquels il faut continuer de s’appuyer« , explique-t-il. Elles ont aujourd’hui pour objectif de renouer avec une rentabilité équivalente à celle de leurs confrères indépendants.

Bilan et perspectives
« L’année 2010 a été très correcte« , a par ailleurs commenté le président du conseil de surveillance. « Si l’on a retrouvé le niveau de 2008 dans le domaine du VL, précise-t-il, on est aussi en progression sur le PL par rapport à 2010. Sans toutefois revenir au niveau de 2008« . Le CA devrait ainsi, à périmètre constant, progresser de 3% cette année (il était de 1,1 milliard d’€ en 2009). Par ailleurs, la centrale devrait voir son CA progresser de 10 points.
Cette nouvelle gouvernance ainsi que les programmes lancés en 2010, lourds à mettre en place (tel le programme « Pièces techniques » – voir le dossier spécial Pièces techniques : la poule aux œufs d’or), ou récemment lancé (le programme d’entretien multimarque VL), devraient porter leur fruits dans les années à venir. De même, le contrôle des marges, l’efficacité commerciale et la qualité des stocks doivent ainsi permettre à l’Autodistribution non seulement de retrouver à l’horizon 2013 une « rentabilité normale » – soit 5 à 6% au niveau du résultat d’exploitation, mais également de « renforcer sa position de leader sur les marchés de l’entretien-réparation multimarque VL comme PL« , selon Oliver Roux.
On se remet presque à rêver au vieil objectif plusieurs fois avorté depuis 1997: l’introduction en Bourse. Mais ce sujet reste tabou…
Jérémie Morvan

Pour relire l’histoire récente de l’Autodistribution,
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