Point S : cap sur les centres auto et l’industriel !

Si Point S a su maintenir son chiffre d’affaires en France en 2012 dans un marché difficile (405 M€), c’est tout autant grâce à son activité pneumatique, restée stable dans un marché TC4 en net recul (-5%), que grâce à sa diversification sur l’entretien courant des véhicules, une activité qui représente 25% du CA global de l’enseigne. Ce dernier a en effet progressé de 10% (dans un marché estimé à -7%), où la MDD de l’enseigne pose progressivement son empreinte : les ventes de produits Point S ont bondi de 40% par rapport à 2011. En outre la prestation «révision avec garantie constructeur préservée» est désormais proposée dans 225 de ses 427 points de vente en France, l’objectif est d’atteindre 450 points de vente à fin 2013).

Plus de 50% du réseau a ainsi suivi une formation dédiée à cette intervention hautement stratégique pour les acteurs de l’après-vente ; à ce titre, cette prestation, encadrée par une certification interne qui sera délivrée annuellement afin d’assurer une haute qualité des prestations, devrait concerner l’ensemble du réseau d’ici la fin de l’exercice 2013.

Par ailleurs, le lancement du nouveau concept de centres auto, officialisé en septembre dernier, s’avère concluant : 9 sont d’ores et déjà en cours d’intégration tandis qu’une vingtaine devraient être opérationnels d’ici la fin de l’année. Et l’enseigne ambitionne d’en compter une cinquantaine à fin 2014 !

Enfin, 2012 a également été une année de fort développement à l’international. Point S s’est en effet implanté en Estonie, en Slovénie, en Suède, en Afrique du Sud et, après les Etats-Unis en 2011, ce fut au tour du Canada l’année dernière. Point S est aujourd’hui présent dans 27 pays et compte 2 600 points de vente pour un CA consolidé de quelques 3 milliards d’€…

Se repositionner sur l’industriel
«Point S est historiquement un acteur important du secteur industriel, rappelle Christophe Rollet, directeur général de Point S. Nos récents discours sur notre diversification sur l’entretien courant, la révision avec la garantie constructeur préservée ou encore le lancement en septembre 2007 de notre concept Point S centre auto, ont peut-être fait un peu oublier notre savoir-faire sur le terrain des pneus industriels ». Le réseau compte en effet dans ses rangs plus de 200 points de vente spécialisée dans le PL, et 180 dans l’agraire. Un savoir-faire qui lui a d’ailleurs permis d’afficher de belles performances dans des marché là aussi tendus : +1% en PL lorsque le marché a reculé de 11% et +1% sur le pneu agricole dans un marché à -8%. Point S est, sur ces deux marchés, le troisième intervenant au plan national.

Pour s’affirmer encore davantage, l’enseigne a donc mis en place un plan d’action : outre un accord avec un grand manufacturier, une politique d’achat optimisée pour les adhérents et une stratégie d’accords grands comptes, Point S a recruté un responsable «produits industriels». Il aura en charge le développement des accords grands comptes ainsi que la normalisation du réseau (sorte de labellisation des adhérents). De plus, Point S ambitionne à terme d’atteindre 300 points de vente environ afin de compléter son maillage territorial («il reste des indépendants à aller chercher», estime en effet le directeur général). Et si le réseau ne propose que des prestations autour du pneu sur ce segment de véhicule, Christophe Rollet ne s’interdit rien à l’avenir : «Aujourd’hui le pneu ; demain, pourquoi pas la pièce…»

Cette année verra également une nouvelle campagne publicitaire, reprenant l’égérie de l’enseigne, Patrick Bosso, ainsi que le slogan «Pas de Stress, il y a Point S» à travers 3 nouveaux spots mettant en scène l’angoisse de l’automobiliste face à la panne ou aux coûts d’entretien de son véhicule. La publicité reste pour Point S un levier important de développement : depuis sa première campagne de pub avec l’humoriste (2010), Point S a en effet gagné une notoriété enviable, le plaçant dans le top 4 de l’entretien auto en termes de notoriété, tant assistée que spontanée (étude IPSOS réalisée en novembre dernier).

Internet ne remplacera pas le point de vente…

Le directeur général de l’enseigne a tenu à s’exprimer sur le ‘phénomène’ internet et des ventes de pneus en ligne. Il estime qu’il convient de relativiser les arguments traditionnellement mis en avant par ces nouveaux acteurs du marché :

  • Le prix ? «Nous constatons que sur les 25 dimensions les plus couramment montées, les écarts de prix ne sont plus réellement significatifs voire, équivalents.»
  • Le large choix de pneumatiques ? «Les milliers de références annoncées s’avèrent un moyen de proposer des pneus de moindre qualité !»

Quant à la peur que les « sites-pneumaticiens »engendrent, forts année après années de progressions à deux chiffres, là encore, Christophe Rollet tient à dédramatiser : «le nombre d’acteurs a été multiplié par 4 en 4 ans ; certains perdent de l’argent. En parallèle, seulement 18% des personnes interrogées par l’institut de sondage Ipsos déclarent connaitre des sites marchands. En clair 80 des consommateurs ne sont pas touchés par le phénomène… Dans ces conditions, j’ai du mal à les croire lorsqu’ils revendiquent aujourd’hui 7 à 10% du marché en France.»


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