Anea

L’approche du procès de l’affaire des 5 014 VGE transformés en VO a conduit l’ANEA à effectuer un bilan de l’action mise en place auprès des propriétaires des véhicules incriminés. Ce fut fait lors de son 10e congrès, le 18 mars dernier, devant plusieurs centaines d’adhérents et en présence du délégué interministériel à la sécurité et à la circulation routières, Emmanuel Barbe.

A l’approche du procès des onze prévenus, dont trois experts en automobile, de l’affaire des 5 014 véhicules gravement endommagés revendus comme véhicules d’occasion après réparation sommaire, l’ANEA a décidé de se porter civile. L’audience des 22 et 23 mars approchant, le syndicat d’experts entend ainsi défendre l’intégrité de ses adhérents face à une telle escroquerie et souligner le combat que ses membres mènent depuis la révélation du scandale pour expertiser de nouveau les véhicules suspects.

Le 22 janvier dernier, nous relations la récente condamnation par la Cour de cassation d’un expert “d’assurance” un peu trop entêté face à un réparateur agréé Macif qui, de bonne foi, avait choisi de réparer la voiture de son client avec une aile neuve à peine plus chère que l’occasion préconisée par le rapport. Nos lecteurs attentifs ayant demandé de légitimes précisions, les voilà…

La Cour de cassation a récemment donné raison à un carrossier indûment accusé par l’expert de l’assurance qui l’agrée d’avoir posé une aile d’occasion à la place d’une aile neuve sur le simple constat de réparations effectuées dessus… Un conflit dans l’air du temps qu’il a fallu porter devant la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français pour blanchir le carrossier.

A en croire ce dernier communiqué de l’ANEA à l’attention de ses adhérents, AXA s’apprête à revoir sa politique en matière d’expertise auto en 2016 et espère obtenir de “son” réseau d’experts de nouvelles concessions en vue d’un nouveau contrat écrit d’apport d’affaires. Contrat sur lequel AXA espère se baser pour « répartir le marché dans le cadre d’une saine concurrence » entre “ses” cabinets d’experts libéraux et ceux de BCA Expertise !

La Confédération française des experts en automobile (CFEA), qui regroupe ANEA, UPEAS et BCA expertise, a très officiellement appuyé auprès de la Délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) pour que le module de formation continue consacré au recours direct dispensé par l’INSERR soit purement et simplement… supprimé ! Une initiative qui place l’organisation, qui se veut le représentant “unique” du métier, dans une position diablement décalée par rapport au mouvement de libération de l’expertise dans lequel s’inscrit le recours direct.

Le Syndicat des experts indépendants (SEI) a décidé d’intégrer la Confédération française des experts en automobile (CFEA), réactivée l’an dernier par l’ANEA, l’UPEAS et BCA, afin de se donner les moyens de toucher plus facilement les Pouvoirs publics, qui disposent de beaucoup de prérogatives en matière d’expertise auto. Mais l’intégration du SEI, qui se veut militant de l’indépendance des experts vis-à-vis des donneurs d’ordres, pourrait s’avérer plus complexe que prévue dans une organisation ou les “experts d’assurance” sont légion et dominent les débats…

 

Par le biais d’un communiqué, la FFC-Réparateurs vient de dénoncer le manque de respect qu’accorderait l’ANEA à la “Charte de bonnes pratiques experts en automobiles/réparateurs” sur le terrain. En cause : la poursuite permanente du “coût moyen sinistre” de la part des experts “agréés” par les assureurs et l’absence d’application des procédures de médiation entre réparateurs et experts locaux, comme la fameuse charte l’exige pourtant…

Afin de donner aux réparateurs et, par ricochet, aux experts, le maximum d’informations simples et pratiques pour éclaircir et apaiser tant que faire se peut leurs rapports quotidiens, le CNPA, sur l’initiative de sa section Lorraine, publie un « Guide ultra pratique des relations experts/réparateurs », en version papier et en version téléchargeable et régulièrement mise à jour sur le site du CNPA.

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