Anea

Cette année, la première table ronde du congrès de l’ANEA a fait la part belle à un sujet d’avenir qui se conjugue déjà au présent : le Big Data. Un flux gigantesque de données numériques fluctuant sur Internet et dont les acteurs de la réparation, du constructeur au réparateur en passant, bien sûr, par l’expert doivent savoir se servir pour mieux servir leur client. Et aussi leur profession.

L’ANEA (Alliance Nationale des Experts en Automobile) ne nous invite pas à son congrès national de demain alors qu’elle nous y recevait l’an dernier. Soit. Mais alors pourquoi nos confrères, jusqu’aux  journalistes de TF1, sont-ils, eux,  vivement souhaités et dûment annoncés ? Nous voilà donc contraints de lui poser l’une de nos questions à distance, document à l’appui : n’y a-t-il pas un réel problème d’indépendance concernant les expertises produites —ou amendées— par les experts conseil d’assurance, salariés par ces dernières, comme ce rapport d’expertise signé ACM Chiffrage tend à le prouver ?

Les réactions des experts libéraux sur notre site témoignent non seulement de l’inquiétude d’être atteints dans leur indépendance par la note de la Matmut, mais surtout de l’agacement que leur suscite l’absence de position officielle de leur chambre syndicale. L’ANEA, s’estimant non mise en cause, se refuse pour l’instant à communiquer sur le sujet. Mais d’autres voix s’avèrent moins frileuses, à l’image du tout jeune SNDEA, qui livre toutefois une position tempérée sur le contenu de la note.

Experts libéraux (ANEA), salariés (UPEAS) et membres du BCA viennent de réactiver la Confédération française des experts en automobile (CFEA) afin de parler d’une même voix à leurs ministères de tutelle et de récupérer certaines prérogatives qui les empêchent, aujourd’hui, de voir clair dans les rangs de la profession. L’occasion de « brainstormer » autour des enjeux de l’expertise de demain, au-delà des dissensions.

Fin septembre, les présidents départementaux du CNPA envoyaient un courrier à leurs députés pour leur demander le maintien du monopole sur les pièces de carrosserie. Officiellement muet sur la question pour des raisons de politique interne, le CNPA a bel et bien pris discrètement position pour ses adhérents concessionnaires…

Sans grande surprise, la fin du monopole des constructeurs n’a pas été votée par les députés. Le 5 octobre, ils ont finalement accepté les habituels arguments des constructeurs, qui ont dû sortir le grand jeu et continueront à le faire : ils doivent tenir compte du fait que les indépendants ont réussi à mettre durablement ce débat sur la place publique…

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