Après-vente PSA

L'exercice que nous avons demandé à J-Ch. Herrenschmidt, président du groupement des concessionnaires Peugeot, n'est guère facile. Donner publiquement son opinion sur une profonde révolution dont les modalités restent encore à définir et les implications à évaluer, n'est jamais chose aisée. Ses réponses sont néanmoins intéressantes et courageuses, même si elles se lisent parfois entre les lignes...
Le plan de reconquête de PSA, amorcé par son P-dg Carlos Tavares, passe évidemment par l’après-vente. Le constructeur a donc réaffirmé ses ambitions : rationaliser la distribution de pièces de rechange, améliorer fortement le taux de service, étendre le réseau Euro Repar Car Service et ne pas négliger le web, même si la stratégie officialisée à l'occasion avec Mister-Auto, reste encore à définir...
Pour beaucoup d'observateurs, la stratégie qui guide PSA dans son rachat de Mister-Auto reste encore... un mystère auto. Et si la manoeuvre était plus un moyen qu'une fin en soi ? Et si PSA devenait ainsi le premier constructeur à franchir franchement le Rubicon du multimarquisme pour s'en approprier les fruits qui, pour l'heure, nourrissent et engraissent les seuls indépendants ? Depuis le temps qu'on l'annonce, l'heure de la grande offensive multimarque d'un constructeur est peut-être arrivée. Mister-Auto, un cheval de Troie ?
L’information du projet de rachat de Mister-Auto par PSA nous a été confirmée par le président de Mister Auto. Elle a fait l’effet d’une bombe, à tout le moins médiatique. Mais passé le souffle de l’explosion, on discerne déjà l’ébauche d’une stratégie gagnant-gagnant, tant pour les réseaux de PSA que pour le site web de vente de pièces en ligne, a priori respectueuse des identités des deux parties.
C'est une information révélée hier soir par notre confrère Les Echos : PSA (Peugeot et Citroën) s'apprêterait à racheter Mister Auto. Selon le quotidien économique, le constructeur serait entré en négociation exclusive avec le N°2 de la vente de pièces multimarque en ligne, alors même qu'il va annoncer une révolution de sa logistique pièces...
PSA passe de deux marques historiquement concurrentes à trois marques voulues complémentaires. Le challenge est ambitieux et stressant pour le réseau Citroën, à commencer pour ses agents qui se “bimarquisent” avec Peugeot quand c’est possible et s’inquiètent d’avoir à défricher le marché moins vaste et encore imprécis des voitures dites «essentielles»…