Autodis Group

Voilà, c’est fini… L’interminable suspense du destin d’Oscaro vient de prendre fin après de longs mois de rumeurs contradictoires, d’interactions financières complexes et de médias aux aguets. Exsangue, le leader de la pièce en ligne a finalement cédé son contrôle à Bain Capital, via la société PHE (Parts Holding Europe) qui devient le nouveau nom qu’Autodis Group prend pour l’occasion. Une nouvelle époque s’ouvre pour Oscaro qui clôt ainsi “l’ère Pierre-Noël Luiggi”, son président-fondateur…

Un communiqué sur Oscaro/autodis vient de tomber (cliquez ici pour le télécharger). Tous ceux qui pensent déjà savoir qu’Autodis Group a gobé Oscaro -et ils sont de plus en plus nombreux à le croire !- devront encore attendre un peu. Ce communiqué précise en substance que… rien n’est encore signé. Autre surprise : si ce devait l’être, ce sera via Parts Holding Europe (PHE), auteur de ce communiqué et filiale de Bain Capital qui détient Autodis Group…

Cette tribune de Benjamin Labonne, qui anime Les Affranchis souvent cités ici, vient nous donner son avis sur le rapprochement entre Autodis Group et Oscaro. Son analyse est intéressante même si nous ne la partageons pas en tous points. Mais comme nous la savons aussi très répandue, elle nous donne l’occasion de l’écouter, puis de remettre l’événement en perspective…

Oscaro vient d’annoncer son offensive toute prochaine dans le pneu. Logique, voire inévitable : alors que le site doit redresser ses comptes, le pneumatique, porteur de business, devient pour lui un passage -presque tardivement- obligé. Et voilà donc Oscaro qui va inévitablement devoir recruter et exhiber, à son tour, des centres de montage. Car un pneu ne se pose pas aussi simplement qu’une paire d’essuie-glace…

Autodis Group a bouclé un plutôt bon 1er semestre 2018 avec un chiffre d’affaires de 709 millions d’euros et une progression de +13,7%. Soit 87,5 millions d’euros de plus que durant les 6 premiers mois 2016, une activité additionnelle essentiellement issue des acquisitions réalisées en Italie et au Benelux.

Le pure-player allemand KFZteile24 est à vendre. Et on dit tous les grands groupes de distribution européens (constructeurs compris) intéressés par ses quelque 175 M€ de CA rentables car bien soutenus par un marché allemand où le prix de la “pièce digitale” est raisonnablement remisé. Un signe de plus de l’inévitable réconciliation à venir entre pure-players et acteurs traditionnels ? Oscaro devrait le premier se poser cette question avant d’en subir la réponse…

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