AXA

A écouter Nobilas, c’est fait : hormis quelques zones ici ou là, le réseau promis à AXA serait globalement bouclé. Mais alors pourquoi encore recruter en promettant des taux horaires inespérés, comme dans cette réunion du 3 mars dernier fédérant moult concessionnaires, succursales et agents Renault de plusieurs départements ?

A la suite de notre article sur notre condamnation récente devant le tribunal de Commerce, Nobilas a exigé un nouveau droit de réponse. Nous aurions pu le refuser en l’état : la forme de ce dernier ne respecte pas tous les fondements de ce droit. Mais Nobilas s’est aussi employée à exiger et obtenir la même chose d’au moins un de nos confrères ayant relayé notre condamnation. Parce que la manœuvre vise ainsi à nous discréditer grossièrement −en tous les sens du terme−, nous lui concédons donc la parole demandée… pour mieux lui répondre.

Relaxés le 2 mai 2014 par le Tribunal correctionnel de Paris des accusations de diffamation qui pesaient contre eux, les auteurs et informateurs du site «ninobilas-nisoumise.fr» comparaissaient ce jeudi 22 janvier devant la Cour d’Appel de Paris. Nous nous sommes joints au (minuscule) public qui assistait à l’audience. Récit, (presque) comme si vous y étiez…

Voilà un an que Christophe Ricci, RA2 Peugeot à Wattrelos (69), a dénoncé l’intégralité de ses agréments d’assurance pour redonner de l’air à la rentabilité de son activité carrosserie, effectuée en intégralité dans les murs de son garage. En développant savamment des outils de fidélisation, il a su faire croitre son fichier de clients fidélité de presque 25% et son chiffre d’affaires carrosserie de 20% ! Et ce n’est pas fini…

Dévoilé par la FFC-Réparateurs, ce courrier d’AXA montre comment l’assureur a “dégradé” ses agents généraux en sergents-recruteurs de réparateurs agréés. Il y a urgence : il faut accélérer le trop inabouti enrôlement de “réparateurs Nobilas” pour finaliser un réseau agréé digne du contrôle attendu des flux de réparation (80% ambitionnés). Et de fait, réduire d’autant l’impact du libre choix. Les armes distribuées aux agents généraux : jouer sur la peur de la perte de business et surtout, sur le fait qu’AXA refusera toute prise en charge à tout réparateur non agréé dès le 1er janvier !

Après les réparateurs et les experts en automobile, ce sont désormais les agents généraux qui font les frais du serrage de vis d’AXA. Des agents qu’AXA exige performants sur le SAD, service jugé opportun pour contourner le libre choix du réparateur par l’assuré. Un service qui, toutefois, ne semblait pas emporter l’adhésion du réseau d’agents généraux jusqu’à ce que l’assureur ne décide de créer un challenge SAD, avec cadeaux à la clef…

Ce n’est pas en soi la résiliation massive du réseau d’experts d’Allianz qui pose problème mais plutôt sa froide violence. Les experts ne la digèrent pas. Au vu de la toute dernière lettre de l’ANEA à ses adhérents (comme de celle d’Allianz au SNDEA), le front syndical n’a pas encore pu infléchir l’assureur qui ne change ni forme, ni fond. Si révolte d’experts il devait y avoir, sera-ce par l’ANEA elle-même comme son courrier peut le laisser entendre ou au seul niveau individuel d’experts résiliés mais pas résignés ?

L’ANEA avait une sacrée haie à franchir pour défendre ses adhérents excédés : obtenir d’AXA qu’il revienne sur ses exigences édictées en mai dernier et déployées en août. L’affaire avait fait grand bruit chez les experts qui attendent beaucoup de l’Alliance. Au vu de ce courrier d’hier soir à ses adhérents, elle ne semble pas avoir démérité…

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